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La DSI

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PROJETS MENÉS EN 2019-2020

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TERMINALES OPTION THÉÂTRE (2019-2020) : PINOCCHIO (Joël Pommerat) 

Madame, Monsieur, Cher.e.s élèves,

Cette année, pas d’applaudissements,

Pas de salle théâtre remplie d’élèves, de parents, de personnels du lycée, 

Pas de trac avant de monter sur scène, 

Pas d’accident de texte bien sûr, 

mais pas non plus de sentiment d’avoir vaincu l’épreuve tous ensemble, et d’en ressortir grandis,

Pas d’émotion collective, 

Pas de retours chaleureux du public après la représentation, 

Pas de fête dans l’Auditorium Saint Germain ni à la Maison du Geste et de l’Image.

Pourtant les élèves du lycée ont travaillé jusqu’au bout le texte de Joël Pommerat que nous avions choisi de mettre en scène, Pinocchio. Ils ont réécrit la moitié des scènes pour pouvoir les jouer seuls et ont cherché des solutions pour transformer un spectacle qui aurait dû être un travail choral, composé d’images collectives, en une série de courtes vidéos tournées chez eux, dans les conditions du confinement. 

C’est cette vidéo, conçue avec l’aide de la Maison du Geste et de l’Image, que nous vous invitons à découvrir grâce au lien ci-dessous. 

http://www.mgi-paris.org/lycee-montaigne-option-facultative-theatre-basuyaux-rivoal-martinelli-20-juin-pinocchio/

 Être libre, est-ce laisser libre cours à tous ses désirs ? Cette question, qui aurait pu être posée à l’épreuve de philosophie, nous avons choisi de l’explorer en travaillant sur la réécriture de Pinocchio par Joël Pommerat pour nous demander ce que signifie « être un pantin » ou « être un humain ».

 Comment interpréter un personnage de pantin ? En recourant à la marionnette, au masque, à une incarnation chorale, au théâtre d’ombres ? Comment jouer un personnage mis en mouvement de l’extérieur ? Comment incarner une métamorphose avec les moyens du théâtre ? À ces défis que nous nous étions donnés en début d’année est venu s’ajouter le confinement lié à l’épidémie de coronavirus.

 Chaque élève a tenté de poursuivre le travail chez lui et de proposer une très courte vidéo sur sa scène, en conservant le texte ou en le réécrivant complètement, en réinvestissant certaines des pistes élaborées en cours ou en explorant des directions totalement différentes, pour inventer – à distance mais tous ensemble – une « réécriture de la réécriture ».

 C’est cette collection de courts travaux retraçant la métamorphose d’un projet que nous vous invitons à découvrir.

Marie-Laure Basuyaux (enseignante), Isabelle Rivoal (metteuse en scène), et les élèves de Terminale enseignement optionnel de théâtre

 

PREMIÈRES OPTION THÉÂTRE : CIRCULATIONS (écriture collective) 2019-2020 : 

« CIRCULATIONS » : voilà le titre que nous avions choisi cette année pour notre écriture collective en enseignement optionnel de Première. En puisant à des sources diverses, en demandant aux élèves d’apporter eux-mêmes de la matière pour nourrir cette écriture de plateau, nous voulions interroger ce que les conditions du voyage disent de notre société. 

Par une cruelle ironie du sort, cette exploration par le théâtre de l’imaginaire du voyage s’est heurtée de plein fouet aux mesures de confinement liées au coronavirus. Nos « Circulations » en ont été changées autant dans leur contenu que dans leur forme. 

Après avoir réfléchi au plateau à leur pratique touristique du voyage, les élèves se sont documentés sur les circulations empêchées des migrants, avant de traverser finalement l’expérience du confinement. 

Ces différentes étapes de leur année apparaissent dans leurs « souvenirs de voyage », un travail vidéo réalisé par les élèves d’option durant le confinement et monté avec l’aide la Maison du Geste et de l’Image. Vous trouverez grâce au lien ci-dessous leurs deux réalisations :

  • une vidéo chorale de 13 minutes présente d’abord sous la forme de courts extraits la manière dont les élèves ont adapté leur travail de plateau aux conditions du confinement ;
  • juste en dessous, une mosaïque de vidéos d’une minute chacune, écrites et réalisées par les élèves, rassemble les « Vies confinées » qu’ils ont imaginées. 

http://www.mgi-paris.org/lycee-montaigne-option-facultative-theatre-basuyaux-rivoal-martinelli-20-juin-circulation/

Marie-Laure Basuyaux (professeure) et Garance Rivoal (metteuse en scène) et les élèves de Première option théâtre

 

SECONDE OPTION THÉÂTRE : LA MOUETTE (Tchekhov) 2019-2020

Travailler sur La Mouette de Tchekhov nous a conduits à nous interroger sur la liberté qui est la nôtre dans le choix de notre métier, en particulier lorsqu’il s’agit d’un métier artistique. Quelles influences pèsent sur nous au moment de la fameuse « orientation » ? Quelle place laissons-nous à nos désirs, à nos rêves, à notre idéal lorsque nous imaginons notre avenir ? Quels sont nos modèles et nos repoussoirs ? Quelle peur nous retient, quelle ambition nous pousse ?

Le coronavirus et le confinement sont venus bouleverser nos projets, nous éloignant les uns des autres et empêchant la poursuite du travail que nous avions entamé sur l’adresse au public et le dispositif bifrontal. 

Nous vous invitons à découvrir la manière dont les élèves ont tenté de continuer le travail à distance en poursuivant ensemble leur réflexion sur La Mouette, en proposant des réécritures de leur scène, et en interprétant des extraits de la pièce chez eux, dans les conditions du confinement. 

Une manière comme une autre de ne pas se laisser couper les ailes. 

Marie-Laure BASUYAUX (enseignante) et Murielle MARTINELLI (metteuse en scène) et les élèves d’enseignement optionnel théâtre de Seconde  

 

PREMIÈRES ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ : LA MÉNAGERIE DE VERRE (Tennessee Williams) premier semestre 2019-2020

La Ménagerie de verre de Tennessee Williams met en scène une cellule familiale asphyxiante (une mère qui impose un chantage affectif à ses deux enfants : un fils, et une fille maladivement timide) présentée à travers la mémoire du fils qui est aussi le narrateur de l’histoire. Elle repose sur un conflit de génération, sur la tension entre des vies en devenir, qui aspirent à s’affranchir, à se réaliser, et des vies ratées, frustrées, déçues. 

Elle est surtout une pièce sur le souvenir, sur le remords, sur l’exploration d’une mémoire qui ne reproduit pas strictement la réalité. Dans la mémoire, tout peut être déformé en fonction de la charge affective. En cela, elle pose des questions de mise en scène spécifiques. Comment reconstituer ce qu’est un espace intérieur, ce qu’est une subjectivité, une conscience ? Comment faire coexister sur le plateau deux types de réalités différentes ?

La Ménagerie de verre soulève avec acuité la question du jeu de l’acteur. La pièce (1944)  est contemporaine de la fondation de L'Actors Studio (1947), école d’acteurs fondée par Elian Kazan, puis dirigée par Lee Strasberg. L’Actors Studio enseigne la méthode Strasberg, inspirée de la « Méthode Stanislavski » (ou Système Stanislavski), principes d’interprétation théâtrale mis au point par Constantin Stanislavski en Russie dans les années 20.  Elle est liée aux pratiques d'acteur développées par cette école, autour de la notion de mémoire affective et de construction du personnage, qu’elle invite à explorer et à mettre en perspective. 

Elle a été adaptée à plusieurs reprises au cinéma et à la télévision ; cet intertexte cinématographique, qui fait pleinement partie de son histoire, est un des enjeux possibles de mise en scène. Comment travailler à partir de ces réécritures cinématographiques ? Faut-il les intégrer ? S’en affranchir ? Comment cette mémoire de cinéma agit-elle aussi sur la construction dramaturgique ajourd’hui ?

PREMIÈRES ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ : HAMLET (second semestre 2019-2020)

Parmi les multiples entrées possibles dans cette pièce monstre (Hamlet, ou l’histoire d’un jeune homme plein de rancœur contre sa mère et contre son beau-père, l’histoire d’un fils qui se sent indigne de son père, l’histoire d’une enquête dont l’instrument est le jeu théâtral, l’histoire d’une interrogation sur la mort, l’histoire de la folie et de la raison, l’histoire d’une jeune génération qui porte un regard critique sur le monde dont elle hérite), nous avions décidé de questionner avec les élèves de Première spécialité les enjeux liés à la mise en abyme du théâtre et à la place des femmes dans la pièce. 

Alors que nous avions commencé à nous emparer de ces questions, le confinement est venu nous éloigner les uns des autres et a déplacé l’enjeu de notre travail. 

Comment jouer ensemble malgré tout ? 

Nous vous invitons à découvrir la manière dont les élèves ont tenté de poursuivre le travail à distance à la fois pour interpréter les scènes qu’ils avaient choisies et pour proposer des variations sur leur personnage en puisant dans la situation concrète du confinement. 

https://vimeo.com/434609505