Ballade « Street Art » à la Butte aux cailles

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Ballade « Street Art » à la Butte aux cailles. 08/09/21
Les élèves de la classe de 2CAP, ont découvert, lors de la semaine d'intégration, les pépites d'art
urbain, du quartier renommé de la Butte aux cailles, à proximité du lycée. Le parcours, était
présenté par Lionel Renard, street artist amateur et amoureux du quartier.
Historique
À la fin des années 60, New York est en faillite et déserté par les populations bourgeoises. Les
jeunes des quartiers populaires, aux origines majoritairement latino et afro-américaines, s'emparent
des espaces publics, pour laisser libre court à leur créativité. C'est la naissance du mouvement Hip-
Hop regroupant plusieurs formes d'expression : musique (rap), danse (break-dance) et dessin.
Les formes graphiques vont du « tag » (signature), ou « graff » (graffiti) à de grandes peintures
murales aux dessins et couleurs très élaborés.

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Aujourd'hui
Cinquante ans après, expression même d'une contre-culture, le « Street Art », est entré su le marché
de l'art, avec Banksy et ses facéties politico-poétiques. Il continue à courir les rues des quartiers
populaires de la plupart des villes du monde. Parfois même sollicité par les pouvoirs publics, pour
embellir un tissus urbain fade et triste.
Les techniques ont peu changées, bombes aérosols, peintures, marqueurs, craies, collages (affiches,
dessins, céramiques, objets divers), pochoirs, principalement. Cependant les styles toujours
différents et personnels des réalisations, montrent la vitalité et la richesse de cette expression
artistique.
Les jalons de la ballade
Philippe Baudelocque, au style très graphique et poétique. Il dessine à la craie blanche sur des fonds
monochromes, noir ou bleu sombre, des univers quasi-aquatiques, aux sourdes ondulations.
Jana und JS, transforment les murs en autant de miroirs de notre quotidien et font de leurs pochoirs,
des doubles anonymes ou célèbres des passants.
Toctoc, crée des personnages-Duduss, identifiables par leur bouche en bec de canard, tendres et
drôles caricatures de héros de la culture populaire.


Les gigantesques monstres marins de Kraken, peints en 10 à 15 min, au pinceau et peinture noire,
déploient leurs tentacules, silencieux et effrayants, dans l'immensité grise des façades d'immeubles.
Miss-Tic qui égraine, depuis presque 30 ans, dans les ruelles du quartier, ses pochoirs à la silhouette
sexy, devenue familière. Comme autant de perles aux sentences mordantes, et à double sens.
Julien Malland, alias Seth, nous conduit avec ses enfants magiciens, dans son royaume onirique aux
couleurs pastels.
OnePesca, dont une peinture murale en angle, de plusieurs mètres, offre à la ville une percée sur
une jungle luxuriante et animée, aux couleurs saturées. Les fauves se meuvent paisiblement, à
quelques pas du passant.
Jeff Aérosol, Jace, Lady Bug, Smile,... et de nombreux anonymes, égaient les murs et font de l'œil
aux passants de leurs tracés colorés. Par leur regard personnel du monde - onirique, humoristique,
poétique, caustique, incisif, critique... - ils font de la ville un formidable vecteur de la nature
réflexive de l'art.
Une proposition de l'association « C'est Possible ». Les professeurs de Français – Histoire -
Géographie, Mme Jeantheau, et d'Arts appliquées, Mme Deckherr, ont accompagné la sortie.

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