Cabinet du Conseil

Salle Conseil © EPV / Thomas Garnier

Attenant à la chambre du Roi, ouvert sur la galerie des Glaces, se trouve le cabinet du Conseil. Du temps de Louis XIV cette salle était plus petite. Elle était appelée «Cabinet du Roi » et accueillait les conseils. Les lundis (tous les quinze jours), mercredis, jeudis et dimanches avait lieu le Conseil d’État ou Conseil « d’en-haut ».  Les mardis et samedis il s’agissait du Conseil royal des Finances, tandis que les vendredis étaient consacrés au Conseil de conscience (affaires religieuses). Enfin, le Conseil des dépêches (c’est-à-dire traitant des affaires intérieures) se réunissait les lundis, tous les quinze jours quand il n’y avait pas de Conseil d’État. Le chancelier, les ministres d’État, les secrétaires d’État, le chef du conseil royal des finances participaient à ce conseil qui était ouvert à des membres de la famille royale. Monsieur, frère du roi, y était admis. C’était aussi le lieu de formation politique du Dauphin et de ses fils.

 

Ressources :

  • Le cabinet du conseil :

http://www.chateauversailles.fr/decouvrir/domaine/chateau/appartement-roi#le-cabinet-du-conseil

Ressources :

  • Les conseils sous Louis XIV :

http://www.chateauversailles.fr/decouvrir/histoire/grandes-dates/lieux-pouvoir#le-conseil-du-roi

 

Explorer (contexte et analyse) un tableau : "Louis XIV tenant les sceaux en présence des conseillers d'Etat et des maîtres des Requêtes." Anonyme

Huile sur toile, Hauteur 110 - Largeur 128. Conservée au Musée national du château de Versailles

1313487-Louis XIV tenant les sceaux royaux 

© Photo RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Christian Jean

Dans le tableau : "Louis XIV tenant les sceaux en présence des conseillers d'Etat et des maîtres des Requêtes." (cf. onglet précédent), les personnages se tenant debout à droite en bout de table apposent le sceau royal. On dit que l'on confiait cette tâche à des illétrés de façon qu'ils ne sachent pas de quoi parlaient les documents.

Une piste consiste à explorer l'école sous l'Ancien Régime :

"L'ancienne royauté, qui était le représentant de la nation, qui était l'Etat français, n'a eu qu'une action très faible sur l'enseignement. Sa sollicitude immédiate ne s'exerçait guère que sur les écoles spéciales destinées au recrutement de ses fonctionnaires et des officiers de ses armées ; encore obéissait-elle, sur ce point, aux préjugés nobiliaires, et n'ouvrait-elle ses écoles militaires qu'aux enfants d'une seule caste. Parmi les grands établissements scientifiques, elle administrait par son grand-aumônier le Collège de France, c'est-à-dire le « collège des professeurs et lecteurs royaux » ; elle administrait par un intendant le Jardin du Roi. A part une tentative de Henri IV, les • universités n'avaient échappé à la direction pontificale que pour passer sous celle des Parlements. Les collèges étaient sous la tutelle des universités. Les petites écoles dépendaient des évêques pour la doctrine, des curés pour la surveillance, des communes pour la subsistance. Presque partout, des académies ou des corporations, surtout des congrégations, tantôt dominantes et impérieuses comme celle des jésuites, tantôt vouées à l'obéissance passive, comme celle des frères, avaient pris la charge des intérêts négligés par l'Etat. Pas plus pour les universités que pour l'enseignement secondaire ou les petites écoles, il n'y avait trace d'une pensée commune : on voyait bien l'Eglise et les Parlements, les moines et les magistrats se disputer la direction ; mais où saisir une action de l'Etat? Elle ne se manifestait ni par l'existence d'un budget de l'instruction publique, ni par la création des établissements les plus nécessaires au bon recrutement des maîtres, ni par la collation des grades, ni par rien qui ressemblât à une inspection ou à une administration centrale de l'enseignement. La royauté laissait faire les particuliers et les corporations : il semblait qu'il n'y eût pas dans les choses d'enseignement un intérêt d'Etat ou que cet intérêt se confondît avec celui de l'Eglise. La Chalotais semble être le premier qui ait parlé d'une éducation nationale. Dès lors, le mot et l'idée ne périront plus. Turgot dira plus tard à Louis XVI, dans son mémoire sur les municipalités : « La première et la plus importante de toutes les institutions que je croirais nécessaires, celle qui me semble le plus propre à immortaliser le règne de Votre Majesté, celle qui doit influer le plus sur la totalité du royaume, serait, Sire, la formation d'un conseil de l'instruction nationale, sous la direction duquel seraient les académies, les universités, les collèges, les petites écoles. » (Foncin, Essai sur le ministère de Turgot.)" (Source : Ifé)