Circonscription 18B - Goutte d'Or (archives)

Circonscription École Classe Académie Ministère
Téléchargements
Magali Venot mis à jour le 01/09/17
L’étude de la DEPP   18/03/14
Laurence Cyrulik mis à jour le 18/03/14

Les CLIN sont remplacés par les UPE2A (depuis fin 2012)

Présentation des Unités Pédagogiques pour Élèves Allophones Arrivants (UPE2A) : les textes réglementaires, les principes, les évaluations et les ressources.

Sommaire

Les textes réglementaires

La circulaire n° 2012-141 du 2 octobre 2012 Ouverture vers une nouvelle fenêtre relative à l’organisation de la scolarité des élèves allophones* nouvellement arrivés, publiée dans le BO n° 37 du 11 octobre 2012 abroge la circulaire n° 2002-100 du 25 avril 2002 Ouverture vers une nouvelle fenêtre relative aux CLIN.

Les modalités d’inscription et de scolarisation des élèves de nationalité étrangère sont fixées par la circulaire n° 2002-063 du 20 mars 2002 Ouverture vers une nouvelle fenêtre.

▲ Haut de page

De grands principes certes, mais des principes forts

Les principes mis en œuvre par l’école quant à l’organisation de la scolarité des élèves allophones nouvellement arrivés sont réaffirmés :

  • L’école est un droit pour tous les enfants résidant sur le territoire national quels que soient leur nationalité, leur statut migratoire ou leur parcours antérieur comme le précise le code de l’éducation qui a inscrit l’obligation d’instruction pour tous les enfants et l’obligation de mettre en place des actions particulières pour l’accueil et la scolarisation des enfants allophones arrivants.
  • La scolarisation des élèves allophones relève donc du droit commun et de l’obligation scolaire ; l’obligation d’accueil dans les écoles s’applique de la même façon pour les élèves allophones arrivants que pour les autres élèves.

Assurer les meilleures conditions de l’intégration des élèves allophones arrivant en France est un devoir de la République et de son École.

  • L’École est le lieu déterminant pour développer des pratiques éducatives inclusives dans un objectif d’intégration sociale, culturelle et à terme professionnelle des enfants et adolescents allophones.
  • Cette inclusion passe par la socialisation, par l’apprentissage du français comme langue seconde dont la maîtrise doit être acquise le plus rapidement possible, par la prise en compte par l’école des compétences acquises dans les autres domaines d’enseignement dans le système scolaire français ou celui d’autres pays, en français ou dans d’autres langues.
  • L’École doit aussi être vécue comme un lieu de sécurité par ces enfants et leurs familles souvent fragilisés par les changements de leur situation personnelle. Dans ce cadre, il est de la responsabilité de l’institution scolaire de mettre en place les conditions qui facilitent aux parents les démarches d’accès à l’école et leur implication dans la scolarité de leur enfant, condition de sa réussite.
  • Les parents de nationalité étrangère bénéficient des mêmes droits que les parents français (droit de vote et éligibilité aux élections de représentants de parents d’élèves dans les conseils d’école et d’administration des établissements secondaires).

▲ Haut de page

L’évaluation des acquis à l’arrivée

À l’école élémentaire, tout élève allophone arrivant bénéficie d’une évaluation (pdf-16x16 30 p.) menée par un enseignant de CLIN avec des outils du CASNAV.

  • C’est dans le cadre du cycle correspondant à la classe d’âge de l’élève arrivant que cette évaluation doit être menée pour mettre en évidence :
    • ses connaissances en langue française, afin de déterminer s’il est un débutant complet ou s’il maîtrise des éléments du français parlé ou écrit
    • ses compétences verbales et non verbales dans d’autres langues vivantes enseignées dans le système éducatif français, notamment en anglais
    • son degré de familiarisation avec l’écrit, quel que soit le système d’écriture ;
    • ses compétences scolaires construites dans sa langue de scolarisation antérieure, en mathématiques par exemple.
    On peut s’appuyer sur des exercices en langue première de scolarisation. Les compétences des élèves dans différents domaines, ainsi que ses centres d’intérêts, peuvent constituer des points d’appui pédagogiques importants.
  • Les résultats de ces évaluations permettront d’élaborer les réponses pédagogiques les mieux adaptées.
  • Il convient de permettre à l’élève d’intégrer au plus vite une classe fréquentée par les enfants d’un âge le plus proche possible du sien.

▲ Haut de page

Une structure particulière

L’on ne parle plus de CLIN (classe d’initiation) à l’école, ou CLA (classe d’accueil) au collège : une dénomination générique commune à toutes les structures spécifiques de scolarisation des élèves allophones arrivants est adoptée : unité pédagogique pour élèves allophones arrivants = UPE2A .

▲ Haut de page

L’accueil, l’enseignement et le suivi des élèves

  • Les élèves allophones arrivants sont inscrits obligatoirement dans les classes ordinaires de l’école maternelle ou élémentaire.
  • L’inclusion dans les classes ordinaires constitue la modalité principale de scolarisation. Elle est le but à atteindre, même lorsqu’elle nécessite temporairement des aménagements et des dispositifs particuliers.
  • À partir du CP, les élèves peuvent être regroupés dans des unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants pour un enseignement de français comme langue de scolarisation, quotidien et pour un temps variable (et révisable dans la durée) en fonction de leurs besoins, conformément aux principes précisés au point suivant.
  • Pour des élèves peu ou non scolarisés antérieurement et arrivant à l’âge d’intégrer le cycle 3, un maintien plus long dans la structure d’accueil, sans dépasser une année supplémentaire, peut être envisagé ; un suivi durable et personnalisé s’impose si l’on veut éviter un désinvestissement progressif de ces élèves dans les apprentissages. Au-delà de la première année d’enseignement intensif par l’unité pédagogique, plusieurs années peuvent être nécessaires à l’acquisition d’une langue, pendant lesquelles un accompagnement doit être assuré ; la progression des élèves allophones arrivants est d’autant plus grande que les apprentissages sont plus intenses.
  • Les unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants (UPE2A) doivent disposer de toute la souplesse nécessaire à l’accueil des élèves et à la personnalisation des parcours, organiser les liens avec la classe ordinaire et donc prévoir des temps de présence en classe ordinaire.
  • L’objectif légal d’inclusion scolaire et d’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences est celui du droit commun et s’applique naturellement aux élèves allophones arrivants sur le territoire de la République.
  • La scolarisation des élèves allophones concerne l’ensemble de l’équipe. L’enseignement du français comme langue de scolarisation ne saurait être réalisé par le seul professeur de l’UPE2A : l’ensemble de l’équipe enseignante est impliquée.
  • Les modalités d’accueil et de suivi des élèves allophones arrivants doivent figurer dans le projet d’école, l’objectif essentiel étant la maîtrise du français enseigné comme langue de scolarisation.
  • Il n’est pas préconisé de modèle unique de fonctionnement pour l’UPE2A. Cependant, quelques principes pédagogiques sont impératifs :
    • l’inscription de l’élève dans une classe ordinaire, le critère d’âge étant prioritaire (un à deux ans d’écart avec l’âge de référence de la classe concernée maximum)
    • l’enseignement de la langue française comme discipline et comme langue instrumentale des autres disciplines qui ne saurait être enseignée indépendamment d’une pratique de la discipline elle-même
    • au cours de la première année de prise en charge pédagogique par l’UPE2A un enseignement intensif du français d’une durée hebdomadaire de 9 heures minimum avec des temps de fréquentation de la classe ordinaire où l’élève est inscrit
    • l’enseignement de deux disciplines autres que le français (les mathématiques et une langue vivante étrangère de préférence)
    • une adaptation des emplois du temps permettant de suivre l’intégralité de l’horaire d’une discipline.
  • Sauf situation particulière, la durée de scolarité d’un élève dans un tel regroupement pédagogique ne doit pas excéder l’équivalent d’une année scolaire. L’objectif est qu’il puisse au plus vite suivre l’intégralité des enseignements dans une classe du cursus ordinaire avec, le cas échéant, un dispositif plus souple d’accompagnement. Un élève accueilli dans une UPE2A peut donc intégrer quel que soit le moment de l’année une classe du cursus ordinaire dès qu’il a acquis une maîtrise suffisante du français, à l’oral et à l’écrit, et dès qu’il a été suffisamment familiarisé avec les conditions de fonctionnement et les règles de vie de l’école.
  • Le parcours scolaire de l’élève dans l’UPE2A, puis dans une classe ordinaire avec accompagnement, est géré par l’équipe pédagogique de l’école sous l’autorité du directeur qui utilise l’expertise du Casnav qui a vocation à contribuer à l’évaluation des compétences linguistiques et à la définition des structures les mieux adaptées.
  • Outre l’accompagnement par l’enseignant de l’UPE2A, si la maîtrise de la langue de scolarisation de l’élève notamment en compréhension et en production écrite reste insuffisante, l’élève doit pouvoir bénéficier de mesures d’aide et de ressources adaptées à ses besoins pour progresser et atteindre un niveau suffisant, compatible avec les exigences des enseignements délivrés dans la classe ordinaire. Des dispositifs d’aide ou d’accompagnement personnalisé et l’accompagnement éducatif sont des leviers pour aider ces élèves à acquérir une autonomie linguistique.
  • Pour assurer un suivi personnalisé de ces élèves, des contacts réguliers doivent être établis entre l’enseignant de l’UPE2A et les enseignants des classes ordinaires et notamment des classes de rattachement, quand l’école est différent de celui où se trouve l’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants.
  • Un outil d’aide à l’évaluation, conçu nationalement, est destiné à permettre l’évaluation des élèves arrivants allophones au cours de leur formation.
  • Le livret personnel de compétences et les éléments constitutifs du livret scolaire témoignent des progrès accomplis et de la validation des acquis de l’élève.

▲ Haut de page

Les enseignants des unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants, leur formation

  • Il est souhaitable que les enseignants des unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants conservent un service d’enseignement en classe ordinaire, ce qui est notamment possible dans le cadre d’échanges de services ou de décloisonnements entre classes.
  • Dans le premier degré, tout enseignant volontaire est susceptible d’être affecté à une unité pédagogique pour élèves allophones arrivants et prioritairement les enseignants ayant obtenu une certification complémentaire en français langue seconde ou ayant suivi un cursus universitaire en français langue seconde.
  • Les enseignants affectés à des unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants sont, comme les autres enseignants, concernés par les actions de formation organisées en circonscription, au niveau départemental ou académique.
  • Ils font l’objet d’un suivi pédagogique par les équipes de circonscription.
  • En outre, des actions de formation spécifiques sont organisées au niveau départemental ou académique avec l’appui des CASNAV, notamment pour la préparation de la certification complémentaire.

▲ Haut de page

Les ressources

Un ensemble de ressources est proposé pour aider les maîtres à organiser l’accueil, faciliter la prise en charge de cet enseignement et en permettre l’évaluation. Ces documents sont disponibles par téléchargement, sur le site Éduscol Ouverture vers une nouvelle fenêtre:

  • un document d’accueil, décrivant le système éducatif en France, destiné aux élèves et aux parents, traduit en plusieurs langues, mis à disposition des écoles, des établissements, des services publics concernés et des réseaux associatifs :
  • un outil d’évaluation (pdf-16x16 30 p.), référé aux compétences du socle commun de connaissances et de compétences, au cadre européen commun de références pour les langues, et aux grilles de références, permettant de préciser les champs de compétences les mieux maîtrisés et ceux pour lesquels un suivi et un soutien spécifiques sont encore nécessaires.
  • le portfolio des langues Ouverture vers une nouvelle fenêtre réalisé par le Conseil de l’Europe constitue également un bon support pour la communication entre enseignants afin qu’ils assurent la continuité des apprentissages en prenant en compte les difficultés liées à la langue qui peuvent subsister.

* Un élève allophone est un élève qui, à l’origine, parle une autre langue que celle du pays d’accueil et du système éducatif dans lequel il a pris place, en l’occurrence le français.

▲ Haut de page