Ethnologie et Tango - Séance 2 -

21 novembre 2013, 8h30. 

Les élèves ont reçu leurs premiers cours de Tango dispensés par Rémi Esterlé en présence de Francine Loiseau et de leur professeur d’espagnol. Mourad Hakmi monte les escaliers avec les élèves. Francine et le professeur d’espagnol lui font part de leur enthousiasme : les élèves se sont vraiment bien prêtés au jeu et sont entrés dans le bal en s’initiant aux codes de l’invitation avec un respect mutuel, tout cela malgré leur timidité et parfois leur réticence. Le climat de ces premières séances était vraiment agréable.

Tout le monde est installé dans la salle.

 

-  Monsieur !!! Le Tango c’est NUL !

-  Des fois, on n’aime pas la personne avec qui on danse. On peut pas changer ?

-  Ça sert à rien le Tango, on va pas l’utiliser.

 

On va voir… L’air de rien on travaille d’autres choses que la danse dans le Tango.

 

- Moi j’aime le foot, mais le Tango !!

 Le foot c’est un jeu de jambes aussi. Dés lors qu’on s’entraîne à travailler le jeu de jambes, ça peut devenir intéressant. Regardez la Gloria de Gotan Project , suggestion du professeur d’espagnol.

http://www.youtube.com/watch?v=av1BMec7Sbw

 

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- Moi, je suis pas d’accord ; dans le foot, il faut penser, le mental c’est important.

 Mais dans le Tango on pense aussi.

Oui, mais c’est pas pareil, là tu dois danser et dans le foot tu dois préparer ton coup. Là, on n’a fait que répéter des pas.

 

Dès qu’on commence à apprendre, on fait des choses répétitives. Pour savoir écrire, on a fait des lignes de lettres, on a répété. Au foot, vous faites des entraînements. Après dans la situation du match, vous driblez.

 

On va voir un extrait de film qui s’intitule NOSOTROS, en noir et blanc. Des émigrés arrivent d’Europe en Argentine dans les années 1920. Ces gens arrivent avec des illusions, pensent trouver un travail facilement. Mais ils déchantent.

C’est comme l’histoire de cette femme algérienne qui arrive à Paris en 1974. Elle arrive à l’aéroport et elle voit un billet de 50 francs par terre. Elle se dit, « on ne m’a pas menti ; il suffit de se baisser pour ramasser l’argent » et elle a laissé le billet par terre  en se disant qu’elle en verra d’autres. Puis elle a connu la désillusion.

L’expérience des émigrés qui arrivaient en Argentine était similaire, elle était… négative. Ces gens se sont vite retrouvés dans les quartiers à la limite de Buenos Aires, dans les « faubourgs »,  « los arrabales ».

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Ces gens d’origine différentes se sont rencontrés, c’est ce qu’on appelle le métissage. Ils ont partagé un même état d’âme à travers un chant une danse.

 

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Comment vous la trouvez la musique Tango ?

 

 

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- Triste… Elle exprime de la tristesse.

Des fois on peut pas danser plus vite ?

Si, on verra qu’il y a aussi différents types de Tango, qu’il existe un Tango plus joyeux comme la Milonga. Ces gens se serrait les coudes et trouvaient des myens de surmonter leur tristesse dans le plaisir de la danse.