Circonscription 18B - Goutte d'Or (archives)

Circonscription École Classe Académie Ministère
Téléchargements
Magali Venot mis à jour le 01/09/17
L’étude de la DEPP   18/03/14
Laurence Cyrulik mis à jour le 18/03/14

L’habilitation pour enseigner une langue étrangère

La procédure d'habilitation des professeurs existe encore, mais désormais tous les professeurs sortant de formation sont habilités de facto.

Composition de la commission d’habilitation

Les commissions d’habilitation se réunissent au niveau départemental et doivent être constituées d’au moins deux membres.
Elles sont présidées par l’IA/DSDEN ou son représentant, compétent en langue et issu du 1er degré (IEN, maître formateur, conseiller pédagogique de langue, personne ressource...).
Un spécialiste de l’enseignement de la langue concernée (IA-IPR, professeurs de langue de l’IUFM, professeurs relais, enseignants du secondaire ayant une expérience de l’enseignement primaire...) participe nécessairement aux travaux des commissions quand celles-ci ne comprennent aucun autre expert de cette langue.

Convocation aux séances d’habilitation

Il appartient aux services de l’inspection académique de convoquer les candidats et les membres désignés de la commission pour chaque séance d’habilitation prévue.
Les personnels intéressés par cette procédure disposeront, avec l’appel à candidature, d’une information incluant notamment :

  • les références des textes officiels régissant l’enseignement des langues vivantes à l’école primaire
  • les modalités relatives au déroulement de l’entretien d’habilitation
  • les indications sur la qualité des membres de la commission.

L’entretien

Le niveau attendu des candidats à l’habilitation provisoire est le niveau B2 du cadre européen commun de référence pour les langues du conseil de l’Europe pour la compréhension orale et le niveau B1 pour l’expression orale. L’entretien d’habilitation provisoire se déroule en quatre phases successives :

  • Écoute et restitution d’un document sonore ou audiovisuel, d’une durée maximale de deux minutes trente (durée estimée de 10 minutes) : ce document devra s’approcher, dans toute la mesure du possible, d’un document authentique, destiné à des locuteurs natifs de la langue. Narratif ou dialogué, il pourra traiter d’un domaine relatif à l’enseignement des langues à de jeunes enfants (interviews de maîtres du premier degré étrangers, reportages dans des écoles...) ou d’un sujet propre aux contes et légendes.
    L’objectif est d’évaluer le niveau de compréhension orale du candidat, tant sur le sens général du contenu du document que sur des informations ponctuelles. Le candidat prendra connaissance du titre du document avant de l’écouter (ou de le visionner) deux fois. Après une ou deux minutes lui permettant de rassembler et d’organiser ses idées, il en rendra compte brièvement en langue vivante de préférence, sinon en français. Chaque document sera accompagné d’une fiche d’évaluation qui servira de référence aux membres de la commission pour évaluer le niveau de compréhension du candidat.
  • Entretien avec les membres de la commission en langue vivante (durée estimée de 10 minutes) : seront ainsi évalués la compréhension en situation interactive et le niveau d’expression orale.
    Dans un premier temps, les membres de la commission engageront le dialogue en s’appuyant sur le document initialement proposé. Ils élargiront ensuite cet échange à d’autres domaines, tels que les expériences personnelles du candidat en matière d’enseignement ou les contacts qu’il a eus avec la langue (voyages, stages, ...).
    Les critères à prendre en compte sont la correction phonologique (rythme, intonation, prosodie...) et syntaxique, la richesse lexicale et les aptitudes à la communication. Le degré de connaissance des pays dans lesquels la langue est parlée devra également être repéré.
  • Lecture d’un document (de 4 à 5 minutes) : le candidat devra lire à haute voix un document susceptible d’être lu en classe (conte, poème, extrait d’histoire enfantine...). Cette troisième phase permet de compléter le bilan établi par les membres de la commission lors de l’entretien en interaction.
  • Connaissance des textes officiels (entre 5 et 10 minutes) :
    Les membres de la commission veilleront à vérifier par quelques questions les connaissances qu’ont les candidats des textes officiels concernant les langues vivantes à l’école primaire (référentiels de la circulaire n° 99-176 du 4 novembre 1999 relative aux orientations pédagogiques pour la mise en œuvre au CM1 et au CM2, puis nouveaux programmes de l’école primaire).
    Cette vérification s’effectuera en français, ce qui permet également d’évaluer le niveau de maîtrise de la langue nationale pour les non francophones.
    Des critères permettent de situer le candidat sur une échelle de compétences Ouvre vers une nouvelle fenêtre et des éléments de référence sont indiqués afin d’harmoniser les attentes.

Le rapport de la commission d’habilitation

À l’issue de chaque entretien d’habilitation provisoire, les membres de la commission établissent un rapport circonstancié, qui doit explicitement faire apparaître la mention "habilité provisoire" ou "non habilité". Les candidats non habilités sont informés par écrit des raisons précises qui ont motivé la décision.
Les candidats peuvent être déclarés habilités provisoires lorsque le niveau du candidat reconnu par la commission d’habilitation pour l’ensemble des domaines contenus dans l’échelle de compétences est égal ou supérieur à celui du niveau d’exigence atteint.
Le rapport de la commission doit avoir une portée formative pour le candidat, que l’avis soit positif ou négatif. C’est pourquoi des recommandations seront expressément formulées pour lui permettre de s’orienter vers les stages les plus adaptés qui pourraient lui être offerts (linguistiques, pédagogiques ou mixtes) ou vers une qualification complémentaire (formation universitaire, CLES, DCL...).
En ce qui concerne les enseignants du 1er degré n’ayant pas obtenu l’habilitation provisoire, il est souhaitable qu’un stage de formation leur soit systématiquement proposé. À la suite de celui-ci, un nouvel entretien devrait pouvoir avoir lieu dans les délais les plus rapides. Ainsi, la formation en langues vivantes, qui constitue l’une des priorités des plans pluriannuels départementaux de formation, bénéficiera des résultats des sessions d’habilitation, qui contribuent à l’analyse des besoins en formation des enseignants.
Les intervenants extérieurs de langues vivantes qui ont une habilitation provisoire peuvent être agréés par l’IA/DASEN ; cet agrément sera confirmé après leur habilitation définitive.

Des références