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Mathématiques actives pour les tout-petits ?
Résumé

Ouvrage proposant des situations d'apprentissages mathématiques pour la maternelle (Catherine Berdonneau - Éditions Hachette Éducation - 2007)
Article de Karine Savigny, Conseillère Pédagogique (18 B)

Chapeau

Ouvrage proposant des situations d'apprentissages mathématiques pour la maternelle (Catherine Berdonneau - Éditions Hachette Éducation - 2007)

Contenu

CCouverture du livre Mathématiques actives pour les tout-petits - Éditions Hachetteet ouvrage à l’intérêt de proposer des situations d’apprentissages mathématiques pour les très jeunes enfants. Des contenus mathématiques abordables y sont proposés depuis les sections de petits et tout petits jusqu’en fin d’école maternelle.

Une présentation plus théorique est présentée en préalable ; en voici un extrait : « C’est tout au long de la journée que l’enseignant peut proposer aux jeunes élèves des apprentissages mathématiques. Les occasions les plus favorables peuvent être identifiées, il n’est pas nécessaire que toutes soient exploitées quotidiennement. L’apprentissage vers les mathématiques ne saurait s’effectuer au travers d’exercices mais en prenant appui sur les activités de la vie quotidienne. Il faut avoir à l’esprit qu’une démarche de mathématisation d’une situation est très délicate. Bien souvent les enfants ne parviennent pas à l’abstraction du modèle mathématique que l’enseignant a reconnu. Ce décalage est nommé « l’effet Jourdain » : il consiste à voir dans une activité banale un contenu mathématique qui n’est perceptible que par celui qui dispose de la connaissance correspondante. Il est pour autant parfaitement possible de conduire dès la maternelle un réel apprentissage à la résolution de problèmes. »

Un exemple de problème : sortir des gobelets pour que chacun en ait un pour boire et sans qu’il y en ait en trop.

Les étapes de l’apprentissage mathématique

  • L’étape dite de « période sensible du mouvement » : elle privilégie l’activité motrice globale et répond à un besoin marqué de mouvement de l’enfant jusqu’à cinq ans (le maximum se situant entre un an et demi et quatre ans). Afin de s’appuyer sur cette étape, on peut travailler les positions par rapport à un banc, apprendre à constituer des équipes, dire qui a sauté le plus loin.
  • L’étape « d’activité motrice restreinte » : elle concerne essentiellement les membres supérieurs, les doigts, les mains. Elle nécessite des mouvements ordonnés. Elle est propice aux jeux mathématiques à l’aide de petits matériels.
  • L’étape « d’abstraction » : cette étape de représentation mentale ne concerne pas les tout-petits.

Le rôle de la manipulation

  • La manipulation participe à l’élaboration de représentations mentales par les élèves, notamment par la mémorisation.
    L’enfant doit en effet pouvoir progressivement se détacher des objets. Cette élaboration résulte de l’action de l’enseignant.
    Par exemple :
    • la technique d’arrêt sur image qui consiste, lorsque les enfants sont familiers avec un dispositif utilisé (matériel ou jeu), en une suspension momentanée de l’activité par le maître qui demande de « lui expliquer ce qui vient de se passer ». Ou suscite une projection dans le passé pour répondre à la question : « Et maintenant que va-t-il se passer ? » ou une projection dans le futur proche : « Et maintenant si on recommence que va-t-il se passer ? »
    • les activités d’appariement à distance, c’est-à-dire sans les objets :
      – que range-t-on dans ce présentoir ?
      – les fruits de la marchande
    • la diversification du matériel favorisant la découverte des liens entre ces matériels différents à un unique objet.
  • La manipulation permet de centrer l’apprentissage sur ce qui est spécifique et de dégager l’élève de la difficile maîtrise du geste. Elle permet l’action immédiate, ce qui multiplie le nombre de situations proposées, favorisant ainsi la répétition dont on sait qu’elle permet l’appropriation chez les petits. Les matériels et jeux présentent des avantages certains tels que :
    • répondre au besoin de sensorialité
    • fournir une approche non verbale des concepts
    • susciter une meilleure compréhension en permettant d’opérer des liens entre différents faits
    • contribuer au développement de l’attention
    • développer la concentration
    • entraîner à l’évocation.
  • La manipulation constitue pour l’enseignant un indicateur de l’activité individuelle de l’élève. En observant un enfant qui manipule, l’enseignant dispose d’un moyen de suivre la démarche mentale de l’enfant.

Le langage en mathématiques

Les langages gestuel, oral, graphique, écrit (dont le dessin, le schéma, la photographie…) jouent un rôle important dans la conceptualisation des objets mathématiques. L’expression orale et la communication contribuent à la structuration des acquisitions.
Les usages du langage en mathématiques peuvent être de trois ordres :

  • Nommer les objets : utiliser le plus tôt possible les termes corrects et définitifs des adultes ; par exemple dans une situation de distribution de verres lors de la collation : « tu en distribues un à chaque enfant »
  • Expliciter les propriétés
  • Enchaîner des constats et organiser un raisonnement.

Karine Savigny, conseillère pédagogique 18 B
(Extraits de Mathématiques actives pour les tout-petits de Catherine Berdonneau, Hachette Éducation, 2007)