Relever les défis de l'intégration à l'école


Dans ce document de travail - mis en ligne par le Journal du Dimanche du 24 octobre 2010 et qui doit être remis dans sa version définitive au Premier ministre en novembre - le HCI (Haut Conseil à l’Intégration) juge que "l’école donne des signes de souffrance. Elle est aujourd’hui le lieu de revendications nouvelles qui ressortent de l’expression du communautarisme, d’une identité religieuse, voire, au rejet de la culture et des valeurs de la République française."

"Les transformations économiques et la paupérisation de populations, concentrées sur des territoires repérés, que des politiques pourtant volontaristes n’ont pas sortis de la précarité, mettent l’école en difficulté dans sa visée d’intégration", souligne l’avis.

Le HCI observe qu’en France, la "proportion de jeunes issus de familles dont au moins un des parents est immigré, s’élève à moins de 20%". Mais cette répartition est très inégale sur l’ensemble du territoire. Les plus fortes concentrations départementales sont en Seine-Saint-Denis (57%), Paris (41%), Val-de-Marne (40%) et Val-d’Oise (40%)", selon le HCI (chiffres de 2005).

Là, "l’espace scolaire est fortement exposé aux tensions ethno-culturelles. L’école donne des signes de souffrance. Elle est aujourd’hui le lieu de revendications nouvelles qui ressortent de l’expression du communautarisme, d’une identité religieuse, voire, au rejet de la culture et des valeurs de la République française", s’inquiète le Haut conseil à l’intégration.

Dirigé par Patrick Gaubert depuis fin 2008, le HCI a été institué en 1989 par un décret de Michel Rocard, alors premier ministre. Il a pour mission de "donner son avis et de faire toute proposition utile, à la demande du Premier ministre, sur l’ensemble des questions relatives à l’intégration des résidents étrangers ou d’origine étrangère".