Robert Doisneau

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Doisneau, portrait en noir et blanc

 

  Un baiser place de l’Hôtel de ville, des mioches qui s’égaillent après un coup de sonnette sous une porte cochère, un écolier qui louche sur l’ardoise du voisin, voilà en quelques clichés noir et blanc ce qu'évoque en nous le nom de Doisneau : des images où pêle-mêle, la joie de vivre, l’enfance, Paris, vivent sous nos yeux.
 

La carrière de Robert Doisneau ne doit rien au hasard, elle est liée à sa fréquentation assidue de la toujours prestigieuse école Estienne, où il décrochera son diplôme de graveur-lithographe : maîtrise des formes, apprentissage des techniques. Ainsi se dessine un destin lumineux où le talent d’un homme rencontrera une technique élevée au rang d’Art, la Photographie.

A 18 ans, en 1930, Robert Doisneau suit une formation de photographe à l’atelier Ulman qui le mènera de l’industrie à la presse. Sa photo de presse, narrative, prend place dans les galeries : les expositions succèdent aux expositions, les prix succèdent aux prix, sans faire de Robert Doisneau un mondain.

Son art n’est pas confiné mais ouvert, ainsi Robert Doisneau est-il entré dans notre univers quotidien, et ses photos étrangement animées suspendent le temps l’espace d’un regard.

Il nous a légué ses fragments d’éternité un jour de 1994, Gavroche impertinent, le premier Avril.

Pascal Gambelli