Travaux des élèves, Classe de Mme Wallerand

Nouvelles policières

Classe de 5ème 2 Année 2008-2009

 

«  Vous connaissez la nouvelle? -Oui ! -C'est pas une rumeur? -Non, pas possible ! -Si -Incroyable... » A peine avais-je franchi la grille que Lillian me saute dessus : « Le directeur! S'exclama-t-elle -Quoi, le directeur ? Répliquai-je -Il s'est fait virer ! -Quoi ?! Pas possible... Quand ça? -Hier soir  Mme Siclier a reçu dans son bureau un élève ayant subi des coups. Elle a d'abord cru que ses parents le battaient mais il lui a avoué -Incroyable, aller voir la CPE et se plaindre... Quel courage...! -Pff... soupira Lillian en s'éloignant. Je ne compris pas tout de suite son attitude, mais, bientôt tout s‘éclaira M. Ducros, notre ancien directeur, était très « sévère » avec les élèves. Par « sévère », je veux dire qu'il vous battait quand vous ne faisiez pas vos exercices. Mme Siclier, notre Conseillère Principale d'Education avait toujours défendu M. Ducros. Si par malheur quelqu'un allait se plaindre, M. Ducros le faisait renvoyer et Mme Siclier l'approuvait. Malheureusement, elle ne savait rien des agissements du directeur. Bavarde, Lillian discutait souvent en classe. Un jour, notre professeur de maths l'envoya chez le directeur. Au retour de Lillian, on devinait un œil au beurre noir camouflé par une épaisse couche de maquillage. Elle n'a pas voulu me raconter ce qui s'était passé mais elle n'a plus parlé en classe. « Lillian, attends... » L'interpellai-je  Elle ne répondit pas. Mais, malgré sa susceptibilité, je savais qu'elle me pardonnerait. Elle avait toutes les qualités du monde à mes yeux. Nous nous connaissons depuis que nous avons deux ans. A cinq ans, elle écrivait des poèmes à tout le monde et, à treize ans, ses poèmes étaient incroyables...J'ai bien tenté d'en faire autant, mais, sans succès. Tous les soirs, nous rentrons ensemble en passant par les Buttes Chaumont. Ce soir-là, nous rentrâmes en courant et en riant car il pleuvait. Arrivées sous « notre Arbre », nous nous abritâmes. Depuis toute petites, ce grand buisson était le « nôtre ». Souvent, le gardien du parc nous demandait de ne pas rentrer dedans et de ne pas grimper dessus. Sans succès. Finalement, quand nous eûmes huit ans, il arrêta de nous gronder. Nous n'escaladions plus ce grand buisson, mais nous l'aimions toujours autant « Désolée pour ce matin Chloé... s'excusa-t-elle -Oh, c'est rien, je suis parfois méchante... sans le vouloir... répondis-je -Oh oui, là tu ne m'apprends rien ! fit-elle en éclatant de rire. Combien de fois s'était-on disputées à cause de mon manque de tact ! Malgré ça, notre plus longue dispute a duré cinq heures! Finalement, nous dûmes rentrer, à cause de la pluie. Rue Manin, devant chez moi, elle me dit « à demain », elle ne pensait pas qu'elle ne me verrait plus avant longtemps... Cette nuit-là, je fis un horrible cauchemar; Un mélange de dragons, de Directeurs et de C.P.E... à la fin de la nuit, je vis très clairement une image de Lillian s'envoler. Plus tard, elle ne vint pas en cours. J'appelai le soir même pour prendre de ses nouvelles, mais personne ne répondit. La nuit suivante, je fis le même cauchemar. A la fin de celui-ci, Lillian était en pleurs. Elle n'était toujours pas en cours le lendemain. Je l'appelai dès mon retour et j'eus, au téléphone, sa mère en pleurs. Je ne compris pas... Elle m'expliqua tout : Lillian s'était fait enlever. La Terre tourna autour de moi, un voile noir m'aveuglait et je tombai, tombai... «  Votre fille va bien, elle a juste subi un choc, fit une voix grave, elle a besoin de repos. J'ouvris les yeux et je vis, penchés sur moi, mes parents, la mère de Lillian et notre médecin. - Merci beaucoup, fit mon père » J'essayai de parler mais je n'y parvins pas. Le médecin sortit, je demandai : « Où est-elle ? » Mais qui, ma chérie? fit ma mère, faussement étonnée Tu le sais très bien, Maman. Mais pas du tout ma chérie... répondit-elle doucement Arrête de me prendre pour une idiote! Répliquai-je, hors de moi. Mais, ma chérie... continua ma mère. Où est Lillian ! M'écriai-je. Stop ! M'arrêta mon père, ne parle pas comme ça à ta mère ! Mais que s'est il passé ? Lillian était partie à l'école une heure plus tôt pour faire un devoir et elle s'est fait enlever ! Je n'avais pas remarqué que je m'étais levée. Je m'affalai sur mon lit, découragée. -Où s'est-elle exactement fait... enlever, demandai-je. Le mot « enlever » me soulevait l'estomac. - Elle voulait aller en permanence car elle n'avait pas fait ses devoirs, elle est partie acheter un croissant. La boulangère est la dernière personne à l'avoir vue. Elle est donc notre seul témoin... sanglota la mère de Lillian «  Juste avant d'entrer dans les Buttes Chaumont... » Pensai-je Repose-toi, ma chérie, fit ma mère, je t'appellerai pour manger. Après avoir mangé, j'allai me coucher. Je me retournais pendant des heures dans mon lit sans pouvoir dormir. Je partis tôt le matin pour inspecter les lieux du crime. Nous étions à une semaine des vacances d'hiver. J'avais toujours passé Noël avec Lillian. Je traversai les Buttes Chaumont et je commençai à fouiller les lieux. Un quart d'heure plus tard, je m'assis sur un banc, découragée ; fouiller les Buttes Chaumont était impossible. Je réfléchis et je décidai d'aller voir au buisson. J'inspectais les lieux et, par terre, je vis un morceau de papier enroulé autour d'une pierre : Bâillonnée ici à cause d'une vengeance, Oh quel cauchemar... Tu es mon Unique chance. Les personnes se trompent sur mon compte A cause de son renvoi... Ne pleure pas, Grâce ! Aide- moi ! Et viens mettre sous les barreaux, Richard et l'autre, Ils peuvent être très méchants... Ces mots étaient griffonnés à la hâte. Mon cœur battait tellement fort que j'en avais la tête qui tournait. Je ne comprenais rien au mot à part « Richard » qui était le surnom que nous donnions au directeur, cela confirmait donc que Mr Ducros était lié à cet affaire Pourtant, ce morceau de papier ne m'aidait pas car, je ne comprenais rien... Dépitée, je pris le chemin de l‘école. J'étais en retard et je le savais, mais, plus rien ne m'importait. Un homme cagoulé en noir me bouscula, je ne fis pas attention à lui. A mon entrée au collège, le nouveau directeur m'attendait. « Mademoiselle, pourquoi n'êtes-vous pas en cours ? -Je suis juste en retard... fis-je. Je n'allai sûrement pas échapper à une heure de colle. -Vous avez un quart d'heure de retard, coupa-t-il, intraitable. -Désolée Monsieur, m'excusai-je, d'un air innocent. Le nouveau directeur venait d'arriver et j'avais déjà des problèmes avec lui ! -Ah, mais vous êtes Chloé, l'amie de Mlle Lillian Solange ! -Oui, c'est moi, affirmai-je, étonnée. -Votre mère a appelé ce matin, vous êtes très perturbée par la disparition de votre amie, elle s'est fait du souci pour vous. Heureusement, vous êtes saine et sauve, dieu soit loué ! me dit-il jovialement. J'étais rassurée mais toujours aussi triste. J'entrai en cours de français, ma matière préférée. Je ne suivis pas un mot du cours. Je pensais à Lillian. Toute la journée se déroula ainsi. Je rentrais chez moi et réfléchis au mot griffonné par Lillian en espérant trouver un indice. Je comprenais qui était Richard mais qui pouvait être « l'autre » ? Ce message était sans aucun doute un appel au secours mais je ne le comprenais pas. Comme je n'arrivais à rien, je m'allongeai sur mon lit et m'endormais. Deux heures plus tard, je me réveillai. J'entendis des éclats de voix : « On ne peut pas lui faire ça !  Mais ça ne sert à rien de lui donner de faux espoirs ! Ça lui ferait encore plus de mal de lui dire ! De me dire quoi ? fis-je d'une voix ensommeillée, en entrant dans la cuisine Rien du tout ma chérie, dit ma mère d'un ton faussement joyeux. Si, il y a quelque chose Chloé et c'est à propos de Lillian. Je veux savoir ! répliquai-je Alors, tu vois, ça fait quatre jours que Lillian s'est fait enlever, commença mon père, donc, la police a commencé à enquêter, et, nous avons un suspect. Qui est-ce ! demandai-je, impatiente. C'est ton ancien directeur... Le choc me laissa sans voix. Le message disait donc vrai ! Je rentrai dans ma chambre sans rien dire... Un jour, j'allai acheter un pain au chocolat à la boulangerie. Je n'en avais plus mangé depuis longtemps car c'était notre goûter préféré à Lillian et moi. Je dis bonjour à Mme Trojan, la boulangère. « Bonjour petite, que veux tu ? demanda-t-elle d'un ton mielleux. Un pain au chocolat s'il vous plaît » répondis-je Elle me donna mon pain et rentra dans son logement qui était derrière la boutique car il y avait des cris qui venaient de derrière. Je payai et sortis de la boulangerie. Je m'apprêtai à rentrer chez moi mais je savais que j'allais réfléchir sur le mot de Lillian sans rien trouver. Je décidai d'aller voir la boulangère qui était la dernière personne à avoir vu Lillian. De plus, je la connaissais depuis longtemps et je lui faisais confiance. - Mme Trojan ? Elle arriva, affolée : - Oui, ma chérie. - Vous savez que Lillian s'est fait enlever il y a une semaine ? - Oui oui... - Eh bien, j'ai déjà trouvé un message écrit par elle, je n'en ai parlé à personne, voulez-vous le voir ? Demandai-je. - Bien sûr, fit-elle, intéressée. Elle observa attentivement le message ; elle parut étonnée puis en colère  -Ma petite, on a sûrement abusé de ta naïveté, Lillian n'aurait jamais pu écrire ce message ; pourquoi s'amuserait-elle à jouer aux devinettes ! reprit-elle en riant. -Mais...protestai-je -Fais-moi confiance petite... Je sais que tu es affectée par la disparition de Lillian, j'en suis désolée. Je savais qu'elle ne l'était pas. Elle n'était pas comme d'habitude, je crus qu'elle me cachait quelque chose mais je ne dis rien. Il y eut des cris étouffés de l'autre côté de la boutique et Mme Trojan s'en alla. -Bon, au revoir, Mme Trojan. -Au revoir, Petite ! répondit-elle prestement. Je courus rue Belleville, je m'assis sur un banc et réfléchit. Cet endroit m'inspirait : tout le monde, les magasins, les restaurants... J'entrai dans un café pour réfléchir. Je connaissais le barman depuis longtemps. Il m'offrait toujours des boissons gratuites. J'étalai le message sur la table et j'essayai de comprendre. Bâillonnée ici à cause d'une vengeance, Oh quel cauchemar... Tu es mon Unique chance. Les personnes se trompent sur mon compte A cause d'un renvoi... Ne pleure pas, Grâce ! Aide- moi ! Et viens mettre sous les barreaux, Richard et l'autre, Ils peuvent être très méchants... A force d'observer, je remarquai une petite phrase notée en minuscule au dos. Ecris le mot formé et l'œil fera le reste, et là où je suis sera manifeste. Je réfléchis et je compris. Je pris la première lettre de chaque vers : B-O-U-L-A-N-G-E-R-I-E ! J'appelai sur-le-champ ma mère et la police. Je leur demandai de passer à la boulangerie et de fouiller les lieux. Ils ne comprirent pas mais j'étais tellement excitée qu'ils ne me contredirent pas. Un peu plus tard, J'étais devant la boulangerie avec mes parents et nous attendions. Cela faisait cinq minutes que les policiers étaient rentrés dans la boulangerie et ils ne sortaient pas. Ils s'étaient fait passer pour des inspecteurs de l'hygiène. Je me rongeais les sangs quand la porte de la boutique s'ouvrit. Sortirent Mme Trojan et Mr Ducros ! Enfin, une dernière personne sortit de la boutique, c'était Lillian ! Elle avait l'air fatiguée mais heureuse, elle me sauta dans les bras. C'était le plus beau moment de ma vie. J'avais retrouvé ma meilleure amie et je l'avais fait presque toute seule ! J'avais l'impression que ce moment durait des heures. Je voulais qu'elle m'explique tout ce qui s'était passé mais malheureusement, nous n'eûmes pas le temps de discuter. Nous devions être interrogées au commissariat. Le soir, elle vint dormir chez moi après un grand fou rire, elle me dit : « Tu m'as trop manqué ! Toi aussi ! répondis-je, alors raconte-moi tout ! D'accord ! Alors l'autre matin, j‘allais en perm' pour faire mes devoirs quand un homme cagoulé apparut et plaqua sa main sur ma bouche. J'essayai de me débattre et de crier mais rien à faire. Il m'amena à la boulangerie et me bâillonna. Des qu'il m'eut lâchée, je courus dans les Buttes Chaumont mais il me poursuivait, je me cachai dans le buisson et écrivis le mot que tu as trouvé. Et là, le directeur arriva, lu le message mais il n'y comprenait rien alors il jeta le message par-dessus son épaule. Il m'amena à la boulangerie et il me bâillonna. Dans la salle, je vis Mr Ducros et Mme Trojan D'après ce que j'avais entendu, ils pensaient que j'étais responsable du renvoi du directeur. Mais que faisait Mme Trojan dans cette histoire ?.... l'interrogeai-je. Eh bien, c'est sa maîtresse... Bref, je restai là plusieurs jours sans bouger. Tous les soirs, j'entendais les plans de mes ravisseurs. Ils voulaient me tuer pour venger le renvoi du directeur, enlever un autre élève et demander une rançon. Après ton passage à la boulangerie, Mme Trojan proposa de partir en Amérique car rester ici était trop dangereux. Ils parlaient de m'éliminer mais heureusement tu es arrivée avec la police ! dit-elle en souriant. Je l'étreignais, ravie de l'avoir retrouvée. En tout cas, j'étais sûre de passer Noël avec elle !

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                La vengeance est un plat qui se mange froid.

 

 Il est huit heures du soir, j'arrive à la gare Saint- Lazare.
Océane doit venir me chercher. Paris, le bonheur, j'avais tellement hâte d'y venir !
Tous ces immeubles, ces voitures, ces gens qui marchent à cent à l'heure, toujours pressés !
Ca me change des vaches, des fermes et des « bouseux » de mon village.
Il y a tellement de monde que je ne vois pas la Tour Eiffel immédiatement
Ah ! Enfin, je la vois, illuminée, brillante de mille feux !
Une longue voiture arrive. Océane descend et vient vers moi :
« Margot !! Ca fait longtemps qu'on ne s'est pas vues !
Alors le collège, les professeurs ?
-Ca change...de... »
Océane ne me laisse pas le temps le temps de finir et me repose une autre question :
« Les copains ? Les copines ? Allez, monte dans la voiture, il fait froid. »
Nous roulons pendant à peu près dix minutes.
Changement de quartier. Paris, 19ème arrondissement.
Un jeune homme m'ouvre la porte et prend mes bagages. Nous arrivons dans une cour calme, fleurie, agréable et accueillante.
Calme ? Ca m'étonne beaucoup, Océane a quand même quatre frères et sœurs.
Je lui demande la raison de ce silence :
« Océane ?
- Oui...
- Où sont passés tes parents, tes frères et tes sœurs ? Demandé-je.
- J'étais sûre que tu allais me poser cette question, avoue-t-elle. Mes parents sont partis en voyage avec Béatrice et Clara. Damien, lui, est chez notre tante à Amiens. Il n'y a qu'Arthur qui est à la maison, m'explique-t-elle. »
Nous rentrons dans la maison, tout est propre et rangé. Ca sent une bonne odeur de rôti qui cuit dans le four.

Il est dix heures, nous dînons dans la grande salle à manger puis allons nous coucher. Nous parlons pendant une petite heure avant que je ne tombe épuisée.

Un oiseau me réveille, onze heures du matin, je descends, Océane et son frère m'attendent dans le salon. Cet après-midi, Océane veut me faire découvrir Paris et ses monuments.
Nous rentrons à dix-neuf heures, fatiguées et éreintées.

La bonne nous accueille avec un air triste, elle a les yeux rouges et semble très bizarre.
Océane monte dans sa chambre et pousse un cri atroce. Je monte à mon tour et vois le corps sans vie d'Arthur sur le lit. A côté du lit se trouve une photo d'Arthur, déchirée. Océane pleure.

 Nous demandons à la bonne des explications :               

 « Marie-Louise, quand avez-vous découvert le cadavre d'Arthur ?
- Quand je suis rentrée de faire les courses, bégaie-t-elle. »
Marie-Louise est terrifiée et affolée.

 

Nous appelons la police.
Peu de temps après des agents sont sur le lieu du crime, l'un d'eux interroge Océane :
« Quand avez-vous découvert le cadavre de votre frère?
-Vers dix-neuf heures quand je suis rentrée, explique Océane en larmes.
-Etes-vous la première personne à l'avoir vu ?
- Non, Marie-louise, la bonne, l'a vu la première.
- Savez-vous quand ?
- Non je ne le sais pas.
- Que devait faire Arthur aujourd'hui ?
- Je ne sais pas trop, tente d'expliquer Océane, il devait rester travailler puis sortir avec des amis."

L'inspecteur Bonnot arrive une heure après, les mains dans les poches. Je reste avec Océane pour la soutenir.
Il n'a pas l'air très finot, et pose des questions déplacées comme « Entre nous : tu aimais bien ton frère ?... » ou fait des remarques du style « pour tes parents ça fera moins de travail. »
Vraiment, Océane ne sait pas quoi répondre. Elle est sidérée.
Ce n'est pas le genre d'inspecteur très performant que nous espérions.

Cet après-midi, je décide d'aller chez l'ennemi d'Arthur. Océane m'accompagne.
Dans les rues de Paris, le vent souffle très fort. Nous nous faufilons dans les rues étroites du 10eme arrondissement.
Nous sonnons chez Julien Mansart. Sa mère très charmante nous ouvre la porte :
« Bonjour.
- Bonjour Madame, excusez- moi de vous déranger.
Nous voulons, Océane, la sœur de la victime, et moi-même interroger votre fils sur le meurtre d'un de ses camarades Arthur BOMPOINT.
- Oui, allez-y, rentrez, Julien est dans sa chambre. »
L'entretien dure une heure.
Nous repartons bredouille, nous n'avons pas avancé dans l'enquête.

Il est sept heures du matin, Océane n'a pas dormi de la nuit et est d'une humeur massacrante. Après avoir déjeuné, nous retournons au commissariat, l'inspecteur doit nous parler.
Il nous accueille et nous apprend une mauvaise nouvelle :
« Ce matin, Océane, ta mère, Françoise, nous a téléphoné pour nous dire qu'on avait essayé de tuer ta sœur Béatrice et qu'ils prenaient l'avion demain pour vous rejoindre. »

  Depuis deux jours, Océane a les yeux rouges et se retient de ne pas fondre en larmes devant l'inspecteur. Océane était très proche d'Arthur, avec un an de différence, ils ont passé leur enfance ensemble. La nouvelle de l'inspecteur n'améliore pas l'état d'Océane.
Cet après-midi, je décide d'aller interroger ses amis.
Océane m'accompagne.

Pour commencer nous allons chez Jules le meilleur ami d'Arthur,
Il nous apprend la passion d'Arthur pour le foot et la musique. Il nous parle de ses qualités et de ses défauts.
Arthur était extraverti bien qu'en apparence très calme.
Il adorait les Beatles autant que Zidane.
Il lisait beaucoup et était passionné par les romans d'Agatha Christie.

Une heure après nous nous rendons chez Isabella, sa meilleure amie.
Toute son enfance elle l'a passée avec Arthur. Ils sont même partis ensemble en vacances et tous deux portent un intérêt très fort pour la musique.
Pendant trois heures nous passons de maison en maison, d'amis en amis.
.Le lendemain, M. Bonnot veut interroger Marie-Louise car il a appris l'infirmité de John et veut en savoir plus. Nous craignons le pire avec les questions qu'il nous a posées la première fois, on peut s'attendre à tout. Marie-Louise ne veut pas venir. Océane y va à sa place bien que ce soit à contre- cœur.

Voilà ce qu'elle explique à l'inspecteur :
« Marie-Louise de son surnom Marie-Lou était venue nous présenter son conjoint John, commence-t-elle. Damien et Arthur s'amusaient avec lui et, sans se rendre compte du geste dangereux, lui plantèrent un stylo dans l'œil. On le transporta à l'hôpital mais son œil était très touché, finit-elle par dire. Bref, après cet accident, John est devenu borgne.
- Hum, hum, intéressant, très intéressant, murmura-t-il. »

Nous rentrons et apprenons la mort soudaine de Clara mais la cause est encore inconnue. La police a quand même retrouvé une photo déchirée d'elle, à côté du corps sans vie.
Océane n'arrête pas de pleurer et ses parents ne sont pas rentrés.

Les parents d'Océane reviennent et, à leur tour, pendant une semaine, ils se font interroger. La maison est envahie par tous les policiers de la terre, un vrai défilé. Françoise ne veut pas qu'on sorte, on est enfermées dans les chambres à blablater.
Quand M. Bonnot nous appelle, nous descendons dans le salon et voyons les morceaux de photo mis en puzzle sur la table :
« Voilà, j'ai réfléchi pendant longtemps et je me suis dit que tout pouvait s'assembler et former une seule photo mais le « puzzle » n'est pas complet. »
Sur la photo, se trouve Arthur, Clara et Béatrice mais il y a toujours un coin vide.
Faudra t-il un autre meurtre pour compléter la photo ?

 Océane ne se sent pas bien. Nous sortons, nous nous dirigeons vers le parc des Buttes-Chaumont, un endroit calme qui ressemble tellement à ma campagne, l'air pur !
Damien rentre demain d'Amiens. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Nous allons à la gare pour le chercher mais on ne voit personne. Damien ne sort pas du train... nous allons à l'accueil pour signaler la disparition d'un voyageur. Françoise appelle sa sœur chez qui il était mais celle-ci affirme qu'elle a bien mis Damien dans le train. Françoise s'affole ! Une contrôleuse nous accoste :
« Etes-vous de la famille de Damien Bompoint ?
- Oui je suis sa mère, dit-elle
- Votre fils a été retrouvé mort dans son compartiment, lui apprend-elle.
- Non ce n'est pas vrai, dit Françoise sans voix et en pleurs.
- Toutes mes condoléances, Madame, mais nous avons retrouvé cela à côté de son corps, dit-elle en sortant un morceau de photo.
- Très bien merci. »
Nous rentrons sans dire un mot.
Devant la maison des voisins et des habitants de notre quartier viennent présenter leurs condoléances et leurs sympathies à la famille Bomboint.
Mais des ragots vont bon train
« Il paraît que c'est la bonne qui voulait se venger,
Mais qu'est-ce que tu racontes, Marcelle, elle est partie en voyage !
Il parait que la famille Léonardo détestait les gamins ! C'est peut-être eux ?!
Eh Jeannette, c'est vrai qu'ils détestaient les Durand ? »

Qu'allait-il se passer maintenant ? La mort d'Océane ?
Marie-Louise est partie chez John mais ne revient pas. Sa chambre est fermée ce qui éveille des soupçons. La police a trouvé un indicateur d'horaire de trains en direction d'Amiens dans sa salle de bains.

Elle revient une semaine après. La police fouille sa chambre et trouve une partie de la photo. Bonnot assemble tous les morceaux. La photo apparaît en entier ou presque : Clara, Damien, Arthur et Béatrice se trouvent assis sur un banc, seul un angle manque. Sur la partie qui vient d'être ajoutée, on voit ces mots écrits au marker : « la vengeance est un plat qui se mange froid »
La bonne est interrogée mais réplique qu'elle ne sait rien, qu'elle est allée voir John.
L'inspecteur décide d'aller chez John. Il fouille chez lui et trouve la dernière partie de la photo où l'on voit Marie-Louise. Il trouve aussi des horaires d'avion pour la Grèce ...
.
John est reconnu coupable de tentative de meurtre sur la personne de Béatrice. Quant à Marie-Lou, elle avoue avoir tué les trois autres enfants Bompoint pour se venger. Elle n'avait jamais accepté le handicap de John.

Océane et moi décidons de profiter un peu de ce qui devait être des « vacances ».
Nous sortons pour nous aérer, nous promenant aux Buttes -Chaumont. La vie est triste. Nous nous occupons. En essayant de ne plus penser aux meurtres.

Ah ! Enfin, je la vois, illuminée, brillante de mille feux !

 Une longue voiture arrive. Océane descend et vient vers moi :

« Margot !! Ca fait longtemps qu'on ne s'est pas vues !

 

 

Alors le collège, les professeurs ?

-Ca change...de... »

Océane ne me laisse pas le temps le temps de finir et me repose une autre question :

« Les copains ? Les copines ? Allez, monte dans la voiture, il fait froid. »

Nous roulons pendant à peu près dix minutes.

Changement de quartier. Paris, 19ème arrondissement.

Un jeune homme m'ouvre la porte et prend mes bagages. Nous arrivons dans une cour calme, fleurie, agréable et accueillante.

Calme ? Ca m'étonne beaucoup, Océane a quand même quatre frères et sœurs.

Je lui demande la raison de ce silence : 

« Océane ?

- Oui...

- Où sont passés tes parents, tes frères et tes sœurs ? Demandé-je.

- J'étais sûre que tu allais me poser cette question, avoue-t-elle. Mes parents sont partis en voyage avec Béatrice et Clara. Damien, lui, est chez notre tante à Amiens. Il n'y a qu'Arthur qui est à la maison, m'explique-t-elle. »

Nous rentrons dans la maison, tout est propre et rangé. Ca sent une bonne odeur de rôti qui cuit dans le four.Il est dix heures, nous dînons dans la grande salle à manger puis allons nous coucher. Nous parlons pendant une petite heure avant que je ne tombe épuisée.

Un oiseau me réveille, onze heures du matin, je descends, Océane et son frère m'attendent dans le salon. Cet après-midi, Océane veut me faire découvrir  Paris et ses monuments.Nous rentrons à dix-neuf heures, fatiguées et éreintées.

 La bonne nous accueille avec un air triste, elle a les yeux rouges et semble très bizarre.

Océane monte dans sa chambre et pousse un cri atroce. Je monte à mon tour et vois le corps sans vie d'Arthur sur le lit. A côté du lit se trouve une photo d'Arthur, déchirée. Océane pleure.

 Nous demandons à la bonne des explications :

 « Marie-Louise, quand avez-vous découvert le cadavre d'Arthur ?

- Quand je suis rentrée de faire les courses, bégaie-t-elle. »

Marie-Louise est terrifiée et affolée.

 Nous appelons la police.

Peu de temps après des agents  sont sur le lieu du crime, l'un d'eux interroge Océane :

« Quand avez-vous découvert le cadavre de votre frère?

-Vers dix-neuf heures quand je suis rentrée, explique Océane en larmes.

-Etes-vous la première personne à l'avoir vu ?

- Non, Marie-louise, la bonne, l'a vu la première.

- Savez-vous quand ?

- Non je ne le sais pas.

- Que devait faire Arthur aujourd'hui ?

- Je ne sais pas trop, tente d'expliquer Océane, il devait rester travailler puis sortir avec des amis."

 L'inspecteur Bonnot  arrive une heure après, les mains dans les poches. Je reste avec Océane pour la soutenir.

Il n'a pas l'air très finot, et pose des questions déplacées comme  « Entre nous : tu aimais bien ton frère ?... » ou fait des remarques du style « pour  tes parents ça fera moins de travail. »

Vraiment, Océane ne sait pas quoi répondre. Elle est sidérée. Ce n'est pas le genre d'inspecteur très performant que nous espérions.

 Cet après-midi, je décide d'aller chez l'ennemi d'Arthur. Océane m'accompagne.

Dans les rues de Paris, le vent souffle très fort. Nous nous faufilons dans les rues étroites du 10eme arrondissement.

Nous sonnons chez Julien Mansart. Sa mère très charmante nous ouvre la porte : 

« Bonjour.

- Bonjour Madame, excusez- moi de vous déranger.

 Nous voulons, Océane, la sœur de la victime, et moi-même interroger votre fils sur le meurtre d'un de ses camarades Arthur BOMPOINT.

- Oui, allez-y, rentrez, Julien est dans sa chambre. »

L'entretien dure une heure.
Nous repartons bredouille, nous n'avons pas avancé dans l'enquête.

 Il est sept heures du matin, Océane n'a pas dormi de la nuit et est d'une humeur massacrante.  Après avoir déjeuné, nous retournons au commissariat, l'inspecteur doit nous parler.

Il nous accueille et nous apprend une mauvaise nouvelle :

« Ce matin, Océane, ta mère, Françoise, nous a téléphoné pour nous dire qu'on avait essayé de tuer ta sœur Béatrice et qu'ils prenaient l'avion demain pour vous rejoindre. »

Depuis deux jours, Océane a les yeux rouges et se retient de ne pas fondre en larmes devant l'inspecteur. Océane était très proche d'Arthur, avec un an de différence, ils ont passé leur enfance ensemble. La nouvelle de l'inspecteur n'améliore pas l'état d'Océane.

Cet après-midi, je décide d'aller interroger ses amis.Océane m'accompagne.

 Pour commencer nous allons chez Jules le meilleur ami d'Arthur,

Il nous apprend la passion d'Arthur pour le foot et la musique. Il nous parle de ses qualités et de ses défauts.Arthur était extraverti bien qu'en apparence très calme.Il adorait les Beatles autant que Zidane. Il lisait beaucoup et était passionné par les romans d'Agatha Christie.

Une heure après nous nous rendons chez Isabella, sa meilleure amie.Toute son enfance elle l'a passée avec Arthur. Ils sont même partis ensemble en vacances et tous deux portent un intérêt très fort pour la musique.Pendant trois heures nous passons de maison en maison, d'amis en amis.

Le lendemain, M. Bonnot veut interroger Marie-Louise car il a appris l'infirmité de John et veut en savoir plus. Nous craignons le pire avec les questions qu'il nous a posées la première fois, on peut s'attendre à tout. Marie-Louise ne veut pas venir. Océane y va à sa place bien que ce soit à contre- cœur.

Voilà ce qu'elle explique à l'inspecteur :

« Marie-Louise de son surnom Marie-Lou était venue nous présenter son conjoint John, commence-t-elle. Damien et Arthur s'amusaient avec lui et, sans se rendre compte du geste dangereux, lui plantèrent  un stylo dans l'œil. On le transporta à l'hôpital mais son œil était très touché, finit-elle par dire. Bref, après cet accident, John est devenu borgne.

- Hum, hum, intéressant, très intéressant, murmura-t-il. »

 Nous rentrons et apprenons la mort soudaine de Clara mais la cause est encore inconnue. La police a quand même retrouvé une photo déchirée d'elle, à côté du corps sans vie.

Océane n'arrête pas de pleurer et ses parents ne sont pas rentrés.

 Les parents d'Océane reviennent et, à leur tour, pendant une semaine, ils se font interroger. La maison est envahie par tous les policiers de la terre, un vrai défilé. Françoise ne veut pas qu'on sorte, on est enfermées dans les chambres à blablater.

Quand M. Bonnot nous appelle, nous descendons dans le salon et voyons les morceaux de photo  mis en puzzle sur la table :

«  Voilà, j'ai réfléchi pendant longtemps et je me suis dit que tout pouvait s'assembler et former une seule photo mais le « puzzle » n'est  pas complet. »

Sur la photo, se trouve Arthur, Clara  et Béatrice mais il y a  toujours un coin vide.

Faudra t-il un autre meurtre pour compléter la photo ?

Océane ne  se sent pas bien. Nous sortons, nous nous dirigeons vers le parc des Buttes-Chaumont, un endroit calme qui ressemble tellement à ma campagne, l'air pur !

Damien rentre demain d'Amiens. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Nous allons à la gare pour le chercher mais on ne voit personne. Damien ne sort pas du train... nous allons à l'accueil pour signaler la disparition d'un voyageur. Françoise appelle sa sœur chez qui il était mais celle-ci  affirme qu'elle a bien mis Damien dans le train. Françoise s'affole ! Une contrôleuse nous accoste : 

« Etes-vous de la famille de Damien Bompoint ?

- Oui je suis sa mère, dit-elle

- Votre fils a été retrouvé mort dans son compartiment, lui apprend-elle.

- Non ce n'est pas vrai, dit Françoise sans voix et en pleurs.

- Toutes mes condoléances,  Madame, mais nous avons retrouvé cela à côté de son corps, dit-elle en sortant un morceau de photo.

- Très bien merci. »

Nous rentrons sans dire un mot.

 Devant la maison des voisins et des habitants de notre quartier viennent présenter leurs condoléances et leurs sympathies à la famille Bomboint. Mais des ragots vont bon train

« Il paraît que c'est la bonne qui voulait se venger,

Mais qu'est-ce que tu racontes, Marcelle, elle est partie en voyage !

Il parait que la famille Léonardo détestait les gamins ! C'est peut-être eux ?!

Eh Jeannette, c'est vrai qu'ils détestaient les Durand ? »

 Qu'allait-il se passer maintenant ? La mort d'Océane ?

Marie-Louise est partie chez John  mais ne revient pas. Sa chambre est fermée ce qui éveille des soupçons. La police a trouvé un indicateur d'horaire de trains en direction d'Amiens dans sa salle de bains.

 Elle revient une semaine après. La police fouille sa chambre et trouve une partie de la photo. Bonnot  assemble tous les morceaux. La photo apparaît en entier ou presque : Clara, Damien, Arthur et Béatrice se trouvent assis sur un banc, seul un angle manque. Sur la partie qui vient d'être ajoutée, on voit ces mots écrits au marker : « la vengeance est un plat qui se mange froid »

La bonne est interrogée mais réplique qu'elle ne sait rien, qu'elle est allée voir John.

L'inspecteur décide d'aller chez John. Il fouille chez lui et trouve la dernière partie de la photo où l'on voit Marie-Louise. Il trouve aussi des horaires d'avion pour la Grèce ...

.John est reconnu coupable de tentative de meurtre sur la personne de Béatrice. Quant à Marie-Lou, elle avoue avoir tué les trois autres enfants Bompoint  pour se venger. Elle n'avait jamais accepté le handicap de John.

 Océane et moi décidons de profiter un peu de ce qui devait être des « vacances ».

Nous sortons pour nous aérer, nous promenant aux Buttes -Chaumont. La vie est triste. Nous nous occupons. En essayant de ne plus penser aux meurtres. La vengeance est un plat qui se mange froid.

Il est huit heures du soir, j'arrive à la gare Saint- Lazare.
Océane doit venir me chercher. Paris, le bonheur, j'avais tellement hâte d'y venir !
Tous ces immeubles, ces voitures, ces gens qui marchent à cent à l'heure, toujours pressés !
Ca me change des vaches, des fermes et des « bouseux » de mon village.
Il y a tellement de monde que je ne vois pas la Tour Eiffel immédiatement
Ah ! Enfin, je la vois, illuminée, brillante de mille feux !
Une longue voiture arrive. Océane descend et vient vers moi :
« Margot !! Ca fait longtemps qu'on ne s'est pas vues !
Alors le collège, les professeurs ?
-Ca change...de... »
Océane ne me laisse pas le temps le temps de finir et me repose une autre question :
« Les copains ? Les copines ? Allez, monte dans la voiture, il fait froid. »
Nous roulons pendant à peu près dix minutes.
Changement de quartier. Paris, 19ème arrondissement.
Un jeune homme m'ouvre la porte et prend mes bagages. Nous arrivons dans une cour calme, fleurie, agréable et accueillante.
Calme ? Ca m'étonne beaucoup, Océane a quand même quatre frères et sœurs.
Je lui demande la raison de ce silence :
« Océane ?
- Oui...
- Où sont passés tes parents, tes frères et tes sœurs ? Demandé-je.
- J'étais sûre que tu allais me poser cette question, avoue-t-elle. Mes parents sont partis en voyage avec Béatrice et Clara. Damien, lui, est chez notre tante à Amiens. Il n'y a qu'Arthur qui est à la maison, m'explique-t-elle. »
Nous rentrons dans la maison, tout est propre et rangé. Ca sent une bonne odeur de rôti qui cuit dans le four.

Il est dix heures, nous dînons dans la grande salle à manger puis allons nous coucher. Nous parlons pendant une petite heure avant que je ne tombe épuisée.

Un oiseau me réveille, onze heures du matin, je descends, Océane et son frère m'attendent dans le salon. Cet après-midi, Océane veut me faire découvrir Paris et ses monuments.
Nous rentrons à dix-neuf heures, fatiguées et éreintées.

La bonne nous accueille avec un air triste, elle a les yeux rouges et semble très bizarre.
Océane monte dans sa chambre et pousse un cri atroce. Je monte à mon tour et vois le corps sans vie d'Arthur sur le lit. A côté du lit se trouve une photo d'Arthur, déchirée. Océane pleure.

 Nous demandons à la bonne des explications :

« Marie-Louise, quand avez-vous découvert le cadavre d'Arthur ?
- Quand je suis rentrée de faire les courses, bégaie-t-elle. »
Marie-Louise est terrifiée et affolée.

Nous appelons la police.
Peu de temps après des agents sont sur le lieu du crime, l'un d'eux interroge Océane :
« Quand avez-vous découvert le cadavre de votre frère?
-Vers dix-neuf heures quand je suis rentrée, explique Océane en larmes.
-Etes-vous la première personne à l'avoir vu ?
- Non, Marie-louise, la bonne, l'a vu la première.
- Savez-vous quand ?
- Non je ne le sais pas.
- Que devait faire Arthur aujourd'hui ?
- Je ne sais pas trop, tente d'expliquer Océane, il devait rester travailler puis sortir avec des amis."

L'inspecteur Bonnot arrive une heure après, les mains dans les poches. Je reste avec Océane pour la soutenir.
Il n'a pas l'air très finot, et pose des questions déplacées comme « Entre nous : tu aimais bien ton frère ?... » ou fait des remarques du style « pour tes parents ça fera moins de travail. »
Vraiment, Océane ne sait pas quoi répondre. Elle est sidérée.
Ce n'est pas le genre d'inspecteur très performant que nous espérions.

Cet après-midi, je décide d'aller chez l'ennemi d'Arthur. Océane m'accompagne.
Dans les rues de Paris, le vent souffle très fort. Nous nous faufilons dans les rues étroites du 10eme arrondissement.
Nous sonnons chez Julien Mansart. Sa mère très charmante nous ouvre la porte :
« Bonjour.
- Bonjour Madame, excusez- moi de vous déranger.
Nous voulons, Océane, la sœur de la victime, et moi-même interroger votre fils sur le meurtre d'un de ses camarades Arthur BOMPOINT.
- Oui, allez-y, rentrez, Julien est dans sa chambre. »
L'entretien dure une heure.
Nous repartons bredouille, nous n'avons pas avancé dans l'enquête.

Il est sept heures du matin, Océane n'a pas dormi de la nuit et est d'une humeur massacrante. Après avoir déjeuné, nous retournons au commissariat, l'inspecteur doit nous parler.
Il nous accueille et nous apprend une mauvaise nouvelle :
« Ce matin, Océane, ta mère, Françoise, nous a téléphoné pour nous dire qu'on avait essayé de tuer ta sœur Béatrice et qu'ils prenaient l'avion demain pour vous rejoindre. »

 Depuis deux jours, Océane a les yeux rouges et se retient de ne pas fondre en larmes devant l'inspecteur. Océane était très proche d'Arthur, avec un an de différence, ils ont passé leur enfance ensemble. La nouvelle de l'inspecteur n'améliore pas l'état d'Océane.
Cet après-midi, je décide d'aller interroger ses amis.
Océane m'accompagne.

Pour commencer nous allons chez Jules le meilleur ami d'Arthur,
Il nous apprend la passion d'Arthur pour le foot et la musique. Il nous parle de ses qualités et de ses défauts.
Arthur était extraverti bien qu'en apparence très calme.
Il adorait les Beatles autant que Zidane.
Il lisait beaucoup et était passionné par les romans d'Agatha Christie.

Une heure après nous nous rendons chez Isabella, sa meilleure amie.
Toute son enfance elle l'a passée avec Arthur. Ils sont même partis ensemble en vacances et tous deux portent un intérêt très fort pour la musique.
Pendant trois heures nous passons de maison en maison, d'amis en amis.
Le lendemain, M. Bonnot veut interroger Marie-Louise car il a appris l'infirmité de John et veut en savoir plus. Nous craignons le pire avec les questions qu'il nous a posées la première fois, on peut s'attendre à tout. Marie-Louise ne veut pas venir. Océane y va à sa place bien que ce soit à contre- cœur.

Voilà ce qu'elle explique à l'inspecteur :
« Marie-Louise de son surnom Marie-Lou était venue nous présenter son conjoint John, commence-t-elle. Damien et Arthur s'amusaient avec lui et, sans se rendre compte du geste dangereux, lui plantèrent un stylo dans l'œil. On le transporta à l'hôpital mais son œil était très touché, finit-elle par dire. Bref, après cet accident, John est devenu borgne.
- Hum, hum, intéressant, très intéressant, murmura-t-il. »

Nous rentrons et apprenons la mort soudaine de Clara mais la cause est encore inconnue. La police a quand même retrouvé une photo déchirée d'elle, à côté du corps sans vie.
Océane n'arrête pas de pleurer et ses parents ne sont pas rentrés.

Les parents d'Océane reviennent et, à leur tour, pendant une semaine, ils se font interroger. La maison est envahie par tous les policiers de la terre, un vrai défilé. Françoise ne veut pas qu'on sorte, on est enfermées dans les chambres à blablater.
Quand M. Bonnot nous appelle, nous descendons dans le salon et voyons les morceaux de photo mis en puzzle sur la table :
« Voilà, j'ai réfléchi pendant longtemps et je me suis dit que tout pouvait s'assembler et former une seule photo mais le « puzzle » n'est pas complet. »
Sur la photo, se trouve Arthur, Clara et Béatrice mais il y a toujours un coin vide.
Faudra t-il un autre meurtre pour compléter la photo ?

 Océane ne se sent pas bien. Nous sortons, nous nous dirigeons vers le parc des Buttes-Chaumont, un endroit calme qui ressemble tellement à ma campagne, l'air pur !
Damien rentre demain d'Amiens. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Nous allons à la gare pour le chercher mais on ne voit personne. Damien ne sort pas du train... nous allons à l'accueil pour signaler la disparition d'un voyageur. Françoise appelle sa sœur chez qui il était mais celle-ci affirme qu'elle a bien mis Damien dans le train. Françoise s'affole ! Une contrôleuse nous accoste :
« Etes-vous de la famille de Damien Bompoint ?
- Oui je suis sa mère, dit-elle
- Votre fils a été retrouvé mort dans son compartiment, lui apprend-elle.
- Non ce n'est pas vrai, dit Françoise sans voix et en pleurs.
- Toutes mes condoléances, Madame, mais nous avons retrouvé cela à côté de son corps, dit-elle en sortant un morceau de photo.
- Très bien merci. »
Nous rentrons sans dire un mot.

Devant la maison des voisins et des habitants de notre quartier viennent présenter leurs condoléances et leurs sympathies à la famille Bomboint.
Mais des ragots vont bon train
« Il paraît que c'est la bonne qui voulait se venger,
Mais qu'est-ce que tu racontes, Marcelle, elle est partie en voyage !
Il parait que la famille Léonardo détestait les gamins ! C'est peut-être eux ?!
Eh Jeannette, c'est vrai qu'ils détestaient les Durand ? »

Qu'allait-il se passer maintenant ? La mort d'Océane ?
Marie-Louise est partie chez John mais ne revient pas. Sa chambre est fermée ce qui éveille des soupçons. La police a trouvé un indicateur d'horaire de trains en direction d'Amiens dans sa salle de bains.

Elle revient une semaine après. La police fouille sa chambre et trouve une partie de la photo. Bonnot assemble tous les morceaux. La photo apparaît en entier ou presque : Clara, Damien, Arthur et Béatrice se trouvent assis sur un banc, seul un angle manque. Sur la partie qui vient d'être ajoutée, on voit ces mots écrits au marker : « la vengeance est un plat qui se mange froid »
La bonne est interrogée mais réplique qu'elle ne sait rien, qu'elle est allée voir John.
L'inspecteur décide d'aller chez John. Il fouille chez lui et trouve la dernière partie de la photo où l'on voit Marie-Louise. Il trouve aussi des horaires d'avion pour la Grèce ...
.
John est reconnu coupable de tentative de meurtre sur la personne de Béatrice. Quant à Marie-Lou, elle avoue avoir tué les trois autres enfants Bompoint pour se venger. Elle n'avait jamais accepté le handicap de John.

Océane et moi décidons de profiter un peu de ce qui devait être des « vacances ».
Nous sortons pour nous aérer, nous promenant aux Buttes -Chaumont. La vie est triste. Nous nous occupons. En essayant de ne plus penser aux meurtres.

 

 

 

 

Contes de sorcières

 Classe de 6ème 4 , Année 2008-2009

 

Dora et Moucha

 

    Il y a bien longtemps, dans une forêt très sombre, vivait une sorcière aux pouvoirs maléfiques, la redoutable Moucha. Elle n'était pas belle, et avait une étrange mèche rousse en plein milieu du crâne... Elle n'aimait personne, à part elle-même et sa chouette Dora, qui, elle, était gentille, et qui avait appris à vivre avec cette affreuse personne, au fil du temps.

  Un jour, Dora en eut assez que Moucha se lamente d'être seule, oubliée du reste du monde. Alors la chouette prit son courage à deux ailes et alla trouver Moucha :

«  Cesse donc de te lamenter ainsi ! Redresse-toi, enfin !

- Je sais, mais comprends-moi! Je vais bientôt avoir l'âge de bronze, et je ne pourrais plus me marier!

- Eh bien, pars! Va chercher l'homme de ta vie! Je t'accompagne. »

 Et c'est ainsi que Moucha partit avec sa chouette : Elles traversèrent la forêt,la ville,la région,le pays et ...

Elles se retrouvèrent face à face avec un beau garçon, mais il avait déjà une fille accrochée à son bras, alors :elles traversèrent le continent,la mer,le monde et...

Elles se retrouvèrent nez à nez avec un beau royaume, tout rose et bleu, plein d'habitants qui avaient l'air triste. Ils disaient tous :

- Le roi vient de mourir! Le roi est mort!

- Son fils n'est pas marié! Qu'allons-nous devenir?

Partout, sur les arbres, les maisons, les panneaux, des portraits du prince étaient accrochés. Et Moucha le trouva très séduisant... Elle et Dora se séparèrent pour aller chercher des informations auprès des habitants.

Dora alla voir un marchand de bijoux et lui demanda :

- Excusez-moi, monsieur? Pourriez-vous m'en dire plus sur ce prince, s'il vous plaît?

- Notre roi est mort la nuit dernière, on ne sait pas comment, mais ce que l'on sait, c'est que son fils, le prince Chabalabaladingdong doit lui succéder, mais il n'a pas de femme.

- Et il n'a pas de mère non plus?

- Ah, cette vipère sans cœur! Si, malheureusement! Et elle veut épouser son propre fils, juste pour avoir accès au trône!

Dora le remercia, et s'en alla en volant.

De son côté, Moucha était allée voir une paysanne :

- Bonjour, mademoiselle! Je suis nouvelle ici, et j'aimerais avoir quelques renseignements sur cette ville, son roi, son prince?

- Eh bien, le roi est mort, et le prince n'a pas de femme, donc, cet après-midi, le prince va faire venir toutes les filles du royaume qui se présenteront pour l'épouser. Vous pouvez venir, bien sûr, si vous le désirez, mais vous... hum hum, n'avez guère de chance, si vous voulez mon avis! lui dit-elle en louchant sur sa mèche rousse au milieu du crâne.

- Je ne veux pas de votre avis!

Et sur ses mots, Moucha tourna le dos.

Les deux amies se rejoignirent et comparèrent leurs informations :

Moucha devrait donc aller l'après-midi, se faire belle et utiliser sa poudre magique en se faisant aider par Dora.

L'après-midi tant attendu pas toutes les demoiselles du royaume arriva enfin. Moucha était la cent quarante-deuxième à passer, alors elle eut le temps de préparer sa poudre magique, qui était censée charmer le prince.

Mais au moment ou Moucha rangea sa poudre, la reine, qui inspectait les rangs, la vit et cria :

- Tricherie! Il y a une tricherie! Cette femme fait de la magie!

 Attiré par les cris de sa mère, le beau Chabalabaladingdong accourut, vit la mèche rousse de la sorcière, et sans même que Moucha utilise la magie, il tomba fou amoureux d'elle.

Avec passion, il s'agenouilla et dit :

- Ô, charmante étrangère, j'ai toujours rêvé d'avoir une femme avec une sublime mèche rousse posée sur une chevelure blonde! Veux-tu être ma femme?

- Oh oui, Chabalabaladingdong, je le veux!

 La reine fulmina de rage, et partit à l'autre bout du monde, laissant tout son ancien royaume en paix.

  Et c'est ainsi que Moucha régna sur le pays, avec son mari et son amie de toujours, Dora la chouette, sans qui elle n'aurait jamais eu une vie pareille.

 

FIN

**********************************************************

 

Pequeño le petit roi

 

     Il était une fois dans un gigantesque royaume où tout était grand, un roi, qui, lui, faisait l'exception et était aussi petit qu'un lutin. Ce roi s'appelait Pequeño*, il désirait une seule chose, la seule chose dont il manquait : devenir grand et ainsi pouvoir se marier avec sa bien-aimée Alta**.

   Pequeño réfléchit, demanda conseil à ses amis et décida de lancer une compétition qui consistait à récompenser celui ou celle qui le ferait grandir.

   Des centaines de personnes de l'intérieur et de l'extérieur du royaume  notamment  des savants se présentèrent à cette compétition, mais aucun ne réussit. Le roi, déçu, décida de renoncer à son désir et d'oublier Alta pour se consacrer à son royaume.

  Un soir, alors qu'il était sur le point  de se coucher, le roi entendit un bruit et soudainement, une sorcière surgit devant lui et lui dit  avec un air hypocrite: "Bonsoir Majesté, je suis si contente de pouvoir vous voir; mais on ne peut s'empêcher de remarquer votre tristesse et ceci m'inquiète énormément."Le roi Pequeño, surpris, répondit : "Qui êtes-vous?"La sorcière poussa un rire répulsif et dit :"Je suis la sorcière Mala*** et je ne suis ici  que pour vous aider, je sais que vous désirez devenir grand et je vais réaliser votre souhait mais à une seule condition..."

Le roi impatient lui coupa la parole :"Sorcière Mala, j'accepterai toutes  vos conditions si vous arrivez à me rendre grand''.

La sorcière sortit un petit flacon dans lequel il y avait un liquide aussi vert que sa verrue et demanda au roi Pequeño de l'avaler, le roi sans hésiter exécuta les ordres de la sorcière Mala et après quelques secondes il devint très grand.

Il fut très content et dit à Mala :'' Je ne sais comment vous remercier .Voulez-vous de

 l'or ? De l'argent ? Du cristal ? Prenez tout ce ...''Le roi ne put finir sa phrase et fut interrompu par Mala qui dit :'' Je ne veux rien de tout ceci. Ma fortune dépasse la vôtre. Je veux un homme, je vous veux !''Le roi frustré dit : '' Je ne comprends  point ''.

La sorcière avec un sourire répondit : '' C'était la condition, vous devez vous marier avec moi, vous ne pouvez échapper à la convention !''.Le roi irrité dit avec insistance : '' JE NE PEUX PAS Je ne pourrai pas ! Je n'épouserai que la charmante Alta ''.

La sorcière devint verte de colère et répondit : '' Vous avez fait le mauvais choix majesté ! En revanche, je vais vous donner une seconde chance, si vous voulez échapper à ma punition et demeurer grand, vous allez devoir aller à la recherche du diamant vert qui se trouve au Sahara ''

   Le roi ,audacieux,décida d'accepter le défi de la sorcière et partit à la recherche du diamant et ainsi à la recherche de son bonheur.

Le lendemain il ne prit que son cheval, son épée, de l'or et se lança dans l'aventure qui déterminerait son avenir et celui de son royaume.

  Des jours et des nuits passèrent et ce n'est qu'après mille et une nuits et grâce à son intelligence, son courage, sa patience, sa modestie, sa gentillesse, son amabilité et son amour pour Alta qu'il arriva à atteindre son but. Arrivé au Sahara, le roi Pequeño visita le Sultan Malik et lui demanda de l'aide. Le sultan sans marquer son embarras lui fournit de l'aide et lui indiqua l'endroit où se trouvait la pierre précieuse ; pour le récompenser, le roi Pequeño lui offrit son épée fabuleuse.

Le lendemain matin, le roi rentra chez lui avec le diamant vert dans les mains et le donna à la sorcière qui  fut malheureuse  mais renonça à se marier avec Pequeño car même en étant sorcière, Mala respectait ses promesses.

   Le roi Pequeño ne put attendre et partit demander la main de la jolie Alta. Cette dernière, malheureusement, refusa sa demande puisqu'elle n'appréciait pas les grands.

  Le roi qui était fortement déçu décida d'oublier la belle Alta et de commencer une vie dans laquelle il se contenterait de ce qu'il possède et il comprit enfin que l'homme est limité  et que pour être heureux il doit accepter ses bornes.

 

*=Petit en espagnol

**=Grande en espagnol

***=Méchante en espagnol

   ***************************************************************************************************

 

                                   Malheur et bonheur de Monick

    Il y a bien longtemps, à une époque où la terre n'était pas polluée, vivait une sorcière qui se nommait Monick. Un soir, elle donna naissance à six filles et quatre garçons.

Mais ce même soir, dix fées lui volèrent tous ses enfants.

Il faut dire qu'une semaine auparavant Monick, au cours d'une expédition dans leur royaume, avait tué les maris des fées parce qu'ils avaient dit que ses enfants allaient être aussi laids qu'elle.

     Furieuse, Monick jura qu'elle retrouverait les fées et qu'elle les tuerait.

Son mari, Claude, lui dit :

« Chéri, nous devons aller récupérer nos enfants tout de suite.

 - D'accord Claude, on y va » approuva Monick.

Ils partirent à la recherche de leurs enfants en voiture volante. Mais, quarante-cinq minutes plus tard, leur voiture n'avait plus de carburant, ils la poussèrent jusqu'au garage de leur ami Mortimer. Celui-ci, après leur avoir mis le plein, les accompagna dans leur aventure. Ils partirent tous les trois.

    Plusieurs heures plus tard, ils arrivèrent dans le royaume des fées. Monick sortit de la voiture et courut dans la direction du château de la reine des fées (pendant que Claude et Mortimer s'éclipsaient). Monick tua toutes les fées qui étaient sur son passage. En arrivant dans le château,  elle ne trouva pas ses enfants mais elle reconnut une des fées qui les avaient volés  et elle la tua, après lui avoir demandé où était sa progéniture. Puis Monick alla dans une salle sombre où ses enfants étaient emprisonnés et tua les neuf autres fées.

Monick et ses enfants retrouvèrent Claude et Mortimer qui avaient réussi à s'emparer de tout le trésor des fées. Ils partirent en évitant les attaques de celles-ci, et réussirent à les semer.

 Les fées durent vivre dans la misère ;  par contre nos aventuriers vécurent dans la richesse et Mortimer aussi.

 Ils vivent heureux encore aujourd'hui dans une petite maison près d'une plage.  

******************************************************************

         Le Berger de la Montagne

Le berger de la montagne Il y a bien longtemps, au pied d'une montagne, vivait un berger très pauvre, qui menait une vie paisible avec ses moutons au pelage argenté. Sa voisine était une sorcière au long nez crochu surmonté d'une verrue. On la voyait toujours accompagnée d'un chat noir qui parlait. Elle vivait dans un manoir hanté par un certain nombre de fantômes vieux de cent bonnes années. Un soir, pendant que le berger fêtait ses quarante ans, alors que la fête battait son plein, la sorcière s'invita. Quand la fête fut finie et tout le monde parti, la sorcière dit au berger : « Quelle belle fête berger ! -Merci du compliment. - Ah oui ! Tu peux être fier : tes moutons ont mangé toute l'herbe de mon champ ! Je te laisse une chance de te racheter en acceptant mon défi, sinon je te mange ! -Quel est ce défi sorcière ? -Tu devras me rapporter dix dents du dragon qui rode dans la montagne en moins d'un mois. -Je veux bien mais à une seule condition : que je puisse utiliser mon cheval et ma flûte. -D'accord, cela ne va rien changer ; tu pars demain à l'aube, je mettrai mon sablier en marche. » Le lendemain, à l'aube, le berger partit sur son cheval ; sa flûte, de l'eau et de la nourriture dans un sac. Pendant une semaine il chercha le dragon, lorsqu'un jour il le trouva. Il était terrifiant, il avait des yeux rouges, des écailles vertes et il crachait d'énormes flammes. Le berger eut peur et voulut rentrer mais il prit son courage à deux mains. Il prit sa flûte et joua son plus joli morceau : « Au clair de feu ». Le dragon se calma et devint gentil, puis il se mit à parler : « Tu joues une très belle mélodie, je vais t'accorder un vœu, à une seule condition : que tu viennes me jouer la mélodie une fois par mois. -D'accord, j'aimerais que tu me donnes dix de tes dents, il faut que je les rapporte à la sorcière qui m'a lancé un défi. -Prends mes dents, elles vont repousser toutes seules. -Mille mercis, Monsieur le dragon » Et notre berger s'en alla chez la sorcière lui apporter les dents de dragon. Mais il se perdit et mit deux semaines à retrouver son chemin ; il arriva à la dernière minute, en effet, le chat de la sorcière, qui voulait l'éloigner de son but, se transformait en diverses personnes qui, à chaque fois, lui indiquaient un mauvais chemin. « Tu as failli être en retard, je pensais que tu n'y arriverais jamais. Finalement tu n'es pas si bête que ça. Maintenant que tu es là, donne-moi les dents. -Oui, elles sont là, dit le berger en apportant les dents à la sorcière. -Bien, bien, tu as gagné, je te laisse tranquille avec tes moutons. Grâce à toi je peux préparer mon philtre d'amour. » Le soir même, le berger fêta son exploit au village et vécut heureux avec sa femme.