Latin

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Fresque de Pompei, Allégorie du printemps

Apprendre le latin, c’est découvrir l’immense héritage que nous a légué la Rome antique dans les domaines de l’art, de la mythologie, de la littérature, du vocabulaire, des sciences, de l’histoire, des institutions politiques.

Grâce à la lecture de textes authentiques traduits, à l’étude de documents iconographiques, à l’élaboration d’exposés de civilisation, au travail sur l’étymologie des mots et aussi grâce à une approche logique et rigoureuse de la langue latine par la grammaire et le vocabulaire, l’élève va progresser dans la découverte d’une civilisation riche et fondatrice.

Cette option est enseignée deux heures par semaine en cinquième, puis trois heures par semaine en quatrième et en troisième. Elle peut être poursuivie au lycée et présentée au baccalauréat (option facultative : coefficient 3).

Elle s’adresse à des élèves curieux et motivés, ayant des facilités et des bases solides en grammaire française.

Mesdames Assan et Karsenti, professeurs de lettres classiques

 

La journée au musée

 

Le 2 avril 2015, les latinistes de 4e3 et 4e4sont allés au Musée du Louvre, accompagnés de Mme Assan et Mme Lebouc. Ils ont pu voir plusieurs œuvres qui portaient sur les antiquités romaines et étrusques.

 

Voici la liste des œuvres que nous avons pu voir sous la conduite d'une conférencière :

 

  1. Un sarcophage étrusque

  2. Bas-relief dit de Domitius Ahenobarbus

  3. Portrait d'Auguste

  4. Portrait de Livie en Cérès

  5. Portrait de Marcellus en Mercure

  6. Néron enfant

  7. Une mosaïque représentant le jugement de Pâris

  8. Le dieu Tibre

  9. Le sarcophage des neuf muses

  10. Le trésor de Boscoreale

 Capture latin

 

Sarcophage des époux de Cerveteri

par Alys George et Zazie Steedman

 

 

Les Étrusques étaient un peuple qui vivait en Italie avant la fondation de Rome. Ils ont beaucoup inspiré les Romains: ceux-ci leur ont emprunté leur calendrier, la culture des vignobles, leur système de noms de famille...

Le sarcophage étrusque que nous avons vu au Louvre date d'environ 520-510 avant J.-C. Il est en terre cuite. Il a été cuit en plusieurs morceaux, car il était trop grand pour être enfourné en une seule fois.

Le sarcophage est trop petit pour contenir un corps. Il renfermait sûrement les cendres des défunts. Il a été trouvé en 1845 par le marquis Campana, dans la nécropole de la Banditaccia à Cerveteri.

Le sarcophage représente un couple à demi-allongé sur des outres. La conférencière nous a expliqué que ce sont des récipients en peau d'animaux contenant du vin. Le couple est représenté en train de participer à un banquet. Elle nous a également dit que la femme tenait à l'origine dans la main droite un flacon de parfum, souvent utilisé pour les rites funéraires à cette époque, et aussi symbole de richesse. Elle le versait dans la paume de la main ouverte de son mari. Les archéologues pensent qu'elle tenait dans la main gauche un objet rond, peut-être une grenade, symbole de l'immortalité dans l'Antiquité.

Les visages représentés ne sont pas des portraits; ils sont idéalisés. Ils sont inspirés du style grec : les yeux en amande, le même sourire. La femme est représentée avec un teint plus pâle que l'homme, ce qui est lié au fait qu'elle reste dans l'espace de la domus (maison), à l'inverse de l'homme, souvent à l'extérieur. Les oreilles de la femme sont percées, ce qui indique qu'elle avait à l'origine des boucles d'oreilles, probablement en or, de toute évidence pillées par la suite.

 

PORTRAIT D’AUGUSTE

Capture auguste

Quand nous étions au Musée du Louvre, la guide nous a présenté une sculpture en marbre représentant Auguste. L’Empereur, debout, est vêtu d’une toge. Il tient dans la main gauche un volumen (livre en forme de rouleau), ce qui suggère que ce personnage était cultivé et favorisait les arts. L’un de ses conseillers, Mécène, a subventionné de nombreux poètes de son temps.

Auguste est représenté avec un corps athlétique. Or, comme la guide nous l’a indiqué, il avait des problèmes physiques : il boitait, bégayait et avait beaucoup de tics. Nous avons aussi appris que cette statue a été fabriquée pour faire connaître Auguste à travers tout l’empire quand il était empereur : les statues jouaient un rôle important dans la propagande pour diffuser une image du souverain dans un empire très vaste, qui s’étendait de l’Espagne à la Syrie, à une époque où il n’y avait ni journaux, ni télévision, ni internet. C’est à sa coupe de cheveux – quatre petites mèches sur le front – que l’on reconnaissait un portrait d’Auguste.

Par Benjamin Bahloul

Et Maxim Dabrowski

 

 

Le sarcophage des neuf muses

par Orlane Mammar

 Capturesarcophage

 Les Muses: Sarcophage des Muses - Art romain - Musée du Louvre – Milieu du IIe siècle

Au début du IIe siècle avant J-C, les Romains avaient commencé à enterrer les défunts dans des sarcophages : ils ne brûlaient plus les corps.

Les sarcophages pouvaient être décorés de toutes sortes de décors: guirlandes reprenant les motifs des autels funéraires du Ier siècle, scènes historiques... Mais le plus souvent, les artisans puisaient dans la mythologie grecque un sujet en accord avec la vie ou les croyances du défunt. En arrivant devant le sarcophage des muses, nous avons pu remarquer que le tombeau doit son nom au fait que les neuf muses y sont représentées. Dans le cas des muses, cela signifiait que le défunt était cultivé.

D'après la conférencière, chaque muse représente un art. Par exemple,Thaliereprésente la comédie. Chaque muse a un attribut, comme un masque, qui signifie la tragédie ou encore une lyre, qui signifie la musique. Les muses sont les filles de Zeus et Mnémosyne.

Les muses accordaient également le salut de l'âme et l'immortalité si le défunt pratiquait les lettres et la philosophie.

Le portrait de l'homme cultivé est aussi symbolisé sur les côtés par les portraits de Socrate et du poète Hésiode … à moins qu'il ne s'agisse d'Homère.

 

Nom des muses (de gauche à droite) : Calliope, muse de la Poésie épique, tient un rouleau et Thalie, muse de la Comédie, un masque comique ; Terpsichore, muse de la Danse, serait la troisième jeune femme ; Euterpe, muse de la Poésie lyrique, tient une double flûte ; Polymnie, muse des Hymnes, est accoudée à un rocher ; Clio, muse de l'Histoire, tient une tablette ; Erato, muse de la Poésie amoureuse, une cithare ; Uranie, muse de l'Astronomie, est figurée un globe à ses pieds ; enfin Melpomène, muse de la Tragédie, est coiffée d'un masque tragique.

 

 

Le sarcophage des Muses

par Simon TROUVE

 Capture sarcophage muses

 Sarcophage des neuf muses, première moitié du II siècle après J-C, marbre.

 

Parmi la petite dizaine d’œuvres que nous a présentées la conférencière du Musée du Louvre, il y avait le sarcophage des Muses. Celles-ci, filles de Zeus et de Mnémosyne, étaient associées, pendant l'Antiquité, chacune à un art. Sur le sarcophage, de gauche à droite, Calliope, la muse de la Poésie épique, tient un rouleau et Thalie, muse de la Comédie, un masque comique ; Terpsichore, muse de la Danse, serait la troisième jeune femme, bien qu'elle ne tienne aucun de ses attributs ; Euterpe, muse de la Poésie lyrique, a dans sa main une double flûte ; Polymnie, muse des Hymnes, est accoudée à un rocher ; Clio, muse de l'Histoire, tient une tablette ; Erato, muse de la Poésie amoureuse, une cithare ; Uranie, muse de l'Astronomie, est figurée un globe à ses pieds et enfin, Melpomène, muse de la Tragédie, est coiffée d'un masque tragique.

La gravure sur la partie basse du sarcophage, à l'époque à laquelle il a été taillé, était généralement associée aux croyances du défunt. Celui-ci était donc probablement un artiste ou un homme cultivé. Cette interprétation est appuyée par les représentations, sur les côtés droit et gauche du sarcophage, de Platon et d'Homère. D'autre part, les Romains pensaient que l'inspiration des Muses favorisait le passage dans l'au-delà et le salut de l'âme.

Sur le couvercle, on remarque la représentation d'un banquet, scène probablement inspirée de la vie du défunt. Cette impression de luxe est renforcée par la facture du sarcophage, en marbre. Le nombre de détails montre aussi l'expérience du sculpteur.

 

montage photo latin