Circonscription 18B - Goutte d'Or (archives)

Circonscription École Classe Académie Ministère
Téléchargements
Magali Venot mis à jour le 01/09/17
L’étude de la DEPP   18/03/14
Laurence Cyrulik mis à jour le 18/03/14

Présentation du corps des PVP

Cette présentation des PVP est extraite d’un rapport de l’inspection générale.

Une situation singulière : les professeurs de la ville de Paris (PVP)

Ce corps qui dispose d’un statut depuis les années 1970 est l’héritier des moniteurs municipaux mis en place à la fin du XIXème siècle par des grandes villes pour assurer des enseignements devenus obligatoires avec les lois Ferry et mal assumés par les instituteurs (gymnastique, dessin, chant, travaux manuels alors).
Actuellement, pour un corps qui représente 860 personnes, trois spécialités existent : arts plastiques (230), éducation musicale (235) et EPS.
Relevant depuis toujours du cadre A de la fonction publique, ils sont recrutés sur concours organisés par la ville de Paris tous les deux ans pour chacune des deux spécialités, musique et arts plastiques (entre 10 et 20 postes mis au concours) ; le vivier est plus large en arts plastiques où la proportion de candidats à la recherche d’une seconde carrière est importante.
Les PVP recrutés sont alors stagiaires durant deux ans ; affectés dans des écoles et chargés de cours, ils bénéficient d’un horaire d’enseignement allégé pour pouvoir recevoir une formation à raison de six heures hebdomadaires la première année et trois heures la seconde.
A l’issue des deux années, ils passent un certificat d’aptitude pédagogique et deviennent titulaires s’ils réussissent (les échecs étant rarissimes). Comme pour le concours de recrutement, le jury de ce CAP est présidé par un inspecteur de l’Éducation nationale.
 
Les PVP ont un service de 20 heures hebdomadaires dont 19 heures devant élèves (cours ou ateliers) ; 36 heures annuelles sont consacrées, pour une partie aux réunions de travail à l’initiative de la direction des affaires scolaires (DASCO) de la ville de Paris dont ils dépendent pour leur carrière (12 heures) et à la concertation avec les équipes pédagogiques (24 heures).
 
Distinguant bien deux plans différents, les propos des représentants de la DASCO sont aussi clairs que les écrits : « En tant qu’agents municipaux recrutés, formés et rémunérés par la ville de Paris, ces professeurs dépendent administrativement de la direction des affaires scolaires. Mais en tant qu’enseignants, ils sont encadrés sur le plan pédagogique par les inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN). Ils sont d’ailleurs tenus d’assurer un enseignement conforme aux textes et circulaires de l’État. »
Une circulaire commune datée du 14 novembre 2000 et signée du directeur de l’académie de Paris et du directeur des affaires scolaires de la ville de Paris précise les responsabilités respectives des enseignants des écoles et des PVP, les modalités du travail en équipe et les conséquences qui en découlent (responsabilités juridiques, circulation de l’information, accès et utilisation du matériel, validation des programmations, etc.).
Selon ce texte, le maître de la classe est « le garant de la cohérence éducative de l’ensemble des interventions (…) dans le cadre du projet de cycle et du projet d’école ». Le PVP est « responsable de la partie de l’enseignement dont il a la charge. » L’un et l’autre sont « responsables de l’application des programmes et des instructions officielles. Ensemble [le mot est en gras dans le texte], ils construisent la programmation de la discipline et s’assurent de son insertion dans l’ensemble des activités de la classe. Ils coopèrent dans le suivi des élèves. »
 
La mairie de Paris affecte à chaque école élémentaire une dotation horaire calculée en fonction du nombre de classes (une heure par classe par semaine pour chaque discipline artistique et une heure trente hebdomadaire pour l’EPS) ; la répartition par classe peut être modulée en fonction des projets mais l’horaire global annuel doit être respecté pour chaque classe.
« Le maître de la classe, en fonction des objectifs poursuivis, doit, soit intervenir en collaboration avec le professeur de la ville de Paris, soit apporter un soutien à un groupe d’élèves en difficulté, soit encore dispenser un enseignement dans une autre classe. » Cette dernière possibilité est souvent utilisée pour les langues vivantes ; quant à la prise en charge d’élèves en difficulté, elle ne concerne pas les élèves de la classe qui seraient de fait privés d’un enseignement auxquels ils ont droit, mais des groupes d’élèves d’une (ou plusieurs) autre(s) classe(s) lors d’un décloisonnement.
 
Extrait du rapport de l'inspection générale : La mise en œuvre de l’éducation artistique et culturelle dans l’enseignement primaire logo "ouvrir dans 1 nouvelle fenêtre" (mai 2007)