Activités

Spectacle danse

 

Compte-rendu d'Oviyah Thevarajah classe de 4e 5 : sortie au Théâtre de la Cité internationale de la classe de 4.5 du 8 novembre 2016 pour le spectacle de chorégraphie "Tordre" de Rachid Ouramdane.

 http://www.theatredelacite.com/programme/printemps-ete-2017/spectacle-rachid-ouramdane

 

Art 1

Le spectacle de danse contemporaine - la pièce chorégraphique "Tordre" au TCI - nous a été présentée par le réalisateur lui-même, Rachid Ouramdane, co-directeur du Centre national chorégraphique de Grenoble. Il nous a expliqué, à nous qui l’écoutions avant le spectacle, qu'il choisissait particulièrement pour ses interprètes de scène, des "étrangers" dits d’origine diverse ou bien porteurs d’une différence – des êtres qui en général, ont développé une façon de danser qui leur est propre, à partir de leurs propres contraintes et particularités, de leur histoire intime – une réalité difficile à vivre au départ qui s’est transformée en une belle force véritable . Voilà pourquoi le chorégraphe a fait appel à Annie Hanauer, danseuse américaine, et Lora Juodkaite, d'origine lituanienne.

Les deux artistes sont entrées sur scène pour accomplir leur danse personnelle, au-delà de leur handicap – physique ou bien « moral ». Nous étions bien installés aux premiers rangs du balcon, nous avons pu ainsi bien voir et dominer le spectacle. L'éclairage de la salle a disparu puis les lumières de la scène se sont installées.

Les danseuses sont arrivées sur le plateau, l'une côté cour et l'autre côté jardin : elles se sont croisées souvent tout en entamant une danse individuelle, chacune de son côté, à la manière des accessoires scéniques, ainsi deux hélices posées et installées sur le plateau et qui tournaient selon leur vitesse propre.

La danseuse lituanienne n'en finissait pas de tourner sur elle-même tandis que l'interprète américaine dont un bras est continué par une prothèse s'élançait sur la scène dans des mouvements amples et gracieux, une danse large et généreuse.

Les danseuses sont entrées en contact par instants, et l'une – plus élancée dans l’espace - a semblé arrêter l'autre dans son cercle infernal de tournoiement.

Celle-ci a expliqué son enfance et l’origine de cette danse incessante sur elle-même : la peur et le mal-être l’ont conduite à cette gestuelle, à côté de sa sœur qui la regardait danser sur le tapis rouge familial qu’elles ont fini par ôter toutes les deux.

La chanson "Feelings" de Nina Simone a envahi l'espace - et Annie Hanauer s'est mise à l'écoute de ces sensations sonores, répondant par le corps aux invectives.

Le spectacle est gracieux ; il joue sur la répétition, le silence et la finesse d'une musique envoûtante alors que les deux interprètes dansent de toute leur âme.

 

 

Spectacle "l'homme du bus"

Compte-rendu de Mohamed Ata Alla - Classe de 4e 5 : sortie au Théâtre de la Cité internationale de la classe de 4.5 du 24 janvier 2017 pour le spectacle ‘L’Homme de Bus » de Camille Boitel.
 
 
Art 2
 
La pièce m’a fasciné, et j pense que tous les élèves ont été intéressés d’une façon ou d’une autre. L’interprète tient au départ un tréteau dans les mains, une chaise et une planche: cela signifiait pour moi qu’il s’apprêtait à monter une table, de façon artisanale. 
Or, peu après, il s’empare d’un autre tréteau et fait mine de s’avancer mais le tréteau qu'iil vient de saisir l’empêche d’avancer ! Il finit pas réussir enfin cette tentative si vaine, mais c’est pour retomber aussitôt dans un autre problème ! Que de difficultés ! Que d’obstacles à surmonter !
Ne serait-ce que poser la planche de bois sur la table s’avère impossible pour Camille Boitel.
Une fois l’acte accompli, le comédien fait une sorte de rodéo sur cette même planche. Puis, des salto et des figures incroyables et vertigineuses se sont enchaînées.
Amassant un tas ou un monceau de tréteaux, l’artiste semble prendre une douche, alors qu’une poudre blanche tombe des cintres, comme s’il s’agissait de l’eau. Belle image poétique.
Puis il enfile ses habits, une sorte de robe immense et volumineuse noire qui donne l’impression qu’il se déplace en glissant furtivement.
Il semble même « pondre » du charbon, une scène farcesque et comique.
L’acteur se déplace, toujours en mouvement, et va de la scène à la salle, monte dans les étages, contourne les galeries et apparaît partout ! Il crie.
Camille Boitel nous a donné l'image répétitive de notre vie quotidienne quand nous tentons de régler un problème pour tomber aussitôt dans un autre.
Un spectacle loufoque et enchanteur qui nous a fait sourire et rire.
 
 

Spectacle "Tesseract"

"Tesseract" de Nacho Flores - compte-rendu de Khiara Hourlier  - classe de 4.5
 
 
  Art 3
 
 
L’artiste commence par marcher sur des cubes dans le seul but d’arroser une plante située assez loin de la place d’origine de l’arroseur. 
Il se bat avec les cubes et tente des figures acrobatiques.
On pourrait le prendre pour un homme de " cro  magnon" car il redécouvre comment on s’assoit, on se tient debout ou on se penche.
De la pluie semble se déverser sur lui, comme si un arrosoir céleste se renversait ! Puis il retrouve sa plante, fou de joie, comme s’il croisait un ami.
Deux robots de cubes l’interpellent de leur présence non loin de lui, Nocah Flores se dirige vers le plus petit, puis l’abandonne pour le plus grand. Il grimpe dessus, et s’amuse à en retirer quelques cubes pour déstabiliser l’ensemble et faire peur au spectateur comme à lui. Crainte de la chute !
Le principe physique mis en cause dans le spectacle est celui de la gravité.
Enfin, l’interprète joue aussi avec les techniques anciennes et nouvelles de la magie - un manipulateur se tient dans l’ombre dans sa proximité et l’aide à dessiner ses figures et à maintenir son équilibre.
Il recourt également à la 4D : Il plaque des images projetées sur des objets en 3D, ce qu’on appelle le mapping. Une façon de jouer avec les pixels et le numérique : apparitions et disparitions se succèdent. Vrai ou faux ?
Les tours de cubes empilés donnent l’impression d’apparaître ou de disparaître selon les jeux de lumières, de s’élever puis de s’effondrer.
C’est un moment plus calme quoique étrange après une séance de lancers de cubes qu’on lui jette de l’extérieur, depuis les coulisses jusqu’à la scène, et le comédien doit évidemment éviter de recevoir des cubes : il se baisse, penche à droite puis à gauche, tourne la tête ou se casse en deux : il est habile et évite le pire….
 
Un spectacle ludique et malicieux qui amuse beaucoup le public en l’étonnant et le surprenant plus que de coutume. Un beau plaisir de jouer.