Dans la peau d'une aide-soignate en Ephad

Bonjour, je m’appelle Albert, je suis aide-soignant au sein de l’Ehpad Korian les Amandiers dans le 20ème arrondissement à Paris. J’ai deux enfants.

Avant de travailler dans cet Ephad, je travaillais dans le secteur de l’aide à domicile. Lors de ma dernière expérience j’aidais une femme de 92 ans. Je lui tenais compagnie, faisais les courses, le ménage, etc…

Après avoir travaillé pendant 10 ans dans ce domaine, j’ai voulu changer de métier. Mais je souhaitais continuer à aider les autres et notamment les personnes âgées.

Alors, j’ai rejoint un Ephad. J’adore être aide-soignant car à la différence de l’aide à domicile, je travaille en équipe et je peux donc échanger, donner des conseils et en recevoir mais aussi partager les peines lors d’un décès.

En février dernier, le COVID-19 est arrivé en France. Les personnes âgées étaient les plus vulnérables. Nous avons donc pris beaucoup de précautions.  Il n’y avait plus aucune visite possible pour les pensionnaires. C’était très difficile pour eux.

Afin d’empêcher l’introduction du virus dans notre établissement nous avons décidé de nous enfermer avec les patients dans l’Ehpad et de ne plus en sortir.

Nous habitions donc sur place. Ce fut très dur de ne pas pouvoir voir nos familles pendant trois mois, mais c’était notre décision pour le bien des pensionnaires.

Pour les familles, nous aussi décidé de créer un journal sur Internet dans lequel ils pouvaient voir des photos et des vidéos de leurs proches.

Actuellement, les aides-soignants ne sont pas assez reconnus et mal payés.
J’espère que cette situation permettra au gouvernement de comprendre à quel point nous aimons notre métier, et comme nous sommes importants dans la vie des pensionnaires et de leur famille, et donc d’augmenter les salaires même si c’est la vie de nos pensionnaires qui compte le plus.