Interview de Marion GILLOT, Marraine de la 6e Médias (09/10/2017)

23 nov. 17
Marion-Gillot-octobre-2017

Propos recueillis par les élèves de 6ème1 lors de la venue de Marion Gillot le lundi 9 octobre 2017.

Marion Gillot se tient droite face à la classe. Elle a les cheveux bruns, des lunettes, elle est assez grande. Sa voix est douce, elle est attentive aux questions et répond avec la plus grande précision, elle écrit même au tableau pour être plus claire. Ses réponses sont détaillées et très complètes. Elle est passionnée par son métier et transmet son enthousiasme et sa passion ! Elle a tellement de choses à dire sur son métier ! Une rencontre riche et presque trop courte…

Violette : Quand le journal a-t-il été créé ?

Marion Gillot : A l’origine, Télérama, en 1993, a voulu créer un journal d'actu pour les ados : Infos Junior, qui comprenait aussi le programme télé de la semaine. Il était proposé avec Télérama. Puis en 1996, ce journal est devenu un hebdomadaire vendu à part : L'Hebdo des juniors, puis un bimensuel en 2005 : Le Monde des ados.

Chiara L. : En combien de temps le journal est-il réalisé ?

Marion Gillot : Le journal est réalisé en 9 jours. Nous commençons le jeudi après-midi et terminons le mercredi suivant.

Ulysse : Combien êtes-vous dans l’équipe ? Est-ce difficile de diriger une rédaction ?

Marion Gillot : Dans la rédaction, il y a la rédactrice en chef : Juliette Salin ; deux rédactrices en chef adjointes : Solène Chardronnet et moi-même ; une cheffe des rubriques culture : Charline Coeuillas ; une secrétaire de rédaction : Claire Laudereau ; une graphiste : Delphine Trichon et une iconographe : Stéphanie Druelle, qui s’occupe de la rubrique « En images ». On travaille aussi avec plusieurs illustrateurs.

Je ne dirige pas l’équipe, c’est la rédactrice en chef qui dirige l’équipe. En revanche, je m’occupe de gérer les pigistes qui travaillent pour le journal.

Anaïs : Pourquoi avoir créé ce journal spécialement pour les ados ?

Marion Gillot : C'était une volonté de décrypter l'actu pour les ados.

Aziz : Comment les articles sont-ils organisés dans Le Monde des Ados ?

Marion Gillot : Le Monde des Ados est composé de 4 parties : l’actu., le dossier, la culture et le collège. On part de l’actu la plus large à l’actu la plus proche des lecteurs. Pour organiser le travail, nous utilisons un chemin de fer.

Armance : Où trouvez-vous des idées de sujet ?

Marion Gillot : Je suis évidemment l’actualité. Chaque année, on ne passe pas à côté des marronniers : rentrée scolaire, vacances d’été,… Je travaille aussi avec des attachés de presse qui me rapportent des sujets intéressants. Et bien sûr, j’ai beaucoup de contacts avec les ados.

Chiara A. : Collaborez-vous avec des ados pour le journal ?

Marion Gillot : Oui, beaucoup ! C’est très important car ce sont les lecteurs du journal, ce sont les « héros » du Monde des Ados. Dans le magazine, il y a un petit coupon pour devenir reporter. On en a en général une centaine. Mais tout le monde peut écrire au journal. Il y a une rubrique pour cela : « C’est perso ». Les témoignages que vous lisez dans le journal sont de vrais témoignages. C’est Solène qui répond à tous les mails des lecteurs, sans exception !

Louison V. : Comment faites-vous pour vous mettre dans la peau des ados et savoir ce qui leur plaît ?

Marion Gillot : Nous rencontrons beaucoup d'adolescents et puis nous essayons aussi de nous remémorer notre propre adolescence !

Robinson : Avez-vous des envoyés spéciaux ?

Marion Gillot : Nous n’avons pas d’envoyés spéciaux mais des pigistes qui, à l’occasion, font des reportages. Le journal n’a pas les moyens d’avoir des correspondants ! Les pigistes vont à l’étranger pour d’autres magazines et peuvent nous faire des propositions de reportages. Par exemple, un journaliste en Uruguay nous a proposé un sujet sur une école écologique.

Destiny : Pourquoi ce choix de périodicité ?

Marion Gillot : Le Monde des Ados paraît deux fois par mois ce qui nous permet de bien choisir nos sujets. On ne peut pas parler de tout !

Jasser : Comment organisez-vous votre journée de travail ?

Marion Gillot : Les journées ne se ressemblent jamais, il n’y a pas vraiment de journée type. Je dois passer des coups de téléphone, je travaille sur le site internet sur lequel je rédige des articles, je fais aussi beaucoup de relecture d’articles : les articles des pigistes qui travaillent pour nous. Mes horaires s'adaptent à mes journées très variées. Je n’ai pas d’horaire fixe : il faut que je fasse mon travail ! Je peux commencer à 9h comme à 9h30 ou 10h, et en général, je suis partie à 18h-18h30.

Sophie : Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Marion Gillot : J'ai choisi ce métier un peu par hasard mais, dès le premier jour, je me suis dit que c’était le bon métier. J’ai beaucoup aimé l’ambiance aussi.

Tom : Quel bac avez-vous obtenu ? Quelles études avez vous poursuivies ?

Marion Gillot : J’ai fait un bac ES puis « Sciences Po ». Après « Sciences Po », j’ai travaillé pendant un an dans un journal : « Le Bien public », à Lyon. Enfin, après cette expérience, j’ai fait l’IPJ (Institut Pratique du Journalisme) à Paris.

Alfousseny : A quel âge avez-vous terminé vos études ?

Marion Gillot : J'ai terminé mes études à 25 ans.

Bahija : Quel est le premier journal dans lequel vous avez travaillé ?

Marion Gillot : J’ai obtenu mon premier poste à « L’Actu », un journal à destination des enfants, en 1998.

Kenza : Avez-vous travaillé dans un autre domaine que la presse écrite ?

Marion Gillot : J'ai travaillé 6 mois dans un site internet.  J'aimerais un jour faire de la radio !

Betty : Comment avez-vous obtenu ce poste au Monde des Ados ?

Marion Gillot : J’ai commencé par un CDD puis je suis passée en CDI. Au début, je m’occupais du programme télé dans « L’Hebdo des juniors ». Je donnais des conseils !

Maxime : Pourquoi aimez-vous votre métier ?

Marion Gillot : Mon métier est très varié. Je rencontre des gens différents tous les jours, je fais des choses différentes tous les jours et j’apprends de nouvelles choses tous les jours. J’aime écrire et j’aime beaucoup le contact avec les jeunes. J’ai l’impression de leur être utile.