Les contes et la parité - Du coeur dans les cordes

21 févr. 17

 

Du cœur dans les cordes

 

                Il était une fois un prestigieux orchestre symphonique qui répétait un concert dans un somptueux auditorium. Ce travail demandait beaucoup de concentration, de méthode et de rigueur à l’ensemble des musiciens. Sur la scène, ceux-ci étaient installés par famille d’instruments. Sur le devant, prenaient place les élégantes cordes parmi lesquelles le premier violon. Celui-ci répétait souvent seul car il devait assurer plusieurs solos très difficiles. Il semblait très fier de jouer ce premier rôle. A l’arrière, les majestueux bois étaient regroupés au centre. Sur leur gauche, les étincelants cuivres brillaient de mille feux et sur leur droite, les percussions étaient prêtes à donner le tempo.

             Après une longue répétition, les musiciens heureux de leur journée s’en retournèrent chez eux. Les instruments restèrent posés soigneusement sur la scène. Eux aussi, après tant d’effort, se reposèrent paisiblement jusqu’au moment où un petit gémissement provenant du fond de la salle les éveilla. Ils se précipitèrent tous en direction de cette plainte et, à leur grande stupéfaction, découvrirent une guitare mal en point, seule, abandonnée et en pleurs.

«-Mais que fais-tu là petite sœur ? Pourquoi es-tu si triste ? demandèrent les instruments tous en chœur.

- Je me sens bien seule, personne ne m’aime. Je rêve depuis toujours de jouer dans un orchestre symphonique mais malheureusement les guitares ne peuvent jamais en faire partie. Je vous ai écouté répéter toute la soirée et mes cordes vibraient de bonheur. J’aimerais tant jouer avec vous !»

Touché par son chagrin, un trombone proposa l’entrée de la guitare dans leur orchestre. Tous les autres instruments attendris approuvèrent. L’idée parut formidable. Le premier violon, quant à lui, n’eût pas la même empathie. Il s’opposa totalement à cette proposition.

«- Ah non ! dit-il. Depuis quand les guitares font elles partie de notre orchestre symphonique ? Et de toute évidence, c’est impossible pour elle de nous rejoindre puisqu’elle n’a jamais répété un seul mouvement de notre symphonie. Rappelez-vous : le concert à lieu demain soir.

- Mais avec de la bonne volonté c’est possible ! Nous avons une nuit entière pour répéter ! rétorque la contrebasse de sa voix grave.

- Oui, laisse-lui donc une chance ! supplie à son tour la flûte traversière.

- C’est d’accord…soupire enfin le premier violon. Mais  je vous garantis que si demain rien n’est au point, je vous dénoncerai tous aux musiciens, et vous serez bannis à tout jamais de l’orchestre ! »

Des oh et des ah s’échappèrent du groupe. Une fois le calme revenu, les répétitions purent commencer.

            La guitare s’accorda puis déchiffra les notes de chaque mouvement, et les travailla intensément. Elle mettait tout son cœur, s’appliquait énormément, mais pleurait bien souvent, pensant être bien loin du talent des autres instruments. Le premier violon ne l’aida pas d’un pouce, et il fut bien le seul… Plus les résultats s’amélioraient, plus il rageait et lui disait méchamment « Tu pers ton temps, ta place n’est pas ici, tu devrais plutôt retourner jouer dans les galeries du métro ! ». Très peinée et humiliée, elle ne lâcha pas prise pour autant. Les autres instruments redoublèrent d’encouragements et s’entrainèrent avec elle avec obstination tout au long de la nuit. L’orgueilleux violon attendait impatiemment le lever du soleil pour dénoncer, comme il l’avait dit, les instruments aux musiciens, et rester ainsi le seul à rayonner sur la scène.

            Le temps s’écoulait et une grande fatigue l’enveloppa. Il alla donc se reposer seul au fond de la scène, là même où ils avaient trouvé la guitare. Pendant son sommeil, un homme lui apparut, ce qui le fit vivement sursauter. Il le reconnut : c’était Apollon, le Dieu de la musique que tous les instruments vénéraient. Cette divinité l’interrogea :

« - Que fais-tu ici mon ami ? Pourquoi n’aides-tu pas la guitare comme le font les autres instruments ?

- Heu…je…je me repose, balbutie le premier violon impressionné.

- Ah  bon ? Tu te reposes ! Crois-tu avoir fait le bon choix alors que tes camarades partagent leur savoir pour accepter une consœur dans l’orchestre ? Pourquoi cette intolérance ?

- Mais Divin Apollon, les guitares n’ont pas de place dans un orchestre symphonique !

- Et bien mon beau violon : Il faut savoir tendre la main à ceux qui sont différents. Retiens bien cette maxime. »

Sur ces paroles le Dieu disparut. Tout d’abord, le premier violon crut à un rêve. Mais non ! Au bout de son archet un petit papier attira son attention. Il le déplia soigneusement et put lire en lettres majuscules : IL FAUT SAVOIR TENDRE LA MAIN A CEUX QUI SONT DIFFERENTS. Il comprit qu’il n’avait pas rêvé. Apollon lui avait bel et bien rendu visite lors de sa sieste.

            Il retourna sur scène et cacha son émotion. Il ne voulait pas se résigner. Au petit jour, le soleil levé, il ne fit aucune remarque. Les autres instruments travaillaient dur pour intégrer la nouvelle. La petite guitare était épuisée, mais tellement heureuse qu’elle n’en fit rien paraître. Ils avaient répété durement toute la nuit et le travail porta ses fruits. Ils proposèrent au premier violon de se joindre à l’équipe pour une dernière répétition, mais l’orgueil fut plus fort et il refusa. Aussitôt il regretta en repensant à Apollon : « Il faut savoir tendre la main à ceux qui sont différents » et accepta la proposition. La répétition fut un chef d’œuvre.

Dans la matinée, les musiciens arrivèrent à l’auditorium. Les instruments leur firent part de leur aventure nocturne. Ceux-ci furent surpris mais enthousiastes de cette belle initiative. Ils trouvèrent un guitariste, et répétèrent tous ensemble les différents mouvements. Au grand dépit du premier violon, ce fut parfait.

            L’heure du concert arriva, et les spectateurs, dans un joyeux brouhaha, prirent place. Le calme revenu, l’orchestre entama la symphonie. Tous les instruments dégagèrent leurs plus beaux sons. Le talentueux premier violon se dépassait. Sa grâce et sa légèreté envahissaient la salle. La petite guitare s’enflammait de bonheur. Ses accords étaient parfaits et ses cordes vibraient sous les doigts agiles de son musicien. Ce fut un triomphe ! Le concert fini, les spectateurs applaudirent longuement puis se levèrent pour une ovation particulière au premier violon. Celui-ci, avant de saluer le public, alla chercher la guitare et la présenta :

« Mesdames et messieurs ce concert fut un réel succès grâce à mes amis instruments et musiciens et à notre nouvelle conquête, Mademoiselle guitare ! »

 

Il la prit par sa taille fine et l’embrassa. Un flot de bravos et d’applaudissements retentit dans l’auditorium. La guitare rouge d’émotion remercia le public, le premier violon, tous les autres instruments et leurs musiciens.

Une fois la salle vidée de ses spectateurs, l’orchestre fit la fête et alors que chacun allait de son commentaire, premier violon et douce guitare disparurent dans les coulisses de l’auditorium. Ils vécurent longtemps heureux et dès lors beaucoup de premiers petits violons et de petites guitares rejoignirent de grands orchestres.

 Julie B., 6B


Les contes et la parité - Le vol du beau phoenix Laura

21 févr. 17

Le vol du beau phœnix de Laura

 

            En des temps très anciens, une magicienne appelée Laura habitait dans un village au bout d’une forêt sombre et immense. Laura était de petite taille et très belle. Elle était vêtue d’une robe en soie de couleur vert émeraude. Sa voix était inaudible, ses yeux bleus comme des saphirs, ses cheveux étaient longs, bouclés et blonds. Elle avait un petit pendentif en or qui était une plume de phœnix, son animal préféré. D’ailleurs, elle en protégeait un chez elle. C’était ce pendentif qui lui donnait ses pouvoirs. Régulièrement la plume perdait ses couleurs ce qui faisait que ses pouvoirs s’affaiblissaient. Les villageois l’aimaient beaucoup. Laura faisait tout pour eux: elle les aidait, sauvait les personnes malades. Grâce à elle, les habitants de son village vivaient heureux.

            Un jour dans sa maison en bois avec un toit de chaume, elle entendit un bruit strident. Aussitôt, elle se précipita à l’endroit d’où venait le bruit. Et là elle s’écria qu’on lui avait volé son phœnix. Au même moment, sa plume devint noire. Elle devait absolument retrouver son oiseau, sinon les gens de son village allaient mourir.

Quelques jours plus tard, elle reçut une lettre anonyme.

Chère Laura,

Je t’envoie cette lettre pour te dire que pour retrouver ton phœnix il faudra que tu traverses la forêt sombre, le territoire des faucons, battre la sorcière Malala, et le chef des faucons. Pour réaliser ces quatre épreuves il te faudra fabriquer une baguette magique. Pour la construire il te faudra ramener au pied d’un arbre à l’autre bout de la forêt :

-          Ta  plume de phœnix affaiblie,

-          Un os ou une pierre blanche allongée que tu trouveras dans la grotte sous ta maison. Tu pourras y aller par la trappe qui se trouve sous ton lit.

-          Du roseau abimé

-          Deux pétales de n’importe quelle fleur. Le mieux sera la fleur la plus rare que tu trouveras dans la grotte que je t’ai indiquée ci-dessus,

Anonyme,

            Laura, stupéfaite de cette lettre, en resta bouche-bée et se demanda qui avait bien pu l’écrire. Elle se dit alors qu’elle devait essayer de faire ce que cette lettre indiquait. Elle alla chercher un sac et son tapis volant. Elle sortit de sa maison et traversa la forêt immense et noire.

            Trois jours plus tard, elle se trouva devant un arbre où elle déposa les objets énumérés dans la lettre. A ce moment là, au pied de l’arbre une baguette magique apparut.  La magicienne tremblait de froid et de peur car elle était toute seule et perdue.  Avec sa baguette magique elle réussit à créer une carte pour se rendre sur le territoire des faucons.

            Laura, une fois arrivée, attaquée par tous les faucons les tua un à un. A ce moment là, un sorcier apparut. Elle s’écria alors:

«- Sorcier Louis!

-          Oui, c’est bien moi,je viens vous remettre une pierre magique

-          Et à quoi sert-elle?

-          A renforcer vos pouvoir pour la baguette

-          Merci beaucoup pour votre bonne gratitude sorcier Louis et puis est vous qui avait écrit la lettre que j'ai reçue il ya 4 jours

-          Oui,  je veux vous aider. Il n’est pas question que la sorcière gagne!

Le sorcier disparut et Laura était seule. Elle voulait aller au manoir de la sorcière Malala qui gardait prisonnier son phœnix. Mais, un gros bruit sourd retenti. Un gigantesque faucon apparut devant elle. Elle utilisa un sort qui rendit le faucon tout étourdi. Il tomba à terre. La magicienne enflamma le faucon et il disparut.

            Laura alla toquer à la porte du manoir où habitait la sorcière. Le manoir était tout délabré, d’un noir profond, biscornu, et gigantesque. La sorcière apparut derrière la porte. Elle était grande, un nez tordu, des yeux jaunes et le pire de tout elle est ingrate. Personne ne comprenait ce qu’elle disait parce qu’elle parlait avec un cheveu sur la langue. Cette sorcière a été exilée parce qu’elle jetait des mauvais sorts aux gens du village. Alors elle voulait des pouvoirs, beaucoup de pouvoirs pour se veanger. C’est  pour ça qu’elle a volé le phœnix de Laura. Elle détestait Laura qui vivait heureuse dans son village alors qu’elle vivait dans son manoir tout noir et froid.

            La magicienne se trouva devant la sorcière. Un duel commença. Elles se jetaient des sorts à tour de bras jusqu’à ce que Laura s’écroule sur le sol. La magicienne était perdue. Le phœnix au fond du manoir hurlait. Il hurla encore plus fort et là le sorcier Louis l’entendit.

            Louis apparut et pendant que la sorcière rigolait d’avoir battu Laura, il entra dans le manoir, prit une plume au phœnix, et retourna auprès de Laura pour la soigner. Il mit la plume dans le pendentif et Laura reprit aussitôt des forces. Le sorcier lui dit à l’oreille:

«Combine ta plume avec la baguette, ça créera un sortilège très puissant.»

Laura testa ce que lui a dit Louis et réussit à créer le sort. Il était tellement puissant que la sorcière en mourut.

C’est ainsi qu’elle battit héroïquement la sorcière Malala et qu’elle put récupérer son phœnix.  

Depuis ce jour là le sorcier ne quitta plus Laura.

 Jean-Baptiste G., 6B

 

 

 

 

 

 

 


Les contes et la parité - Le vase

21 févr. 17

Le Vase

Il était une fois un jeune garçon qui vivait avec sa mère. Sa mère allait travailler aux champs ce qui lui apportait un maigre revenu pour vivre tous les deux. Quant à lui, il volait : du pain à la boulangerie, de quoi faire une soupe au marché et, quand il le pouvait un poisson ou un poulet.

 Mais un jour, lors de la grande foire, organisée par le roi, le jeune garçon déroba une belle bague rouge qu’il comptait offrir à sa mère. Il fut surpris en flagrant délit. Essayant de s’échapper en courant, il n’alla pas loin et fut arrêté et emmené devant le roi. Sa majesté écouta le récit émouvant de la vie quotidienne de ce jeune homme. Et comme il était bon, il prit cette décision : si le jeune homme arrivait à combattre et réussissait un exploit incroyable choisi par le roi, il pourrait être pardonné. Mais s’il échouait, il devrait rester le reste de sa vie au fond d’un cachot pour ne jamais ressortir.

 Le jeune homme accepta sur le champ. Même s’il avait donné une réponse très rapide et qu’il semblait confiant, il avait très peur de ce qui l’attendait. Soudain, dans une poussière d’étincelles, une petite fée pas plus grande qu’une main humaine s’approcha de lui et lui tendit une longue et magnifique épée, qui était sensée lui donner la victoire. Le jeune garçon qui n’avait même pas de cheval à sa disposition, regretta tout à coup la décision qu’il avait prise, mais pensant à sa mère et au cachot sombre et sale qui l’attendait, il se ressaisit et serra d’une poigne ferme sa belle épée.

 L’épreuve donnée par le roi était de dérober aux trois sorcières les plus monstrueuses de la région, le vase qui les rendait immortelles. Voler, il savait faire, mais pas à des êtres surnaturels et encore moins des vases rendant immortel. Mais il n’avait pas le choix !

 Arrivée à la lisière des marécages qui abritaient la chaumière des sorcières, le jeune homme réfléchit un instant à une solution pour combattre les créatures. Tout le monde savait que deux des trois sorcières immobilisaient sur place tous les gens qui croisaient leurs regards. Mais la troisième, la plus jeune, ne pouvait que cracher du feu. Alors saisissant son épée, il s’aventura dans le marécage. Pataugeant dans l’eau boueuse des marais sombres et brumeux, il s’approcha avec lenteur d’une faible lueur jaunâtre qui devait surement venir du repère des sorcières. Arrivant devant la petite et vieille bâtisse cachée par d’énormes palétuviers, le jeune homme s’avança, guidé par la lumière de la pleine lune. Quand soudain un cri jaillit des marécages, ce qui fit s’envoler des gros corbeaux noirs croassant lugubrement. Une lumière blanche s’échappa de la cheminée, de la porte et des fenêtres de la petite demeure. Le jeune garçon ne comprit pas ce qu’il se passait, accéléra le pas pour se cacher tout près de la fenêtre et ce qu’il vit le terrorisa : une des trois femmes faisait sortir de ses yeux de la lumière blanche qui avait jailli quelques minutes plus tôt. Elle paralysait de la tête aux pieds un pauvre homme qui avait dû se perdre dans les marais. Pétrifié de peur, le jeune garçon serra son épée, et se dit qu’il n’aurait aucune chance contre ces monstres. A ce moment, la petite fée, celle qui lui avait donné l’épée apparut et lui souffla des conseils à l’oreille.

 Prenant son courage à deux mains, il cassa la fenêtre avec son arme et se rua à l’intérieur crevant les yeux des deux ainées. Mais la plus jeune malgré son âge ne se lassa pas faire et cracha du feu. Il en sortait de sa bouche, de ses narines, de ses oreilles. Pendant un temps horriblement long, le jeune garçon et la sorcière s’affrontèrent. Soudain une idée traversa son esprit. Voyant le fameux coffre que la fée lui avait indiqué et dans lequel le vase se trouvait, il courut jusqu’à lui et l’ouvrit. Triste de devoir casser un aussi bel objet, il s’en empara et le brisa comme l’être magique lui avait conseillé. Et comme par enchantement, les trois sorcières disparurent. Au grand étonnement du garçon, les bouts de vase s’étaient reconstitués et formaient le beau récipient doré qu’on lui avait demandé de dérober. Ainsi, le sortilège rompu, l’homme qui avait été pétrifié remercia et accompagna le garçon chez le roi où il fut accueilli comme un héros.

 Comme il l’avait promis, le roi pardonna le jeune homme et le maria même à sa fille. La mère, fière de son fils emménagea au château où elle fut traitée comme une reine. Quant à lui, il vécut heureux et eut beaucoup d’enfants.

 

 

Esther B., 6B


Les contes et la parité - Le prince troubadour et la princesse courageuse

21 févr. 17

 

Le prince troubadour et la princesse courageuse

 

Il était une fois à la Roche Saint-Albert, un prince et une princesse pas comme les autres. Le prince voulait devenir troubadour et la princesse, se battre comme un chevalier. Leurs parents, le roi et la reine, étaient contre ces passions qui sortaient de l'ordinaire. La princesse allait souvent sur les chemins de ronde avec  les gardes, et le prince se cachait dans la cave du chateau, pour jouer du luth.

 

Un jour qu'il jouait de son instrument, un dragon gros comme cinq boeufs sortit des souterrains et enleva le prince. Quelques heures plus tard, la princesse qui ne  voyait plus son frère, partit à sa recherche. Elle chercha partout, dans les tours, sur le chemin de ronde et même dans le grenier! Mais il était introuvable.

 

Alors elle descendit dans la cachette de son frère, la cave. Quand elle y entra, la princesse reconnut le luth de son frère, abandonné sur le sol, et vit les empreintes du dragon. Elle prit son courage à deux mains pour suivre la piste du monstre et s'engagea dans un  couloir très sombre.

 

Quand elle arriva dans l'antre du dragon, celui-ci dévorait un mouton. Le prince enchainé, lui expliqua que le dragon l'avait capturé pour qu'il lui joue de la musique. Alors la princesse appela le dragon. Il se retourna et se dirigea vers elle. Celle-ci se mit à courir, le dragon à ses trousses. Ils débouchèrent sur la cour du chateau, pleine d'activité à cette heure. Le dragon attiré par la foule, laissa tomber la princesse. Elle en profita pour redescendre dans les souterrains pour libérer son frère.

 

Pendant ce temps, le dragon terrorisait la ville. Il brulait les maisons et avait déjà blessé plusieurs gardes. Quand le prince sortit de la cave avec son luth, il en joua. Le prince enchaina symphonie sur symphonie, concerto sur concerto. Il en joua tellement bien qu'il réussit à dompter le dragon. Quand on enferma ce montre cracheur de feu, le roi vint voir ses enfants et leur dit : "Aujourd'hui, vous avez fait preuve de courage et vous avez montré que vos talents étaient utiles au royaume. Mon fils je te laisse devenir troubadour! Et toi ma fille je te nomme chevalier!"

 

Depuis ce jour, à la Roche Saint-Albert on est libre de choisir sa destinée, que l'on soit une fille ou un garçon.

Isaac S., 6B


Les contes et la parité - Le dragon, le prince et la fille du savant qui n'était pas fou

21 févr. 17

Le dragon, le prince et la fille du savant qui n'était pas fou

 

Il était une fois, au royaume de Glace, un roi qui vivait dans son palais avec son fils, le prince. Le roi s'appelait Aglagla et son fils, Glaçon. Glaçon était très peureux et cela embêtait le roi car, au royaume de Glace, pour devenir roi, il fallait savoir se battre. Le prince avait les plus beaux et les plus longs cheveux de tout le royaume. Au royaume de Glace, il y avait aussi un savant qui n'était pas fou, mais comme c'était trop long à dire, on l'appelait le savant fou (ce qui le vexait beaucoup) il se nommait M. Germain et il avait une fille qui s'appelait Elisabeth. Mais au royaume des Glace il y avait aussi un terrible dragon qui terrorisait la population et mangeait les enfants...

Un jour, le dragon eut une idée (ce qui était extrêmement rare), il voulut enlever le prince Glaçon pour lui couper ses longs cheveux ! Le dragon était très coquet et il voulait en faire une perruque. Et malheureusement, c'est ce qu'il fit. Quand Aglagla découvrit la disparition du prince, il fut rouge de colère !

- Qui aurait eu l'audace de faire cela au prince Glaçon, répétait-il, qui ?

Mais quand il comprit que son fils avait été enlevé par le dragon, il fit venir ses conseillers, même s'il était vert de peur.

Le savant qui n'était pas fou faisait partie du conseil et s'exclama :

- Ecoutez-moi, j'ai une idée !

Le chef des chevaliers lui coupa la parole :

- Je n'écoute pas les babillages d'un savant fou ! J'ai une meilleure idée, nous allons envoyer à la grotte du dragon le plus vaillant chevalier du royaume, qu'en pensez-vous ?

Tout le monde fut d'accord sauf le savant fou car il était vexé. On envoya, Roland, le plus vaillant chevalier du royaume, délivrer le prince. Hélas, il mourut carbonisé par les énormes flammes du dragon. Le roi, qui avait viré au bleu, envoya Perceval, le deuxième plus vaillant chevalier du royaume terrasser le dragon. Mais, dommage, il mourut écrabouillé par l'énorme patte du dragon. Le roi qui était devenu blanc comme un linge, demanda à Arthur de combattre le dragon. Mais, dommage, celui-ci mourut dévoré car le dragon commençait à avoir très très faim !

Le roi, qui était au bord de la crise cardiaque ne savait que faire. Il décida de rappeler ses conseillers car ils auraient peut-être des idées.

Le savant qui n'était pas fou n'était plus vexé et exposa son idée :

- Ma fille est très maligne, et elle voudra surement nous aider... Mais je crois qu'elle dort et je ne sais pas si elle voudra qu'on la réveille.

- Quoi ! explosa le chef des chevaliers, votre fille dort alors que le prince risque de se faire dévorer à tous moments si nous n'intervenons pas rapidement !

Le roi coupa court à une nouvelle dispute et ajouta :

- M. Germain a eu une bonne idée et de toute façon, c'est notre seule chance de sauver le prince Glaçon. Comment s'appelle votre fille ?

- Elisabeth.

- Très bien allez la chercher !

Elisabeth ne dormait pas et elle fut enchantée d'aider le prince.

Elle fut invitée au conseil et proposa :

- Nous allons envoyer à la grotte du dragon un colis piégé dans où nous déposerons une bombe et quand le dragon ouvrira le colis, la bombe l’enverra au pays des Elfes !

Le savant qui n'était pas fou fut chargé de la construction de la bombe. Il mit treize jours et treize nuits à la construire pendant lesquelles, si on passait devant la porte du laboratoire on pouvait entendre :

- Alors, la mèche, voilà...

ou

- Voyons-voir, placer la poudre dans le tube, ensuite...

Mais ce que personne ne savait c'était que, en même temps, il fabriquait aussi un élixir de gentillesse à déposer sur la bombe, ce qui, quand le dragon ouvrirait le colis, le rendrait gentil. Il pensait que les Elfes pourraient entrer en guerre contre eux car ils seraient furieux que le pays de Glace leur envoie un dragon aussi dangereux que celui-ci.

Au bout de treize jours et treize nuits la bombe était fin prête.

Le savant qui n'était pas fou donna la bombe au roi qui la confia à Elisabeth.

Élisabeth partit déposer la bombe devant l'antre du dragon qui, vu qu'il dormait ne se rendit compte de rien. Elle s'éloigna aussitôt pour ne pas être envoyée elle aussi au pays des Elfes.

Quelques minutes plus tard, Elisabeth était de retour au palais du roi Aglagla (ce n'était pas très loin).

Tous attendaient avec impatience le gros «BOUM !» signifiant que le dragon avait ouvert le colis et qu'il était maintenant en route pour le pays des Elfes.

Soudain, tout le palais entendit le dragon qui s'interrogeait (et oui, la voix des dragons porte très loin) :

- Oh, du courrier, qui peut bien m'écrire ?

Après un instant de silence, il reprit :

- Mais oui, j'allais oublier, ce doit être mon cousin qui m'envoie le vernis à griffes dont il m'avait parlé ! (C'était un dragon très coquet)

Il ouvrit le paquet et on entendit le gros BOUMMMM qui fit trembler les murs de glace du château. Le roi envoya une expédition pour aller chercher le prince à la grotte du dragon où il était encore ficelé comme un rôti !

Elisabeth et son père faisaient partie de l'expédition. Elisabeth avait hâte de rencontrer le prince qu'elle ne connaissait pas. L'expédition arriva enfin à l'ancienne grotte du dragon, là où était enfermé le prince.

Le prince et Elisabeth se regardèrent et tombèrent fou amoureux. Ils ne se marièrent pas, mais ils voyagèrent beaucoup, en Suède, en Norvège, au Danemark, au Canada et même en Antarctique où ils se firent de nouveaux amis : les pingouins ! Finalement le prince se coupa les cheveux car ils étaient devenus tellement longs qu'il marchait dessus !

Paloma P., 6B


Formation des délégué-e-s autour de l'égalité filles-garçons Réunion de formation du 6 décembre 2016, collège Jean-Baptiste Say Intervention préparée par Madame Jean, inspectrice et l’association Hubertine Auclert (1848-1914)


Le projet parité 2016/2017

Informations concernant le projet parité 2016/2017 au sein du collège Rognoni.


Le collège Rognoni a reçu un trophée de l'égalité filles/garçons pour son projet autour de la parité.