L'histoire du lycée

L'histoire du lycée et de Gustave Ferrié

Historique

Bref Historique du lycée professionnel Gustave Ferrié

 

L’identité du lycée Gustave Ferrié s’est construite au fil du temps. Découvrons ensemble les moments clés qui constituent les gènes de ce lycée professionnel de l’électronique et du numérique.

Tout commence à Puteaux avec l’école de radio

C’est en 1942, dans la ville de Puteaux, en région parisienne, que le groupe industriel nommé Sadir-Carpentier (Sadir : Société Anonyme des Industries RadioElectriques) ouvre une école professionnelle de radio.

Cette école est restée à Puteaux jusqu’à La Libération de la France.

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Source : http://copainsdavant.linternaute.com/photo/4r-ecole-de-radio-rue-de-la-douane-3454430

Le transfert de l’école de radio vers Paris

En 1945, l’école professionnelle de radio est transférée à Paris au 10 rue de la douane, aujourd'hui rue Léon-Jouhaux, sous l’appellation École Pratique de Radio.

Le coût de fonctionnement de l’école étant trop lourd, elle a été transformé en centre d’apprentissage public, alors soumis à la tutelle de l’État.

L’école de radio s’installe rue des Écluses Saint-Martin

Fort du succès de la radio à l’époque, les locaux de la rue de la Douane étaient devenus trop exigus. En 1963, un nouveau déménagement l’a conduit à s’installer au n°7 de la rue des Écluses Saint-Martin, dans une ancienne tannerie. Cette tannerie, qui appartenait à l’industriel Charles Herrenschmidt et Fils, fut donc transformée en centre d’apprentissage.

L’école se transforme au gré des réformes

En 1973, le centre d’apprentissage devient un collège d’enseignement technique (CET), en 1976 un lycée d’enseignement professionnel (LEP) puis en 1985 un lycée professionnel (LP).

Pendant toutes ces années le lycée a conservé comme nomination « La douane ».

Ce nom, devenu inadapté, est modifié par vote au conseil d’administration le 28 Juin 1988 en faveur de « Gustave Ferrié », venant ainsi rappeler les origines de l’école de radio et souligner son caractère électronique.

Le lycée se rénove

Le lycée occupe des locaux construits en béton dans les années 30 qui ne correspondent plus aux normes en vigueur et n’offrent plus les espaces nécessaires aux exigences des enseignements en constante évolution.

Le lycée a donc été entièrement rénové entre 2004 et 2006 pour être inaugurer par le président de la région Ile-de-France en octobre 2007.

 

 

 

Gustave Ferrié

Biographie de Gustave Ferrié (1868-1932)
Morceaux choisis


 

Un personnage sur la bonne longueur d’onde

 

Né en 1868, en France, à Saint-Michel de Maurienne en Savoie, Gustave Ferrié entre à l’école Polytechnique en 1887, à l’âge de 19 ans. Il s’intéresse très vite à la technologie naissante de la télégraphie sans fil (TSF). A trente ans, il commande l’École de Télégraphie Militaire.

En 1889, il reçoit du ministre de la Guerre la mission de suivre les expériences radioélectriques entreprises par la société italienne Marconi. Il met en œuvre des applications militaires de la Télégraphie, qui pour la plupart se retrouveront dans le secteur civile. Il a notamment découvert le détecteur électrolytique permettant détecter la présence des ondes et de les séparer des parasites atmosphériques. Ce détecteur s’impose rapidement chez les constructeurs européens.

Le 14 avril 1901, Marconi, avec l'aide de Ferrié, réalise cette première liaison TSF. Une station est installée à Calvi dans l'hôtel Christophe Colomb et l'autre à Biot près d'Antibes. Les deux villes sont séparées de 175 km. L'expérience est un succès.

En 1902, il va la mettre en application sur le terrain après la catastrophique éruption volcanique de la montagne Pelée en Martinique. Se rendant sur place avec des installations fixes et mobiles, il rétablit la liaison entre la Martinique et la Guadeloupe en y installant deux postes de TSF.

Gustave Eiffel, ami de Ferrié, a accepté et financé le projet consistant à utiliser la tour comme support d’antenne. Les premiers essais avec les places fortes de l’Est et du Nord sont couronnés de succès. En 1904, la tour Eiffel devient officiellement station de radiotélégraphie militaire.

 

 

 

 

 

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Crédits : CC1 P. Pelletier / SIRPA Terre / Musée des Transmisisons

 

En 1910, Ferrié fait transmettre l’heure à partir de la tour Eiffel, en liaison avec les astronomes de l’Observatoire de Paris. Il permet ainsi aux navires de déterminer leur position en mer et révolutionne la mesure de différence de longitudes.

En 1921, le tour Eiffel qui a déjà début des usages civils, diffuse des programmes radio.

Le 11 novembre 1918, c’est la Tour Eiffel qui transmet au monde le radiotélégramme annonçant la signature de l’Armistice. La paix revenue, le colonel Ferrié est promu général.

Le 6 février 1922, l’Académie des sciences accepte le général Ferrié en son sein.

Toujours actif dans le domaine de la radio, il préside de très nombreuses commissions.

Le 6 avril 1930, le président de la République rend exécutoire la loi spéciale votée à l’unanimité par les deux chambres qui maintient en activité le général Ferrié. Les éloges n’ont pas manqué, « la France a encore besoin de lui », a conclu le parlementaire rapporteur de la loi.

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http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/archives/gustave-ferrie-l-homme-qui-sauva-la-tour-eiffel

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