Les inégalités de réussite à l'école élémentaire : une étude de l'INSEE (2006)

Au cours des vingt dernières années, les redoublements ont fortement baissé.
Les scolarités à l’école élémentaire restent néanmoins marquées par d’importantes disparités sociales de retard scolaire et de réussite aux évaluations nationales.
D’une part, les élèves entrent au cours préparatoire 
avec des niveaux de compétences déjà différenciés socialement.
D’autre part, 
les progressions à l’école primaire diffèrent selon le milieu d’origine de l’élève, y compris à niveau initial comparable, si bien que les écarts se creusent au fur et à mesure de l’avancée dans la scolarité élémentaire.
On peut estimer 
qu’à la fin de celle-ci, la moitié des inégalités sociales de réussite est due aux différences de compétences que présentaient les élèves à l’entrée au cours préparatoire.
Par ailleurs, on n’observe pas de meilleure réussite, en fin de 
scolarité primaire, des élèves scolarisés à deux ans par rapport à ceux entrés à l’école maternelle à trois ans.
Enfin, les élèves qui redoublent parviennent 
rarement à se redresser durablement.

Fichier-pdf « Les inégalités de réussite à l’école élémentaire : construction et évolution », portrait social 2006, de Jean-Paul CAILLE, Fabienne ROSENWAILD, INSEE, 2006. Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, DEPP.