Jour J : le départ

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Un dernier article s'impose !

Nous sommes prêts à partir, les valises ont été déposées dans le camion et arriveront à l'école lundi.

La dernière nuit a été pleine de surprises et plus courte que d'habitude... 

Non, non, ce n'est pas l'excitation de la boum qui nous a empêché de dormir ; ce ne sont pas non plus les bonbons avalés ; ni le chagrin de partir ou l'impatience de rentrer. A 3h30, un problème technique a déclenché l'alarme incendie, nous sortant tous de nos rêves. Et comme si cela ne suffisait pas, à 4h, une deuxième alarme a retenti ! Nous en rigolerons demain, après une bonne nuit de sommeil.

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La dernière ballade a été particulièrement appréciée...

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Une dernière photo de groupe devant le centre pour boucler la boucle.

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Rendez-vous à l'école vers 20h30, vos enfants auront mangé !

Jour 10 : Avant le départ...

Aujourd’hui, les sols des chambres se sont recouverts de vêtements, valises, sacs de linge sale,… Voici venu le moment, à la fois attendu et redouté des enfants, de rassembler leurs affaires et de tourner cette belle page.

L’émotion était grande, nous nous sommes beaucoup attachés à Marine et Christopher, « les meilleurs animateurs du monde ». Mais il paraît que toutes les bonnes choses ont une fin…

Alors, nous avons terminé les travaux en cours, notamment sur la faune vosgienne et les massifs montagneux et avons pris un moment pour écrire ou dessiner un souvenir à nos animateurs. Nous avons rendu tous nos équipements de ski de fond et avons profité encore un peu de cette cour de récréation irréelle dont vous avez ci-dessous un bel aperçu.

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L’après-midi, nous avons confectionné nos masques pendant le temps calme, car oui, ce soir, c’est la BOUM-MASQUEE.  Nous avons acheté quelques souvenirs au magasin de souvenirs de La Bresse (qui s’est déplacé au centre pour l’occasion), et avons fait une promenade à l’extérieur avant le goûter.

Les enfants ont pris le temps de se préparer pour cette dernière soirée, la boum ayant lieu juste après le dîner. Ils étaient magnifiques !

Nous avons enchaîné les danses sur la piste, toutes les classes réunies (quatre en tout). Après la boum, une surprise nous attendait… Marine, notre animatrice, nous a fait un spectacle avec des bolas enflammées, sous une lune majestueuse… C’était un moment inoubliable.

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Demain matin, avant le départ, nous irons faire un tour à la petite fromagerie du coin, à 15 minutes de marche du centre, avant de déjeuner puis de rejoindre tranquillement la gare de Remiremont. Nous partirons du centre vers 15h45 avec un panier repas, pour un départ du train à 16h56. 

Le blog va s’achever sur cet article, mais une belle exposition vous attend avant les vacances de printemps. Nous aurons beaucoup de plaisir à la réaliser, avec toutes les photos que nous avons prises au cours du séjour.

En attendant, n’oubliez pas de venir chercher vos enfants ! Nous devrions arriver à l’école vers 20h30 mais je ne peux pas garantir l’heure exacte car nous faisons le transfert entre gare de l’est et l’école en car. Je vous enverrai un message en partant de gare de l’est.

 

Je vous souhaite d’excellentes retrouvailles avec vos enfants, qui ont su se faire apprécier de tous et toutes au centre du Pont du Metty. Merci pour votre soutien et vos attentions avant et pendant le séjour, et un grand merci à vos enfants, qui sont extraordinaires !

Jour 9 : Dernière séance de ski de fond

Mercredi 20 mars : dernière séance de ski de fond ! Un soleil radieux s’est invité pour l’occasion. Les élèves ont appris la technique de « l’escalier » (quand nos skis sont perpendiculaires à la piste) et expérimenté un peu plus le chasse-neige. Nous sommes montés plus haut que les séances précédentes. A l’unanimité, c’était fatiguant sur le moment, mais nous avons d’autant plus apprécié la descente, beaucoup plus longue que prévue.

Avec le soleil qu’il a fait toute la semaine, la neige était un peu dure, ce qui nous a offert de belles chutes… Mais rien de cassé, nous vous rassurons !

Nous ferons une projection en revenant, avec toutes les descentes et chutes que l’objectif a capturé.

Nous vous laissons imaginer le bien-être et la douceur de cette journée en jetant un coup d’oeil ) la photo qui suit…

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L’après-midi, nous avons fait un temps en classe, où nous avons chacun écrit le portrait du sabotier, puis nous avons mis en commun nos productions, et avons structuré nos idées en deux grandes parties (Cf. l’article précédent).

Nous avons ensuite profité d’une belle récréation à l’extérieur. Certains élèves ont même réussi à faire de toutes dernières descentes en luge (avec moitié neige, moitié herbe...).

A la veillée, nous avons joué à deux jeux : le jeu « avis de tempête » et « singe et cacabuètes ». Je laisse le soin à vos enfants de vous expliquer le but du jeu, voire même de vous embarquer dans une partie endiablée ! Une chose est sûre, vous pouvez compter sur nous pour le refaire à notre retour, avec Mohamed-Amine ;)

 

 

Jour 8 : la saboterie et la scierie

Aujourd’hui, nous avons visité la saboterie. Nous avons écrit collectivement un portrait de Jean-Yves, le sabotier. Nous vous laissons découvrir ce personnage fascinant…

L’histoire de Jean-Yves :

Jean- Yves est un sabotier : il fabrique des sabots. Il habite à la Bresse. Il porte des sabots pour travailler. Il les porte pour trois raisons :

- si un bout de bois lui tombe sur le pied, ça ne lui fait pas mal ;

- ça a lui tient chaud ;

- il ne transpire pas avec l’hiver car le bois respire. 

Comment est-il devenu sabotier ? Il y a plus de 25 ans, dans son village, il y avait un sabotier. Il était sur le point de vendre sa saboterie. Jean-Yves, qui sortait de l’école de menuisier, était intéressé par cette saboterie. Alors cet homme lui a tout appris et lui a vendu ses machines.

Aujourd’hui, il travaille tout seul dans sa saboterie depuis 25 ans. Il ne gaspille rien : il utilise les chutes de bois et l’écorce pour faire chauffer son atelier. Il a même utilisé un vieux pneu de vélo pour faire les semelles de ses sabots !

La fabrication du sabot :

Le bois utilisé pour la fabrication du sabot est l’érable.

Les trois machines utilisées sont : la scie à rubans, la tailleuse et la creuseuse. Les machines existent depuis 1926. Elles sont automatiques et utilisent un modèle, on les appelle les « photocopieuses des sabots ». Le modèle est intercalé entre les deux sabots (celui du pied gauche et du pied droit). Le même modèle sert pour les deux pieds. Avant la naissance de ces machines, les sabotiers mettaient six heures à faire un sabot, et ça coûtait cher.

Jean-Yves fait les finitions à la main avec un paroir : c’est une grande lame, avec laquelle il taille le bec et le talon. La machine ne peut pas faire de trop petites pointures, elles sont donc faites à la main.

Avant les gens portaient tous les jours des sabots, ils s’usaient très vite car il n’y avait pas de semelles (ni de pneu). Il fallait donc les changer tous les ans.En mettant des semelles, les sabots s’abîment moins. Grâce aux pneus que Jean-Yves a utilisé pour mettre sous ses sabots, il les porte depuis 13 ans !

Et la phrase du jour par Jean-Yves : « Les sabots je trouve ça beau ! »

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Après un déjeuner sur le centre, nous sommes repartis en direction de la scierie, à la rencontre d’Alain.

Alain nous a raconté des tonnes d’histoires, des histoires avec des lutins, des sapins, des hêtres… Il nous a aussi appris des choses que nous ignorions.

Quelques anecdotes retenues par les élèves :

- avant d’être utilisés et découpés, les morceaux de bois doivent être passés au laser pour détecter la présence de morceaux de métal. En effet, des morceaux d’obus de la seconde guerre mondiale sont fréquemment retrouvés dans les arbres ; si on ne les retire pas, quelque soit la taille du métal, ils cassent les lames sciant le bois. Alain nous a montré un exemple de morceau d’obus et ses conséquences sur les lames.

- 80 % du bois produit est utilisé pour la charpente, 10/15 % pour les meubles et le reste est recyclé : l’écorce sert à chauffer ou faire de l’engrais, les chutes de bois servent à faire du papier, et la sciure sert à fabriquer des plaques de panneaux agglomérés.

- le pied de Charlemagne a été l’unité utilisée pendant 10 siècles avant que naisse le système métrique.

(ndlr : le pied de Charlemagne, qui était fort long, fut pris pour unité de longueur sous le nom de pied-de-roi. Cette ancienne mesure de longueur de France équivalait à 0,325 m.)

- les planches de bois obtenues sont trempées dans un insecticide, afin que les insectes et champignons n’attaquent pas le bois.

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Voici Alain, notre guide pour la scierie

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A la veillée de ce soir, nous avons joué au Loup-garou, un jeu bien connu et apprécié des enfants. M. Crapaud, le plus vieil homme du village avec ses 121 ans, a marché la journée entière pour animer ce jeu. Il a fait régner la peur et la terreur dans la salle jusqu’à la dernière seconde du jeu… 

 

 

Jour 7 : journée sportive

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Tout d'abord, un grand bravo à tous ceux qui ont trouvé la réponse à la devinette (et en particulier à Mme Soulié, notre directrice) : il s’agissait bien d’une libellule ! Il faut savoir que la libellule vit à l’état de larve deux à trois ans. Cet insecte d’eau est considéré comme un véritable prédateur pour les têtards.

Lundi 18 mars, sûrement la journée la plus dense du séjour, avec une randonnée sur les crêtes toute la matinée, suivie d’un pique-nique au refuge (enfin plutôt devant le refuge…) (et aussi sous la neige) (les élèves insistent pour rajouter « dans le froid glacial » et « la tempête », mais je ne comprends pas pourquoi…). L’après-midi a été toute aussi sportive, avec notre troisième séance de ski de fond.

Petit point « raquettes » : les raquettes servent à ne pas s’enfoncer dans la neige, mais également à « se muscler les jambes » explique Céline. Avant qu’elles soient en plastique, on utilisait du bois et même de la peau d’animal.

Quentin, notre guide durant la randonnée, nous a dit comment reconnaître une belette et une hermine : le bout de la queue de l’hermine est noire. L’aigle a du mal à la capturer en attrapant sa queue car la queue est une partie très fine. L’hermine est un animal mignon mais carnivore. (Céline)

Aussi, l’hermine change de couleur : en hiver, son poil est blanc avec la queue noir, en été il est châtain. (Oumou)

Nous avons vu des traces de la présence d’un pic-noir dans un arbre. Il a creusé pour manger des insectes, surtout des larves. Quand la femelle doit choisir son mari, la maison qu’il fabrique doit être en écorce lisse, d’environ 20 cm de large sur 40 cm de hauteur et contre le vent. Il faut que ce soit lisse pour que les prédateurs ne puissent pas s’attaquer aux bébés. (Zoë et Dania)

Quand le pic-noir tape contre l’arbre avec son bec, la force est supérieure à celle d’une balle de pistolet. Il peut taper si fort parce qu’il a une langue très longue qui entoure son cerveau et lui sert d’airbag. (Assia, Zélie)

Quand un pic-noir est dans une forêt, ça veut dire qu’il y a des insectes et s’il y a des insectes, cela signifie que la forêt est en bonne santé. (Lola-Mélodie)

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Nous avons aussi vu des empreintes de chamois. Le chamois des montagnes peut descendre dans les grandes pentes grâce à ses pattes : entre ses griffes, il a des palmes qui lui permettent de ne pas tomber. Aussi, il a un énorme cœur. (Céline)

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Nous avons vu beaucoup d’arbres, et surtout des feuillus. Nous avons observé qu’ils se mettaient en groupe l’hiver pour ne pas tomber. Selon la provenance du vent,  les branches se mettront toutes du même coté. (Dania)

Au plus nous grimpions sur les crêtes, au moins il y avait d’arbres, car ceux-ci ne survivent pas aux conditions climatiques et aux fortes tempêtes. (Rassurez-vous, tous vos enfants ont survécu).

Nous sommes passés à côté d’un énorme trou de 300 mètres de large, nous pensions que c’était un volcan.

Pendant la randonnée, nous avons rencontré des panneaux (« des sucettes » comme les appelait Quentin). Il nous a expliqué que nous étions passés de la Lorraine à l’Alsace. Suite à la guerre de Prusse en 1870, ce territoire appartenait à l’Allemagne. (Khalil)

Lors de la première guerre mondiale, les français ont récupéré ces territoires. (Flora)

La frontière entre les deux régions était complètement sous la neige. (Mohamed)

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L’après-midi, nous avons fait notre première séance de ski de fond avec les bâtons.

Nous vous donnons quelques conseils complémentaires :

- il ne faut pas garder les bâtons droits dans une pente (Baraa)

- il faut plier les genoux dans la descente (Zélie) et que nos mains soient au niveau de nos genoux, les bâtons parallèles au ski (Lola-Mélodie)

- les bâtons nous servent à avancer, il ne faut pas les laisser devant les chaussures mais à côté. (Inès)

- les bâtons peuvent servir d'appui. (Mohamed)

 

Après cette journée éprouvante, nous allons bien profiter d'une veillée calme et "cosy" : nos animateurs ont préparé une salle remplie de coussins et de courvertures, et nous ont lu des contes et légendes des montagnes.

Auteure :
Alexandra Nottoli
École élémentaire A
15 RUE COLETTE MAGNY
75019 PARIS

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