Bibliographie pour les élèves de 1ère

Par domaine, la liste des lectures recommandées pour les élèves de première

Enfance / Adolescence

Littérature française     

Alain-Fournier, Le grand Meaulnes : Augustin Meaulnes, qu'on surnomme le Grand Meaulnes, aime se bagarrer le soir dans la cour de récréation mais bientôt c'est la mystérieuse Yvonne de Galais qui va l'intriguer...

Bazin Hervé, Vipère au poing : Brasse-Bouillon et ses frères haïssent Folcoche, leur mère, qui le leur rend bien. Vipère au poing, ils vont la combattre.

Beauvoir Simone de, Les mémoires d'une jeune fille rangée : La jeunesse d'une grande figure du féminisme.

Céline Louis-Ferdinand, Mort à crédit : un style inimitable (l'auteur est le premier à avoir fait de la langue orale une langue romanesque) pour dire une enfance difficile.

Chaix Marie, Les lauriers du lac de Constance : On n'a qu'un père, quoi qu'il ait fait. Marie Chaix écrit un livre sur lui et sur l'enfant qu'elle était. Elle l'appelle « roman » mais c'est une histoire vraie.  Juste avant la Libération, Albert B. qui avait collaboré avec les occupants, se réfugie en Allemagne. Quand il est repris, on l'accuse d'être un traître, un assassin. Et la petite fille, qui n'est coupable de rien, en supporte pourtant les conséquences. L'auteur ne défend ni ne dénonce personne, c'est l'histoire désemparée d'une enfance sous l'ombre du malheur.

Clavel Bernard, Malataverne : Une bande d'enfants s'apprête à commettre un crime. L'un deux se repent et tente d'empêcher le pire... Y parviendra-t-il ? Simple et facile à lire.

Colette, Claudine à l'école (et tous les autres) : Claudine est l'adolescente la plus insolente de la littérature. Il suffit à Colette de quelques paragraphes pour évoquer de façon inoubliable ses souvenirs, ses parents, ses amies, les bruits, le jardin...

Gary Romain, Les cerfs-volants : Ludo, neveu du « facteur timbré » qui fabrique de merveilleux cerfs-volants, aime depuis l'enfance Lila, une jeune aristocrate polonaise. Il va connaître la séparation, la jalousie, la guerre. Son amour survivra à tout parce qu'il est, à l'image des cerfs-volants, libre et insouciant.

Et aussi La vie devant soi.

Leduc Violette, La bâtarde : elle se sent différente des autres, elle en parle.

Pergaud Louis, La guerre des boutons : C'est la guerre entre les enfants de deux villages voisins. Un peigne-cul, vous savez ce que c'est ?    

Renard Jules, Poil de Carotte : Sa mère le déteste, son père laisse faire, il lui reste l'humour.

Sagan Françoise, Bonjour tristesse : paru en 1954 quand l'auteur n'avait pas 20 ans, ce bref roman étonna la critique et fut lu par toutes les jeunes filles, malgré l'interdiction de leurs parents. Cette histoire de la jalousie d'une fille envers son père ferait moins scandale aujourd'hui. Elle est pourtant juste, nette, innocemment cruelle.

Sand George, François le Champi : C'est un champi, un enfant trouvé. Les champis ont très mauvaise réputation. On les dit fourbes, compagnons du diable, et il n'est pas bien vu de les prendre en affection. C'est pourtant ce qui va arriver à Madeleine, jeune mère délaissée...

Sartre Jean-Paul, (philosophe, compagnon de S de Beauvoir) : Un adulte raconte son enfance sans nostalgie. Fils unique, le petit Jean-Paul, « monstre fabriqué avec les regrets des adultes », joue à être sage. Il se met à lire d'abord pour faire plaisir à l'entourage, puis avec passion et ne tarde pas à rédiger lui-même des récits d'aventures fantastiques...

Vallès Jules, L'enfant, L'insurgé, Le bachelier... L'autobiographie en trois tomes (mais on peut choisir...) d'un enfant qui, à force de se faire taper dessus, a raté son bac. C'était prévisible, ce qui l'était moins, c'est qu'il devienne écrivain.

Domaine étranger

Berberova Nina, L'accompagnatrice : Une jeune fille de famille bourgeoise et pauvre connaît une déception sentimentale, puis est engagée par une cantatrice pour l'accompagner au piano. Après la révolution russe, elle se retrouve à Paris où son dévouement et sa discrétion seront mal récompensés.

Chamoiseau Patrice, Une enfance créole : Patrick Chamoiseau donne ici ses souvenirs d'enfance. Enfance prise dans l'En-ville de Fort-de-France, dans le giron de la merveilleuse Man Ninotte qui ne cesse d'organiser la vie familiale avec un art de vivre et de survivre dont le cocasse et la poésie nous charment. Sous le regard du négrillon se révèle la société créole chatoyante, complexe, aux origines multiples, symbolisée par une ville qui lui ressemble. Il y vivra ses premières expériences : les jeux, la rue, les marchés, le cinéma et aussi la négritude, l'injustice sociale, le racisme. Chronique d'une enfance martiniquaise écrite dans une langue réinventée.

Hampaté Ba Amadou, Amkoulel, l'enfant peul : ce récit d'une enfance peule est doublement dépaysant puisqu'on y découvre l'Afrique des Africains mais aussi celle des colonies au début du siècle : étrange moeurs...

James Henry, Ce que savait Maisy : Le divorce des parents vu à travers le regard de leur fille.

Et aussi Le tour d'écrou

Musil Robert, Les désarrois de l'élève Törless : Roman de l'adolescence, ce livre relate l'éveil d'une conscience à travers les désarrois intellectuels, moraux et charnels de Törless, élève d'un collège très huppé de la vieille Autriche à la fin du siècle dernier. La cruauté et la brutalité qui les suscitent, et dont les "amitiés particulières" ne sont que l'exutoire, prophétisent les aberrations de l'ère nazie.

Orta Marcello d' , J'espérons que je m'en sortira : voici 60 rédactions d'enfants napolitains recueillies par leur instituteur. Les enfants d'Arzano écrivent comme ils vivent : leurs rédactions sont mal fichues, mais elles sont pleines de vitalité et d'inventions. A Arzano, les rues sont toutes déglingouillées, les immeubles sont vieux et tout cassés, à cause du tremblement de terre, il y a que des mondices et des seringues droguées. Pétillants de drôlerie et de tendresse. (col. Point virgule)

Pirsig Robert, Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes : Un père et son fils traversent les Etats-Unis à moto. Un périple déroutant, plein d'aventures, de rencontres et d'émotions. L'occasion de se retrouver et de se redécouvrir.

Salinger J.D, L'attrape-coeur : Quand un « teen-ager » se trouve seul dans le New york des années 50, sa naïveté commence par lui jouer des tours; puis il découvre que c'est une protection contre le monde des adultes. Drôle, émouvant.

Tourgueniev, Premier amour

L'âge adulte

L'âge adulte : argent, pouvoir, séduction, ascension sociale...

 Littérature française :

Balzac Honoré de, La femme de trente ans : Balzac dénonce l’aliénation sociale et morale de la femme à travers le destin de Julie, mariée avec un bellâtre, colonel dans l’armée de Napoléon.

Et aussi Mémoires de deux jeunes mariées : Quel bonheur faut-il chercher dans le mariage? 

Et aussi les classiques : Le Père Goriot, La cousine Bette, Eugénie Grandet.

Camus Albert, L’étranger : Et si « comme tout le monde », Meursault avait pleuré à l’enterrement de sa mère, aurait-il été condamné à mort pour un crime commis en légitime défense ?

Cohen Albert, Le livre de ma mère : aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra, le livre d’un fils qui a perdu sa mère. 

Colette, Le blé en herbe : « Toute leur enfance les a unis, l'adolescence les sépare ». Les familles de Philippe , 16 ans, et de Vinca, 15 ans, passent tous leurs étés en Bretagne. Philippe et Vinca sont des amis de toujours. Mais cette année-là les deux enfants vont découvrir la naissance du trouble adolescent. 

Et aussi Sido : L'ouvrage est un hommage de Colette à sa propre mère, ainsi qu'à leur relation complice, quasi fusionnelle. 

Duras Marguerite, L’amant et aussi Un barrage contre le Pacifique. 

Ernaux Annie, Une femme : Un récit dépouillé pour dire quelle femme était sa mère, la difficulté d’être sa fille, les malentendus, la honte parfois et une grande tendresse. 

Et aussi La Place : livre consacré au père de l’auteur et La Honte : sur l’avortement. 

Flaubert Gustave, Un cœur simple : L’histoire émouvante d’une vieille servante, adaptée au cinéma cette année… 

Et aussi Madame Bovary : une femme mariée, qui s’ennuie et s’amourache de différents hommes et finit par s’empoisonner à l’arsenic. Voilà tout le fait divers. Avec cette anecdote immorale (l’auteur fut poursuivi en justice en 1857) Flaubert fait « un livre sur rien », autant dire un roman d’une richesse inouïe par sa description impitoyable d’une société bourgeoise, provinciale et médiocre. 

Gide André, Isabelle : Gérard Lacase, un étudiant en lettres, arrive au château de la Quartfourche, un grand manoir normand habité par les familles Floch et Saint-Auréol, pour en consulter la bibliothèque dans le cadre de recherches pour une thèse en histoire sur Bossuet. L'ambiance sur place est très provinciale, et plutôt suffocante. Il n'en a pas plus tôt franchi le seuil que l'étrange atmosphère de cette demeure le sollicite à la plus romanesque aventure. Il s'éprend de la mystérieuse fille de la famille, Isabelle, que pourtant il ne connaît que via un portrait peint. Isabelle de Saint-Auréol est la mère de Casimir de Saint-Auréol, un petit garçon infirme dont les ébats maladroits et la prompte amitié ont seuls souri à Gérard dans ce sombre château. Mais Gérard n'arrive pas à s'expliquer l'absence d'Isabelle de cette maison. Il va petit à petit mener l'enquête afin de percer ce mystère. Ses hôtes s'efforcent en vain à tenir secrète une existence qui les déshonore. 

Et aussi La porte étroite : "La Porte Etroite" vient du sermon d’un prêtre au début du livre. C'est selon lui "...la voie qui conduit à la vie". C'est également cette vision fugace du jeune Jérôme alors qu'il traverse la maison de son oncle et de sa tante pour se rendre dans la chambre d'Alissa, sa cousine adorée, l'amour de sa vie. 

Giono Jean, Le chant du monde : Pour l'itinéraire d'Antonio et Matelot, Giono a enchaîné les paysages les plus contrastants de Haute Provence. Le fleuve: on y nage, les poissons passent, on entend les radeaux des arbres; les gorges: rapides, creux et grottes. La forêt: des animaux à l'affût, des arbres à couper, une femme en douleurs sur un lit de mousse. La haute plaine: des bouviers, des taureaux. La montagne hivernale: une paroi de neige à monter, une tombe à creuser, des taureaux qui passent une falaise; et puis le village… 

Et aussi Le voyage en Italie. 

Guibert Hervé, Mes parents / A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie : jeune auteur de grand talent, Hervé Guibert est mort du sida, il a écrit plusieurs livres à caractère autobiographique. 

Hugo Victor, L’homme qui rit : Comme dans les Misérables, un homme seul adopte un orphelin. Là, il s'agit de deux enfants : Gwynplaine et Dea. Le livre retrace l'histoire de cette cellule familiale reconstituée qui n'en est pas une. Gwynplaine a dix ans de plus que Dea mais en est amoureux, ne pouvant et ne voulant avouer à Dea cet amour. Les deux personnages sont marqués par des infirmités : le garçon a le masque d'un homme qui rit, une déformation chirurgicale des traits réalisée quand il était enfant par des enleveurs d'enfants, les comprachicos. Par ailleurs, Dea est aveugle, et ne se rend pas compte de la disgrâce physique de son compagnon. 

Et aussi Les travailleurs de la mer : Lethierry, armateur sur les côtes de la Manche, vient de doter d'un moteur à vapeur l'un des premiers bateaux qui relient Saint Malo à Guernesey, La Durande. Mais le navire s'échoue en raison de la jalousie des marins locaux. Qui va aller rechercher le moteur ? Gilliat, un pêcheur solitaire, sauvage, rejeté par tous et amoureux de Déruchette, la fille de l'armateur, se propose car Lethierry lui offre la main de cette dernière. Commence alors une véritable lutte contre la mer et contre ceux qui la peuplent ! Une lutte par amour... une tragédie, un sacrifice ! 

Ou encore Notre-Dame de Paris ou Les Misérables. 

Martin du Gard Roger, Les Thibaut : Un roman-fleuve qui, à travers l’histoire de deux frères, Jacques et Antoine, fait le portrait d’une classe sociale, la bourgeoisie parisienne. Le dernier volume se déroule pendant la première guerre mondiale. 

Maupassant Guy de, Contes de la bécasse / Une vie : Lorsque Jeanne sort du couvent, à 17 ans, pour rejoindre ses parents dans leur manoir de Normandie, elle ne sait absolument rien de la vie. Elle est charmée par le premier bel homme qu’on lui présente. Et voilà qu’il la demande en mariage… pour sa dot ! Bientôt la vie conjugale, malgré la naissance d’un petit garçon, devient trop prévisible et monotone. Jeanne se résigne avec tristesse. Mais quand elle découvre que Julien la trompe, qu’il a fait un enfant avec la bonne, elle se sent définitivement brisée. Cette vie, commencée dans l’illusion et le rêve, dérape dans le sordide. 

Mauriac François, Thérèse Desqueyroux : Elle revient auprès de son mari qu’elle a tenté d’empoisonner. Prisonnière de pulsions obscures, elle se penche sur son passé et les circonstances qui ont pu la conduire à un tel acte. 

Et aussi Le nœud de vipères : chez ces gens-là on se hait vraiment. 

Mérimée Prosper, Carmen : Pour l’amour de la belle Bohémienne, Don José devient brigand puis assassin. Récit d’amour et de violence. 

Nerval Gérard deLes filles du feu, Aurélia. 

Queneau Raymond, Le chiendent : Depuis qu’elle avait vu un homme écrasé, vers les cinq heures de l’après-midi, devant la gare du Nord, Mme Cloche était enchantée… Par l’auteur de Zazie dans le métro. 

Radiguet Raymond, Le diable au corps : Pendant la Première Guerre mondiale, les amours subversives d'un étudiant et d'une jeune femme mariée à un soldat. 

Ou encore Le bal du comte d’Orgel. 

Stendhal, Le rouge et le noir : Puisque Julien aime l’étude, il deviendra prêtre… C’est tout ce que la Société de la Restauration offre aux enfants du peuple comme perspective de réussite. Histoire d’une révolte fondée sur un fait divers : le meurtre d’une femme en pleine église. 

Triolet Elsa, Roses à crédit : Une jeune-femme veut tout avoir, elle s’endette… 

Zola Emile, Nana : un à un ils tombent tous amoureux de la belle Nana, jeune femme à l’éblouissante beauté. Et un à un elle les mène à leur perte. Un superbe portrait de courtisane symbole de la débâcle de la société du second Empire. 

 Domaine étranger

Ben Jelloun Tahar, Les yeux baissés : Un minuscule village marocain aux portes du désert. Une jeune bergère y rêve de « lafrance », le pays mythique où son père est parti. Il revient et l’emmène à Paris. La petite berbère va alors se perdre entre deux mondes : celui de son village où elle baisse les yeux devant les hommes et le monde moderne où elle découvre l’humiliation.

Blixen KarenLa femme africaine : Les aventures d’une aristocrate danoise qui découvre l’Afrique. Adapté au cinéma sous le titre Out of Africa.

Nabokov Vladimir, Lolita : célèbre roman sur les ambiguïtés de l’adolescence adapté au cinéma par S Kubrick, mais aussi Machenka : vers 1925, dans une petite pension de Berlin, quelques exilés russe rescapés de la Révolution d’octobre mêlent leurs solitudes. L’un d’eux attend l’arrivée à la pension de sa femme, Machenka qui fut justement le premier amour du plus effacé des pensionnaires : Ganine.

Steinbeck John, Des souris et des hommes :

Zweig Stefan, Vingt-quatre heures dans la vie d’une femme : Début du siècle, une pension de famille « comme il faut » sur la Côte d’Azur. Scandale, émoi chez les clients de l’établissement : la sage Mme Henriette, une pensionnaire, s’est enfuie avec un jeune-homme qui n’avait passé là qu’une journée ! Le narrateur va tenter de comprendre, avec l’aide inattendue d’une vieille dame anglaise très distinguée, cette passion foudroyante. L’écrivain autrichien explore avec une infinie subtilité toutes les ambiguïtés du cœur humain. Un tout petit livre qui ne vous lâche plus.

La révolte

Littérature francaise et étrangère

Camus Albert, La Peste : Une terrible épidémie de peste s’abat sur Oran. Le docteur Rieux en décrit la progression. Aidé de plusieurs hommes, Rieux lutte, révolté par la mort qui progresse. Elle bouleverse toutes les valeurs, oblige à des mesures inhumaines. Camus démontre magistralement que contre l’absurdité d’un fléau, la fraternité est la seule révolte possible.

Gordimer Nadine, Un caprice de la nature : L’auteur, comme son héroïne Hillela, est née « sud-africaine et blanche ». Récit d’une femme indépendante qui prend conscience des contradictions qui déchirent son pays.

Morrison Toni, Sula : Deux amies grandissent dans le quartier noir d’une petite ville de l’Ohio, où les hommes sont séduisants mais abandonnent leur famille. Roman magique de la plus grande romancière américaine d’aujourd’hui (prix Nobel 1993 ).

Et aussi : La chanson de Salomon, Beloved.

Musset Alfred de, Confessions d’un enfant du siècle : La vérité sur la rupture entre Alfred et Aurore (Musset et George Sand) et un tableau de la jeune génération romantique.

Vian Boris : J’irai cracher sur vos tombes : par l’auteur de L’écume des jours, ce roman de fantaisie où les pianos sont des mélangeurs à cocktail, où on peut se tailler les paupières en pointes…

Wright Richard, Black boy : autobiographie d’un romancier noir du sud des Etats-Unis, qui prend conscience, peu à peu, de ses possibilités face au mépris des Blancs.

Zola Emile, Germinal : Le plus lyrique, le plus révolté des livres d Zola. A travers la découverte de la mine par Etienne Lantier, qui deviendra l’initiateur d’une longue et terrible grève, Zola a raconté crûment la vie des mineurs, leur asservissement et leurs conflits avec les riches propriétaires.

Et aussi La Curée et La faute de l’abbé Mouret (une révolte très sensuelle et estivale).

L'histoire

Littérature francaise et étrangère

Barbusse Henri, Le feu : roman des tranchées, dans un authentique argot de poilu.

Bassani, Le jardin des Finzi Contini : Dans l’Italie fasciste de la fin des années 1930, les brimades de plus en plus explicites isolent les Juifs, les excluent des clubs sportifs ou artistiques, leur interdisent l’accès aux bibliothèques, les obligent à se séparer de leurs domestiques. L’altière élégance des palais de Ferrare se lézarde sous les assauts de l’ignominie raciste, la douce odeur d’herbe coupée se corrompt peu à peu…

Cendrars Blaise, La main coupée : Un récit de la guerre de 14-18 influencé par le surréalisme.

Chandernagor Françoise, L’allée du roi : Fascinant recueil de mémoires imaginaires qui raconte le destin extraordinaire de Mme de Maintenon : sa naissance sur la paille d’une prison, son enfance antillaise, ses amours avec le poète infirme Scarron puis avec le roi de France Louis XIV.

Dumas Alexandre, La reine Margot : Vous avez aimé Les trois mousquetaires ? Action, aventure, mouvement. Dans ce livre, le lecteur est catapulté dans la France de la fin du XVIème siècle. Fêtes royales, passions exacerbées… dans l’ombre, les complots vont bon train. Bientôt ce sera la Saint Barthélemy. A comparer avec le film de P Chéreau.

Gary Romain, La promesse de l’aube : « Tu seras un héros », c’est ce qu’a décidé la terrible mère du narrateur ; nous sommes dans les années 20. Le roman contient une remarquable description du blitz (bombardement allemand sur l’Angleterre).

Halimi Gisèle, La cause des femmes : Les grandes heures de la lutte pour la libération de la femme (autobiographie / politique).

Kessel Joseph, L’armée des ombres : le roman de la Résistance.

Lewis Roy, Comment j’ai mangé mon père : une savoureuse saga familiale aux temps de la préhistoire.

Lévi Primo, Si c’est un homme : Un italien de 24 ans est envoyé au camp de concentration d’Auschwitz. Il ne désespère jamais, mais fait tout pour savoir et comprendre, au cas où il en réchapperait. Un témoignage d’autant plus bouleversant qu’il est sobre et pudique.

Mérimée Prosper, La Saint Barthélemy : Les aventures d’un gentilhomme, le jeune Bernard de Mergy qui subit la terrible nuit de la Saint-Barthélemy, ses amours passionnées, aux alentours de 1572.

Modiano Patrick, Dora Bruder

Morante Elsa, La Storia : Un roman bouleversant racontant la vie en Italie durant la 2nde guerre d'un enfant particulièrement attachant qui s'émerveille du chant d'un oiseau alors que la vie autour de lui n'est pas des plus reluisante

L’île d’Arturo : L'Île d'Arturo, c'est tout l'univers secret de l'enfance et de l'adolescence, mais c'est également, dans le golfe de Naples, l'île de Procida. Arturo y a grandi solitaire et sauvage. Au monde merveilleux des mythes de son enfance, Arturo va peu à peu voir se substituer celui, hostile et pourtant exaltant, des réalités. Et ce sera, une initiation, qui va jusqu'à l'ultime épreuve, jusqu'à la révélation du dernier et du plus cruel des mystères de la vie.

Suskind Patrick, Le Parfum : « Au XVIIIème siècle, vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus abominables de cette époque qui pourtant ne manqua pas de gens abominables »… Jean-Baptiste Grenouille, sous le règne de Louis XV, est un jeune-homme béni des dieux : il possède le nez le plus extraordinaire. Sensible aux odeurs les plus fines, il est capable de créer des parfums uniques. Mais si son nez est divin, son âme est puante…

Zweig Stefan, Marie-Antoinette

Suspense, terreur, fantastique

Littérature francaise et étrangère

Aymé Marcel, La Vouivre : Elle apparaît dans les marais, nue, avec un rubis sur le front, mais si vous cherchez à le lui voler, des milliers de vipères se jettent sur vous. Arsène ne croyait pas à cette légende jusqu’au jour où…

Balzac Honoré de, La peau de chagrin : Raphaël de Valentin, jeune homme ruiné, découvre un jour une peau de chagrin, véritable talisman qui doit lui permettre d’assouvir ses désirs. Allégorie de l’idée balzacienne selon laquelle la vie s’épuise sous l’effet des désirs et des jouissances.

Barjavel René, Ravage : Sur le thème «L'homme, s'il oublie qu'il est un homme...», Barjavel construit sa première fin du monde. La société y est mécanisée à outrance, l'individu assisté en chacun de ses gestes, l'être vivant coupé de sa mère nature. C'est alors que l'électricité disparaît...

Benacquista Tonino, La Maldone des sleepings : L’auteur a été pendant quelques années employé à la compagnie des wagons-lits. C’est vrai que pendant que les voyageurs dorment ou font semblant, les « couchettistes » veillent. Le « Paris-Venise aller-retour » lui a inspiré un excellent roman où se mèlent quotidien et enquête policière : un malade pas ordinaire poursuivi par les mercenaires d’un grand laboratoire suisse. Du même auteur : Malavita.

Boulgakov Mikhaïl, Diablerie : Dans cette nouvelle, le diable est un farceur, dont les manigances révèlent l’absurdité et l’ordre soviétique. L’humour loufoque et grinçant de l’auteur fait sourire mais n’épargne pas quelques frissons d’inquiétude pour autant.

Brontë Charlotte, Les hauts de Hurlevent

Casares Adolfo Bioy, L’invention de Morel : Sur une île orientale apparemment déserte, on assiste à d’étranges apparitions, à la fois vraies et fausses, comme si une vie parallèle s’y déroulait. Comment trouver une explication à ces apparitions dramatiques ? Un récit parfaitement maîtrisé.

Cook Robin, Comment vivent les morts : Le service des décès non éclaircis envoie l’un des siens enquêter sur la disparition d’une Française mariée à un Anglais, dans une petite ville de province. Les flics sont marrons, l’entrepreneur des pompes funèbres s’occupe d’immobilier et rêve d’être maire. Mais peu à peu les langues se délient et la vérité n’est pas bonne à dire.

                        Vertiges : Pourquoi diable les malades de cet hôpital new yorkais éprouvent-elles d’aussi violents vertiges alors qu’elles n’ont subi que des examens sans gravité ? Le Dr Philips mène l’enquête sur ce qui se révèle bien être une terrifiante machination…

Daeninckx Didier, La der des ders : René Griffon, détective , a eu la chance de revenir intact des tranchées de Verdun. Sa première grande affaire après la guerre l’emmène dans le milieu des anciens combattants, où l’on continue à se tirer dessus et a se poursuivre en « Packard »…

Du même auteur Cannibales, Meurtres pour mémoire.

Dickson Carr John, La chambre ardente : chef d’œuvre de la littérature policière et fantastique. Miles Despard est-il mort d’une gastro-entérite ou de l’absorption d’une dose d’arsenic. Exhumer le corps et suivre l’enquête

Du Maurier Daphné, Rebecca : Maxim de Winter vient de se marier avec une jeune fille. Mais le souvenir de sa précédente femme, Rebecca, s’impose à la nouvelle épousée. Dans la somptueuse demeure anglaise, le fantôme de Rebecca, morte noyée, distille l’angoisse. Comment vivre malgré cette lutte inégale avec un mort ?

Gautier Théophile, La morte amoureuse : recueil de nouvelles fantastiques.

Giono Jean, Un roi sans divertissement : Qui donc a profité des neiges pour égrainer un chapelet de cadavres ? dans ce village du Dauphiné, l’arrivée du printemps rejette ses secrets et ses morts : au bout de trois victimes, on finira par faire appel à un spécialiste, le commandant Langlois, qui découvrira bien vite la vérité. Mais pourra-t-il y survivre ?

Hammett DashiellLa clé de verre : lorsqu’on parle de « roman noir » américain, il y a un mythe Hammett. Ici, on découvre le personnage de Ned Beaumont, homme à tout faire d’un politicien véreux. Nous sommes en période électorale. Un clan tient la ville, prêt à tout pour conserver le pouvoir. Le fils d’un sénateur est assassiné. Il devrait y avoir une enquête. Mais la police, la justice et la presse mangent à tous les râteliers.

Higsmith Patricia, Eaux profondes : un chef d’œuvre d’analyse psychologique.

Hoffmann E.T.W.A, Contes nocturnes : « Je vois des choses invisibles pour les yeux terrestres », disait l’auteur. Un professeur friand d’yeux ensanglantés, un peintre empêché par une force mystérieuse de représenter sa propre femme.

Huston Nancy, Instruments des ténèbres

Jonquet Thierry, La belle et la bête : Ce roman policier déroge aux règles classiques de cet exercice de style : quand l’histoire commence, les meurtres ont déjà été perpétrés et le meurtrier identifié. Mais Gabelou, le commissaire chargé de l’affaire, ne se satisfait pas de conclusions si rapides. Il veut comprendre ce qui a amené un professeur apparemment rangé, à dérailler ainsi. “La Bête et la Belle ” est un récit à trois voix : il y a celui du commissaire Gabelou ; les pensées de Léon, principal témoin et vieil ami de l’assassin ; et les bandes enregistrées par l’assassin pendant les semaines qui ont précédé le début de l’enquête.

Kafka Franz, La métamorphose : Grégor, consciencieux représentant de commerce, se réveille un jour métamorphosé en … insecte. Horreur ! Son aspect répugnant fait fuir parents et patron ; Gregor cesse son travail et vit reclus dans sa chambre, nourri par sa sœur. Récit poignant où Kafka exprime mieux que personne ses difficultés familiales et sa peur du monde extérieur.

King Stephen, Carrie : Quand une jeune fille de 16 ans découvre qu’elle a le don de déplacer les objets à distance et qu’elle hait son entourage…

Le Carré John, Le miroir aux espions : Les Soviétiques auraient-ils construit des bases de missiles en Allemagne de l’est ? Nous sommes en pleine guerre froide, et l’agent anglais Leclerc, même s’il n’est plus très jeune, va prendre les pires risques.

Lovecraft HP, Dragon : on trouve, chez ce grand maître américain du frisson, des fantômes, bien entendu, mais aussi des traditions secrètes, des réincarnations, des surhommes mystérieux, bref, un univers hallucinant qui affleure à la surface du nôtre.

Malet Léo, Fièvre au Marais : une enquête de Nestor Burma tout près de votre lycée.

Manchette Jean-Patrick, La position du tireur couché : Un tueur professionnel a décidé d’arrêter de travailler mais son organisation le poursuit.

Maupassant Guy de, Le Horla : autre histoire célèbre de double. Cauchemars, hallucinations ? Progressivement, la simple sensation de malaise se transforme en la certitude épouvantée de l’existence d’un être invisible.

Pennac Daniel : Une vieille dame avec un flingue qui descend un flic…

Pouchkine Alexandre, La Dame de pique : Hermann a la passion du jeu et il veut aller jusqu’au bout pour obtenir une formule gagnante ; il extorque le secret des cartes à une vieille comtesse et provoque sa mort. Mais qui est cette dame de pique qui apparaît dans le destin d’Hermann et lui faire payer son crime ?

Poe Edgar Allan, Les Aventures d’Arthur Gordon Pym : un livre qui témoigne de l’intérêt de Poe pour les phénomènes magnétiques, les sciences à la limite de la physique et du spiritisme.

Shelley Mary, Frankenstein : C’est une jeune femme de 20 ans, de bonne famille anglaise, qui a écrit en 1817 ce fameux roman d’horreur. N’oublions pas que le nom de Frankenstein est celui du savant pervers, alors que sa créature reste anonyme.

Simenon Georges, Maigret et le clochard : Une enquête du commissaire Maigret dans l’île de la Cité.

Stevenson Robert Louis, L’étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde : L’exquis et courtois Dr Jeckyll se transforme la nuit en assassin sanguinaire et terrorise les rues de Londres. Dans l’Angleterre victorienne un même homme incarne les valeurs du bien et du mal. Mr Hyde est une ombre sortie de nous-mêmes. Sa déchéance est un avertissement. Terrifiant.

Van Gulik Robert, La Fièvre dans le sang : C’est à un diplomate sinologue et illustrateur que l’on doit les 17 aventures du juge Ti. Elles ont pour cadre la Chine de la dynastie des Tang. Le magistrat traque le crime dans l’empire du Milieu.

Vargas Fred, L’homme à l’envers : Un terrible loup dévaste les bergeries du sud de la France et s’attaque à l’homme, ce qui attire l’attention du commissaire Adamsberg…

Wilde Oscar, Le portrait de Dorian Gray : Le jeune Dorian Gray a la beauté du diable. Fasciné, son ami Basil Hallward entreprend son portrait. Ce tableau qui entraîne peu à peu une vanité ridicule chez Dorian va vieillir avec son modèle. Un livre qui met en lumière les interrogations de l’auteur sur l’art, la beauté et la corruption.