DEVENIR AUTEUR POUR UN LECTEUR

26 janv. 17

Amis lecteurs,

 

Le présent site rassemble une partie de la production de textes écrits par les élèves de mes classes, depuis l'année scolaire 2012. Durant plus d'une vingtaine d’années, l’activité de lecture et d’écriture, intitulée « Devenir auteur pour un lecteur », s’est matérialisée sous la forme d’un recueil distribué à chaque élève de chacune des classes impliquées. Aujourd'hui, elle se découvre sur le site pédagogique du collège Georges Duhamel.

 

Chaque rédaction constitue l’aboutissement personnalisé d’une œuvre littéraire étudiée en classe et figurant au programme officiel. Le texte de première version est rédigé sur table, dans l’heure de cours. La deuxième version papier s’effectue à la maison. Enfin, la troisième version a lieu à la maison, sur l’écran de l’ordinateur. Les sujets de rédaction ayant suscité cette production sont induits par la thématique de ces lectures suivies et expliquées : les textes qui en résultent, présentés ici, répondent à des contraintes d’écriture précises imposant à l’élève l’emploi de procédés d’écriture précis, observés dans les œuvres du programme, puis étudiés en classe.

 

En parcourant ces recueils, nous n’apercevons plus l’échafaudage de consignes qui a guidé l’écriture : il ne reste que la dernière version du texte de l’élève qui devient un texte d’auteur.

 

Nous espérons ainsi que cet acte d’écrire fasse entrer ces très jeunes auteurs dans l’horizon des grands textes qu’ils étudieront ultérieurement. A cette fin, il nous semble important que cette approche se fasse dans la langue écrite à ce jour, par ces enfants et ces adolescents, c’est-à-dire dans l’intimité de l’élève avec lui-même.

 

L’occasion était donc donnée à chacun de transposer des préoccupations personnelles (parfois déguisées en lieux communs) dans une fiction littéraire. De nombreuses réécritures du même texte ont permis à certains d’être lus, sans qu’il fût toutefois possible de corriger toutes les coquilles. Par ailleurs, certaines maladresses de tournure sont volontairement laissées en l’état, même si elles ont déjà été signalées à l’élève : on y entend peut-être mieux ainsi la voix de leur auteur.

 

Tous les textes sont de pures fictions et n’engagent donc qu’un narrateur ou des locuteurs fictifs ; en aucun cas ils ne figurent dans ce florilège pour plaider en faveur d’une cause ou d’une autre. Ils n’ont d’autre fin que de faire entendre diverses voix, qui se répondent ou pas.

 

Serge Arrouasse, professeur de Français au collège G. Duhamel, 13 rue des Volontaires, 75015 Paris, le 10.06.2013