Circonscription 18B - Goutte d'Or (archives)

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Magali Venot mis à jour le 01/09/17
L’étude de la DEPP   18/03/14
Laurence Cyrulik mis à jour le 18/03/14
Aides aux devoirs en dehors de la classe
Résumé

Une étude de la DEPP (direction de l’évaluation et de la prospective)sur les aides aux devoirs en dehors de la classe.

Chapeau

Une étude de la DEPP (direction de l’évaluation et de la prospective) sur les aides aux devoirs en dehors de la classe distingue trois groupes d'élèves : groupe aide parentale, groupe proche, groupe soutien.

Contenu

Les élèves de l’école élémentaire ne sont pas seuls pour leurs devoirs scolaires, ils sont aidés et avant tout par leurs parents, seul 1% ne bénéficie d’aucune aide extérieure. Si on tient compte du total des aides que reçoivent les élèves, on peut cependant distinguer, à l’école primaire, trois groupes d’élèves.

Le « groupe aide parentale », le plus important, 63%, réunit des élèves qui n’ont pas ou peu de difficultés scolaires, qui ont moins redoublé que les autres. Leurs parents déclarent être attentifs au suivi scolaire et contrôler de près les devoirs. Ils ont également plus d’ambitions scolaires que dans les autres groupes : ils ne se disent satisfaits que si l’élève est en tête de classe ou au-dessus de la moyenne. Ces élèves ne sont pas marqués socialement au niveau des professions des parents, mais on trouve moins de parents peu ou pas diplômés que dans la moyenne. D’ailleurs, ces parents se déclarent peu souvent dépassés par les devoirs scolaires.

Le « groupe proche », 27 %, est constitué d’élèves qui sont aidés par des proches, frères et sœurs essentiellement et, en grande majorité également, par leurs parents, essentiellement la mère. Ces élèves ressemblent beaucoup à ceux du premier groupe, si ce n’est que les familles sont un peu plus défavorisées et moins diplômées tout en ayant des volontés aussi fortes de suivre les devoirs scolaires (graphiques 6 et 7). Les mères déclarent manquer de temps et un peu plus souvent que dans le premier groupe être dépassées. Elles ont également plus souvent que la moyenne le sentiment de ne pas en avoir fait assez en terme d’aide apportée à leur enfant dans le travail scolaire. Ce phénomène, associé à des diplômes moins élevés que dans le premier groupe, peut expliquer le recours aux aides des frères et sœurs.

Le dernier groupe existant à l’école élémentaire est le « groupe soutien », avec 7% des élèves qui, tout en suivant des cours de soutien, sont aidés en plus par leurs parents et proches (seul 0,1 % n’a que des cours de soutien).Ce sont des élèves défavorisés scolairement et socialement. Les deux tiers des parents déclarent que leurs enfants ont des difficultés scolaires contre un tiers en moyenne. Même si les parents aident pour les devoirs scolaires dans la grande majorité des cas, ils sont moins présents que dans les autres groupes et surtout se déclarent plus souvent dépassés. Ils ont également moins d’ambitions scolaires pour leurs enfants ou en tout cas sont plus indécis : seuls les deux tiers d’entre eux veulent que leur enfant aille jusqu’au bac contre 85 % en moyenne mais un tiers d’entre eux sont indécis sur ce sujet. Ils se satisfont plus souvent que les parents des autres groupes que leur enfant passe simplement dans la classe supérieure, même mal positionné. Ils investissent également moins en moyenne dans le suivi scolaire en déclarant plus souvent que l’enfant ne doit être aidé que s’il le demande. Socialement, les familles sont plus souvent ouvrières, les parents peu diplômés. Les enfants partagent plus souvent leur chambre avec un frère ou une sœur. Ils sont plus souvent scolarisés en ZEP. Mais leurs camarades les aident plus souvent que la moyenne.