"Die Lorelei" Heinrich Heine

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A l'occasion du départ d'Aline, l'assistante d'allemand, les 5èmes ont récité "Die Lorelei" de Heinrich Heine. Poème appris dans le cadre de la lecture suivie "Blinder Passagier" de Andrea Maria Wagner, éditions Klett. Roman qui raconte l'histoire de Carolina qui navigue sur le bateau de ses parents sur le Rhin. 

Merci à Aline d'avoir été notre "Lorelei", bravo aux élèves pour la récitation notamment à Clément et Pierre, bravo à eux aussi pour le bricolage ;) merci à M. Soret, professeur documentaliste pour son accueil. 

Christina Heilmann-Oudart, professeur d'allemand

Texte original

Traduction française littérale

Traduction de Pierre Le Pan

Ich weiß nicht was soll es bedeuten,

Daß ich so traurig bin;

Ein Märchen aus alten Zeiten,

Das kommt mir nicht aus dem Sinn.

 

Die Luft ist kühl und es dunkelt,

Und ruhig fließt der Rhein;

Der Gipfel des Berges funkelt

Im Abendsonnenschein.

 

Die schönste Jungfrau sitzet

Dort oben wunderbar;

Ihr goldnes Geschmeide blitzet,

Sie kämmt ihr goldnes Haar.

 

Sie kämmt es mit goldnem Kamme

Und singt ein Lied dabei;

Das hat eine wundersame,

Gewaltige Melodei.

 

Den Schiffer im kleinen Schiffe

Ergreift es mit wildem Weh;

Er schaut nicht die Felsenriffe,

Er schaut nur hinauf in die Höh.

 

Ich glaube, die Wellen verschlingen

Am Ende Schiffer und Kahn;

Und das hat mit ihrem Singen

Die Lorelei getan.

Je ne sais pas ce que cela signifie

Que je sois aussi triste ;

Un conte des temps anciens

Ne me sort pas de l'esprit.

L'air est frais, et il fait sombre

Et calmement coule le Rhin

Le sommet de la montagne étincelle

Dans la lumière du soleil au crépuscule.

La plus belle jeune fille est assise

Là-haut merveilleusement

Ses bijoux d'or brillent,

Elle peigne ses cheveux d'or.

Elle les peigne avec un peigne d'or

Et chante une chanson en même temps

Qui est une étrange,

Puissante mélodie.

Ce chant saisit le batelier dans sa barque

avec une violence sauvage

Il ne voit pas le récif

Il regarde seulement là-haut, dans les hauteurs.

Je crois que les vagues engloutissent

À la fin le marin et la barque

Et cela avec son chant

La Lorelei l'a fait.

Je ne sais dire d'où me vient

La tristesse que je ressens.

Un conte des siècles anciens

Hante mon esprit et mes sens.

L'air est frais et sombre est le ciel,

Le Rhin coule paisiblement

Les sommets sont couleur de miel

Aux rayons du soleil couchant.

Là-haut assise est la plus belle

Des jeunes filles, une merveille.

Sa parure d'or étincelle,

Sa chevelure qu'elle peigne

Avec un peigne d'or est pareille

Au blond peigne d'or du soleil,

Et l'étrange chant qu'elle chante

Est une mélodie puissante.

Le batelier sur son esquif

Est saisi de vives douleurs,

Il ne regarde pas le récif,

Il a les yeux vers les hauteurs.

Et la vague engloutit bientôt

Le batelier et son bateau…

C'est ce qu'a fait au soir couchant

La Lorelei avec son chant.