L'A.S. volley remporte la coupe académique

Nous avons interviewé l'équipe des 5ème vainqueurs.

H.N., CAPITAINE DE L’EQUIPE

Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle H. N. j’ai 13 ans et je suis capitaine de l’équipe d’A.S benjamin 1.
Que signifie le mot « Benjamin » ?
C’est un mot qui caractérise les joueurs de volley qui ont moins de 13 ans.
Depuis combien de temps pratiques-tu le volley ?
Je pratique le volley depuis 2 ans.
En tant que capitaine quel est ton rôle ?
Mon rôle en tant que capitaine est d’encourager mes coéquipiers quand ils ne vont pas bien. Je suis le seul qui peut parler à l’arbitre en cas de problème.
Quelle est l’ambiance entre toi et tes coéquipiers pendant les matchs et pendant les entraînements ? Quel est l’état d’esprit ?
Pendant les matchs de compétition on essaye d’installer une bonne ambiance pour faire descendre notre pression, et aux entraînements on s’amuse mais en restant sérieux.
En tant que capitaine es-tu fier de ton équipe qui a gagné le championnat ?
Oui, mais l’année prochaine on vise plus haut.
C’est-à-dire ?
On voudrait aller au championnat de France pour pouvoir jouer contre d’autres équipes des collèges de France.
Est-ce que vous avez déjà participé à ce championnat ?
Non, on ne peut que participer en 4ème et  3ème.

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L'équipe des 5ème vainqueurs avec Mme Dupain, chef d'établissement, et M. Barvaux

V.N., JOUEUR DE L’EQUIPE
 
Peux-tu te présenter ?
Je m'appelle V.N je suis un joueur de l'A.S volley je suis en benjamin 1.
Depuis combien de temps pratiques-tu le volley ?
Je pratique le volley depuis 2 ans.
Tu fais partie de l'équipe qui a gagné le championnat, es-tu fier ?
Oui je suis très fier de moi et de mes coéquipiers.
Est-ce que votre entraîneur vous a préparé à ce championnat ?
Oui il nous a préparés à ce championnat, mais aussi à d'autres championnats.
Comment s'est passé le dernier match ? Était-ce difficile ?
Oui il était très difficile. On a affronté un collège qui est en partenariat avec un club donc c'était très difficile
Pensais-tu en arriver là ? Avez-vous eu une récompense ?
On y pensait pas mais on était motivé. Pour les récompenses nous avons eu une médaille et un trophée mais notre entraîneur nous dit qu'il allait nous payer un tacos.


IMG 9757L'équipe des 6ème vainqueurs avec M. Barvaux.

M. BARVAUX, ENTRAÎNEUR
 
Pouvez-vous vous présenter ?
Je m'appelle Julien Barvaux, je suis professeur au collège Pierre Mendès France depuis 5 ans.
Pouvez-vous présenter l'A.S. volley ?
L'A.S. volley, c'est un sport scolaire proposé aux élèves. Cette année l'A.S. volley comporte 50 licenciés. Il y a neuf équipes dont 45 garçons et 5 filles. L'entraînement a lieu le lundi midi et le mercredi après-midi, plus les compétitions le mercredi après-midi.
Vous avez gagné un championnat...
Oui, on a gagné deux championnats, on est champion académique en benjamin, donc la meilleure équipe de l'académie de Paris avec les cinquièmes. Les sixièmes viennent de gagner la coupe de Paris, ils ont fini premier sur quarante équipes, voilà on a gagné les deux championnats benjamin.
Comment avez-vous préparé vos élèves ?
Ce sont beaucoup d'élèves qui font partie de la section sportive, ils ont beaucoup d’entraînements de volley. On a constitué les équipes dès le mois de septembre pour qu'ils soient habitués à jouer ensemble. Ils ont six séances de volley par semaine. Ça permet d'avoir un bon niveau et puis on a travaillé tout ce qui est la construction de l'attaque, attaquer collectivement… L'entraîneur du club m'épaule, ça permet de progresser plus vite.
Était-ce l'objectif de l'année ?
Oui, c'était vraiment trois ans de mise en place de la section sportive. En fait il y a une autre section sportive à Paris et ce sont eux qui gagnent tout le temps. C'est la première année qu'on gagne, les élèves sont contents et moi aussi.

- Interviews réalisées par RAVENW. et RILEY.S


Interview de Simon Ronceray

Lundi dernier nous avons eu la chance de rencontrer notre jardinier Simon Ronceray, à l’occasion de sa conférence qui a eu lieu au collège PMF. Il a bien voulu nous accorder quelques minutes de sa pause pour répondre à nos questions, merci à lui !

Riley : Peux-tu te présenter ?

Simon : Je m’appelle Simon, j’ai 25 ans, je travaille actuellement avec l’association  Veni Verdi et je suis co-fondateur d’Agrovélocités, un projet de tour d’Europe à vélo sur l’agriculture urbaine, créé il y a trois ans. Je fais aussi partie d’une startup qui s’appelle Agripolis, qui crée des fermes urbaines sur les toits.

R : Vous avez fait le tour de l’Europe ? C’était dur ?

S : On est parti pendant 8 mois en vélo avec deux autres amis pour faire le tour d’Europe. C’était long, c’était dur, on a fait 12 000 km donc effectivement c’était très intense.

R : Quel est ton rôle dans l’établissement ?

S : Dans l’établissement, je suis salarié de l’association Veni Verdi qui a en mise à disposition les terrains du collège pour développer un projet de ferme urbaine. L’idée est que j’aménage des espaces verts pour les rendre productifs en légumes, en fruits, en aromatiques, en plantes mellifères (ndlr : plantes butinées par les abeilles), mais surtout en pédagogie, c’est-à-dire que tout ce que je crée, j’essaie de le rendre utile pour des activités (S.V.T., etc.).

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R : Depuis combien de temps exerces-tu ce travail ?

S : J’ai commencé à exercer ce travail il y un an et demi, le 1er  novembre 2015.

R : Pourquoi fais-tu ce métier ?

S : Je fais ce métier pour plusieurs raisons, j’ai toujours aimé être à l’extérieur, je suis fils d’agriculteur et j’ai toujours jardiné. Pour moi, c’est important de reconnecter les zones urbaines à la campagne, et que les enfants puissent y accéder pour voir comment poussent les plantes qu’ils mangent. Je crois vraiment que la nature est un moyen d’apaisement.

R : Es-tu venu dans ce collège après tes études ?

S : Oui.

R: Quel a été ton parcours ?

S : J’ai fait une terminale S, une prépa bio au lycée Descartes de Tours, et j’ai intégré une école d’ingénieur à Grenoble et à Montpellier. Je n’ai pas fait un cursus classique mais un cursus spécialisé en développement agricole et rural pour les pays du Sud, pour les pays en voie de développement. J’aurais dû être amené à travailler en Amérique Latine, en Afrique ou en Asie sauf que mes stages m’ont fait réorienter mon parcours, car je trouvais que la démarche du développement ne me convenait pas. Pendant mon école d’ingénieur, il y a une année de césure, où tu n’as pas cours, après deux à trois ans d’école ; pendant cette période j’ai fait le tour d’Europe, et j’ai décidé de me spécialiser en agriculture urbaine.

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R : Quels sont tes projets d’avenir ?

S : Finir ce que j’ai commencé dans le collège : il me faudra au moins un ou deux ans, pour développer la ferme et la stabiliser, c’est-à-dire que les espaces soient mis en production et que ça tourne tout seul. Ce jour-là, je verrai si je décide de gérer d’autres projets avec Veni Verdi, ou si je changerai complètement de boîte. J’ai aussi un projet à terme, dans les cinq ans à venir, d’installation en milieu rural en communauté avec d’autres personnes, pour créer un espace qui accueillera des migrants et des personnes en difficulté.

R : Aimerais-tu travailler dans un autre établissement que celui-ci ?

S : On va commencer à le faire cette année, enfin, Veni Verdi le fait déjà. Pour ma part, je suis à temps plein et j’aimerais bien avoir un petit temps ailleurs. De toutes façons je n’ai déjà pas le temps de faire tout ce qu’il faut ici, mais effectivement ça me plairait.

 

J’espère que cette interview vous aura plu, et qu’elle vous aura appris des choses sur le jardinage et notre jardinier Simon. En attendant, je vous retrouve très bientôt pour un nouvel article et de nouvelles interviews.

Riley S.