Classes de 3ème : Voyage dans la Somme et projet autour des soldats britanniques de la Première Guerre mondiale

Autour du voyage dans la Somme des classes de 3ème A et D le jeudi 3 et vendredi 4 novembre 2016.

Travail en classe

Un projet d'enseignement pratique interdisciplinaire en 3ème

Ce projet EPI sur les soldats britanniques a été réalisé en histoire en collaboration avec les professeurs d’anglais, M Lajoumar pour les 3ème A et M Bertin pour les 3ème D.

M Lefèvre, professeur de lettres en 3ème A, a fait travailler ses élèves sur La prose du Transibérien de Blaise Cendrars et leur a demandé de raconter leur voyage à la façon de Blaise Cendrars dans ce livre.

En histoire, avec Mme Morin, le travail à réaliser était un Power Point de 10 diapos qui regroupait le travail de recherche effectué en salle informatique sur la bataille de la Somme, les soldats britanniques et leurs colonies et le recrutement britannique ainsi que des informations prélevées durant le voyage : historial de Péronne (fosse équipement du soldat britannique, affiche de recrutement, présentation d’une eau forte d’Otto Dix), présentation de deux mémoriaux vus durant le voyage.

Un projet dans le cadre de la mission du Centenaire de la Grande Guerre

label centenaire rondCe projet sur les soldats britanniques et la bataille de la Somme est éligible à une subvention de la missionmission du Centenaire de la Grande Guerre.

 

Vous pouvez aussi retrouver un album avec plusieurs photos de ce voyage sur ce site : cliquez ici.

Le programme du voyage

 

Les deux jours passés sur les champs de bataille de la Somme avec les classes de 3èmes A et D avaient pour objectif de faire réaliser aux élèves l’étendue de la bataille de la Somme, l’année de son centenaire. Qu’ils réalisent l’ampleur de la mobilisation britannique, l’horreur de la bataille représenté notamment par le nombre de cimetières britanniques dans cette région.

mine de la Boisselle   monument sud africain de Longueval 2   tranchée de Beaumon-Hamel

monument de Thiepval 3Le premier jour, nous nous sommes d’abord rendus à l’historial de Péronne afin que les élèves perçoivent la complexité de la guerre mais aussi en voit les détails notamment dans les affiches de propagande mais aussi les uniformes, les objets portés par les soldats. Puis, nous avons visité plusieurs lieux de commémoration : le trou de mine de Lochnagar Crater à la Boisselle (l’explosion de cette mine a donné le signal du départ de la bataille de la Somme le 1er juillet 1916), le mémorial sud-africain de Longueval (qui commémore la bataille du bois de Delville, appelé « devil wood » par les soldats sud-africains), le site de la bataille des Terre-neuviens à Beaumont-Hamel et enfin le mémorial de Thiepval, dédié entièrement aux soldats britanniques morts dans la Somme.

tranchées Notre Dame de Lorette 2Le lendemain, nous avions rendez-vous avec un guide du mémorial français de Notre-Dame de Lorette. Il nous a présenté cet immense mémorial qui regroupe un cimetière, des ossuaires, une chapelle avec les tombes de soldats inconnus de différentes guerres, et l’anneau de la mémoire, monument créé en 2014 par Philippe Prost où sont inscrits les noms de tous les soldats morts en Artois durant la Première Guerre mondiale quelle que soit leur nationalité. Nous avons terminé ce périple par le mémorial canadien de Vimy, monument majestueux qui surplombe la crête de Vimy (conquise par les soldats canadiens en 1917) de plus de 40 mètres et qui surplombe la plaine de Lens et tout le bassin houiller.

groupe monument canadien de Vimy

 

Sur chaque site, les élèves ont pu voir les traces laissées par la guerre qui célèbre pourtant ses cent ans : tranchées, trous de mines, zones encore dévastées par les obus. Et de nombreux panneaux indiquaient qu’il ne fallait pas entrer dans certaines zones à cause des obus non explosés et encore dangereux ! La commémoration du centenaire de la bataille de la Somme par les Britanniques en juillet 2016 avait aussi laissé des traces. Les familles, les officiels avaient déposé de nombreux bouquets de coquelicots (fleur de l’armée britannique) mais aussi des mots, des photos de soldats, sur l’ensemble des monuments visités. Tout cela était très émouvant et rendait plus personnel les morts de cette bataille.