Circonscription 18B - Goutte d'Or (archives)

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Magali Venot mis à jour le 01/09/17
L’étude de la DEPP   18/03/14
Laurence Cyrulik mis à jour le 18/03/14

Essais d’écriture de textes - grande section (novembre 2011)

Essais dits parfois "écriture inventée".

Trois exemples de textes

 

Ecriture inventé 3

Ce texte révèle un enfant très avancé dans sa compréhension du système alphabétique et dans sa connaissance du code. Il semble très attaché au lien oral/écrit et s’appuie vraisemblablement sur une forme de syllabation systématique de l’oral sans recourir à la copie de mots ; la formule « Il était une fois » aurait en effet pu être copiée dans un album.

 

 Ecriture inventé 2

Cet autre est celui d’un enfant également très avancé dans sa conception du code ; il systématise certains éléments (le son /e/est écrit ET), travaille sur le lien oral/écrit également sans recourir aux mots sûrement vus de nombreuses fois (dans, enfant par exemple). On notera que dans ces deux essais, l’écriture adoptée est constituée de capitales d’imprimerie.

 

 Doc 3

Celui-ci montre comment une petite fille se débrouille avec ce qu’elle connaît bien, son prénom Maurine, pour écrire « mort » : elle code « maur » en retirant « ine » à Maurine, ce qui est la preuve d’une fine habileté. La difficulté du mot « pleure » lui résiste : les deux consonnes initiales, articulées ensemble qui plus est, sont difficiles à percevoir.

 L'écriture "tâtonnée", ou écriture inventée

Lorsqu’un enfant tente de produire des mots écrits, il « invente » des systèmes d’écriture. Il est important alors de lui laisser le temps des tâtonnements dont il a besoin pour construire sa connaissance du principe alphabétique. L’écriture tâtonnée, ou écriture inventée pour certains psycholinguistes, est un moyen au service de cette construction : l’enfant seul ou avec l’aide d’un groupe de camarades essaie d’écrire un message, en s’aidant des affichages présents dans la classe et des textes lus antérieurement pour les mots qu’il a déjà rencontrés. Pour les mots inconnus sous leur forme écrite, il fait des hypothèses procédant par décomposition (en unités syllabiques ou infrasyllabiques) et mise en rapport entre ce qu’il entend et les graphies possibles qu’il infère de ce qu’il sait déjà, ou de ce qu’il trouve par analogie.

En posant des problèmes d’écriture, en permettant à l’enfant d’oser, d’essayer, de se tromper et de recommencer, en stimulant les échanges entre élèves sur les procédures adoptées, on favorise un cheminement personnel, des premières traces vers une écriture normée. C’est en les voyant écrire que l’enseignant perçoit s’ils ont conscience de l’organisation de l’espace, de la séparation du discours en mots (unités spécifiques de l’écrit), de l’importance de l’ordre des mots, de la présence de tous les mots, de leur compréhension des relations entre sons et graphies. Il peut également se rendre compte de leurs compétences et de leurs difficultés à former les lettres et proposer une réflexion ou des étayages appropriés.

Cet article est extrait du Fichier-pdf document ministériel (216 p.) Le langage à l’école maternelle, CNDP, coll. "Ressources pour faire la classe ", mai 2011.

Sélection des fichier word chapitres concernant l'écriture dans Le langage à l’école maternelle