Les soirées de Clio au lycée Gabriel Fauré : une mémoire de la guerre d'Algérie

21 janv. 18
Clio-Pompéi

Trois à quatre fois par an, des conférences-débats au lycée Gabriel Fauré autour d’ouvrages, de témoignages , de chercheurs, pour les élèves et leurs parents. Une autre manière d’aborder des questions d’histoire ou de géographie au programme et de réfléchir à des sujets qui ont aussi une importance civique.

Le mardi 13 Février à 17H5O
au lycée en salle 1

 

« Pacification », « maintien de l’ordre », « événements »: c’est par ces périphrases que la guerre d’indépendance de l’Algérie (1954-1962) a longtemps été désignée en France. Ce fut l’ultime guerre coloniale menée par la République après la guerre d’Indochine et la répression à Madagascar. Ce conflit a cependant davantage marqué la société française car les appelés du contingent y furent impliqués. L’Algérie avait la particularité parmi les colonies françaises d’être subdivisée en départements et d’avoir été une colonie de peuplement.

 

1,5 millions d’appelés, de jeunes hommes de 20 ans, devaient aller faire leur service militaire dans une guerre coloniale que l’Etat ne désignait pas comme telle. La guerre a provoqué en huit ans plusieurs centaines de milliers de morts. Attentats, répression de masse, bombardements, usage de la torture; c’était une guerre qui a eu des conséquences durables tant en France (l’arrivée au pouvoir du Gal.. de Gaulle et l’avènement de la Ve République) qu’en Algérie, et qui a été longtemps tue et refoulée de notre côté de la Méditerranée.

 

La guerre d’Algérie est maintenant officiellement désignée comme telle. Elle est entrée dans les programmes scolaires français en 1983. Les historiens l’étudient, notamment après l’ouverture d’une grande partie des archives en France depuis 1992. Ceux qui l’ont vécue parlent et témoignent. C’est à des témoins que la prochaine soirée de Clio va donner la parole. Des témoins qui alors qu’ils avaient 20 ans, entre 1954 et 1962, ne voulaient pas faire cette guerre mais malgré eux furent appelés, et agissent aujourd’hui dans une association (4AGC) qui cherche la
réconciliation et la solidarité. Ils témoignent de leur guerre, ils témoignent sur la guerre.

 

La soirée débutera par la projection d’un film documentaire d’une heure « Retour en Algérie » d’Emmanuel Audrain réalisé avec ces témoins et la contribution d’historiens (Claire Mauss-Copeaux, Tramor Quemeneur).

bande annonce du film-documentaire : 


La projection sera suivie d’un débat avec les témoins.

 

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