El tango ... Paso a paso

Le collège Colette Besson renouvelle sa collaboration avec l’association TangoCité avec une classe de 5ème. Ce sont deux classes de 4ème qui ont pu bénéficier de cette activité inscrite dans leur emploi du temps l’année dernière.

Cette année les 5èmes2 prennent la relève : tous les mardis en salle 110 de  11h30 à 12h30 le Tango résonne au premier étage sous la houlette de Rémi Estérlé, danseur professionnel, et Francine Loiseau, responsable de TangoCité.

 

Dès la fin septembre 2013, les cours de pratique ont débuté et les codes de galanterie du bal tanguero ont pu être adoptés facilement, quoique timidement, pour former des couples mixtes. Dés la première séance, les garçons ont invité les filles à danser par le regard , « la mirada » et les filles ont répondu par « le cabeceo » , un signe discret de la tête. Nous rendons ici hommage aux élèves de 5ème2 qui ont accepté de surmonter leur gêne pour former des duos.

 Rémi leur a d’abord enseigné « el abrazo  simétrico », l’étreinte distante,  afin de déterminer les rôles du guideur et du guidé et de les initier à la marche à deux. Si le guideur commence avec la jambe gauche, le guidé recule avec la jambe droite.

 

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D’une semaine sur l’autre, en demi groupe, nos danseurs en herbe ont appris , le pas de côté, le changement de poids, le déboîté, le « ocho » avant, le « ocho » arrière, le rebond « el rebote » avant /arrière et le pivot pour les filles sur la pointe des pieds avec le regard fixe sur le sternum du partenaire.

 Pas de communication verbale, pas un mot, on discute avec l’ « abrazo » ; la main du guideur sur l’omoplate du guidé sert au guidage. Serrer les pieds, c’est un autre secret ; à chaque pas , frôler le sol et revenir par la cheville, le poids sur une jambe.  Tout ça dans le cercle des danseurs, sans carambolage.

 

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Ah ! Le regard … Quel problème … Bien plus que l’ « abrazo », c’est pourtant tout ce qui fait la différence, ça change tout, au moment du pivot ; la fille regarde « la médaille » sous le menton de son partenaire, le regard reste fixe.   C’est le signe de la « conexión » entre les deux danseurs. Les jambes, le bassin , la tête se dissocient chez la fille, c’est…. « la disociación » . Comme Michael Jackson Monsieur ! Non comme un Playmobil… 

Acquérir un vocabulaire et l’utiliser en improvisation : c’est arrivé pour la première fois, le 05 novembre 2013 et depuis on recommence. Sur des titres de Juan d’Arienzo, el Rey del Compas.

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Puis fin novembre, on s’est pris par la main pour un « abrazo auténtico » mais toujours distant. Dur… !  Encore une fois chapeau aux élèves de 5ème 2.

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Et comme au bal et on s’est amusé à changer de partenaire car c’est ça l’essence du Tango : accepter de danser et d’improviser avec n’importe quel partenaire, une vraie leçon de tolérance et de respect. Le Tango est un langage universel.  A la fin de l’année, vous pourrez danser le Tango à Tokyo, à Berlin , à Cambridge  et à Colette Besson!

 

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                                        ¿Listos ? ¡Música! Por favor…