Mammouths

Il y a 2 millions d’années...

Mammuthus meridionalis (9)

 

« Le spécimen d’environ un million d’années fut trouvé en 1869 à Durfort, par Paul Cazalis de Fondouce, ingénieur de Centrale, et Jules Ollier de Marichard, archéologue et inspecteur des Monuments historiques, à la suite de travaux de voirie. Partis explorer la grotte « des morts », les deux hommes remarquèrent d’étranges restes : les défenses furent d’abord interprétées comme les canalisations bouchées d’une ancienne fontaine…

Malheureusement, ce fossile qui se décomposait ne put être extrait. Ils eurent le temps de sortir le crâne d’un second spécimen, mieux conservé, avant que la guerre de 1870 n’éclate. Les fouilles reprirent en 1873. Les pièces extraites furent enduites de colophane et de blanc de baleine bouillis pour permettre leur transport ; un tibia restera introuvable. 

Malgré sa taille et ses près de 10 t, il s’agit d’un juvénile. Les mammouths méridionaux sont plus grands que ceux de Sibérie et étaient certainement beaucoup moins velus. Celui-ci mourut embourbé, enfoui dans la vase. 

Le spécimen arriva à Paris en trente et une caisses. Il fut monté dans la « salle de l’éléphant » du laboratoire d’anatomie comparée où Guy de Maupassant put l’admirer, puis dans le hangar d’Albert Gaudry, avant de trouver place en majesté dans la galerie de Paléontologie. « 

Source : https://www.jardindesplantesdeparis.fr/fr/aller-plus-loin/collections-plantes-animaux/mammouth-durfort-4108

https://www.jardindesplantesdeparis.fr/fr/aller-plus-loin/collections-plantes-animaux/mammouth-durfort-4108

Podcast Le mammouth de Durfort sur Francer Culture

Jusqu’à il y a 6 000 années avant maintenant

Mammuthus primigenius (13)

« Ce spécimen est un jeune mâle adulte. Il fut offert par le comte Alexandre Stenbock-Fermor au Muséum, qui est le seul musée européen à posséder un mammouth laineux entier.

Sa dépouille provient d’une mission scientifique dirigée par le géologue Konstantin Adamovitch Vollosovitch, de 1901 à 1903, sur la plus grande des îles Liakhov de l’archipel de Nouvelle-Sibérie.

Lors de son arrivée à Paris, plusieurs éléments sont référencés (squelette, tête, défense, pénis, morceaux de peau et poils, contenu digestif, etc.). Le montage du squelette est entrepris en 1913 par Marcellin Boule, directeur du laboratoire de paléontologie ; mais il faut attendre 1957 pour que soit confiée à Yves Coppens la tâche d’achever le montage du squelette pour une exposition, avant son installation dans le hall de la galerie de Paléontologie et d’Anatomie comparée, jusqu’à 1998. Depuis, le squelette est présenté dans la galerie de Paléontologie parmi les Proboscidiens fossiles.

Dès 1914, un article fait état de la première découverte de molécules biologiques en identifiant de l’hématine (élément constitutif de l’hémoglobine) dans une masse sanguine de la patte. Depuis les années 1990, les travaux sur l’ADN de mammouth se sont multipliés, montrant une parenté étroite entre les mammouths et les éléphants d’Afrique, contrairement aux caractères morphologiques. Ces spécimens, à conservation exceptionnelle, devraient encore livrer bien des secrets… »

Source : https://www.mnhn.fr/fr/mammouth-laineux