Histoire du collège Georges Duhamel

25 sept. 12

De 1864 à 1879, divers groupes scolaires sont construits dans le 15ème : Lacordaire, Quinault, St Charles, Domsbale, Olivier de Serres et notre école Blomet qui est située rue Blomet et rue des Volontaires.

Depuis 1822, les riverains avaient transformé une impasse existante en ruelle débouchant ainsi dans la rue de Vaugirard, d’où le nom premier de Ruelle volontaire, le S fut ensuite ajouté pour rendre hommage aux soldats de l’an II de la Révolution.

L’école " s’élève à l’angle de la rue des Volontaires " (G. Duhamel). Elle a été l’œuvre de l’architecte DEVREZ en 1873. C’est le même architecte qui a conçu la mairie du 15ème. Il était depuis 1871 architecte divisionnaire de la Ville de Paris dans le 15ème arrondissement.

Georges Duhamel qui vient d’avoir son certificat d’études en 1895 et qui habitait rue du Maine fut inscrit au cours complémentaire de la rue Blomet. Il y fera de belles études, avant de rejoindre le lycée Buffon. Il laisse dans " inventaire de l’abîme " de très belles pages sur l’établissement dont il a gardé de magnifiques souvenirs :

« La rue Blomet dans son parcours entier suit la rue Lecourbe comme une veine satellite accompagne une artère. Elle est moins fréquentée, moins turgescente que le vaisseau principal. L’école s’élève à l’angle de la rue des Volontaires. C’est une assez grande bâtisse morose et fuligineuse mais je ne peux la voir, s’il m’arrive de passer dans ces quartiers lointains, sans une émotion toute mêlée de gratitude. (L’école Blomet est) un lieu délice où les professeurs étaient des amis qui prenaient plaisir à enseigner à leurs élèves des choses admirables ».

Cette première année 1896 dans sa chère école s’acheva avec l’obtention de 15 nominations, huit premiers prix, le prix d’excellence et une médaille d’argent.

Pendant la seconde guerre mondiale, le groupe scolaire connut aussi des heures sombres, puisque 15 enfants furent déportés et ne revinrent jamais.Une plaque apposée par la Mairie de Paris porte leur nom à l'entrée du collège. Il est à noter que pendant cette même période, Georges Duhamel qui était académicien décida de tenir tête ouvertement à la pression de l'occupation. En effet, dès 1940, ses oeuvres ont été interdites par les allemands. Il explique son attidtude dans une lettre à François Mauriac. "Mon cathéchisme depuis le début a tenu en quatre petites phrases : ne pas se tuer, ne pas s'enfuir, ne pas se cacher et travailler".

Georges Duhamel mourut le 13 avril 1966. Il laisse une oeuvre abondante dont "civilisations" qui lui vaudra le prix Goncourt et la "Chronique des Pasquier".