Histoire de Joseph-Marie Jacquard

Histoire

Joseph-Marie Jacquard

Joseph Marie Jacquard

Joseph-Marie Jacquard est né le 7 juillet 1752 à Lyon, mort à Oullins le 7 août 1834. Fils de soyeux, il fait son apprentissage chez un relieur, un typographe, puis un coutelier. Il hérite d'une fabrique où il met au point sa mécanique en 1800. Le métier Jacquard sera mal reçu par les canuts qui voient en lui une cause possible de chômage.

La mécanique Jacquard finira par s'imposer quelques années plus tard. En 1834, 2885 métiers Jacquard tournent à la Croix-Rousse. Il y en aura jusqu'à 20.000 à la fin du XIXème siècle.

Dans la continuité de ses prédécesseurs, Jacquard est arrivé au bon moment pour combiner les améliorations et mettre au point le métier qui porte son nom. Son idée est une combinaison des aiguilles de Bouchon, des cartes de Falcon et du cylindre de Vaucanson, remplacé par un parallélépipède, le tout produisant une mécanique ajoutée au métier à tisser. Cette mécanique permet de commander individuellement les fils de chaîne, ce qui constitue une avancée majeure, puisque le réalisables devient nombre d'armures infini.

Jacquard l'inventeur

Photo machine jacpuard-machine Photo machine Jacquard

Le 13 messidor an VIII (2 juillet 1800), Jacquard se présente dans les bureaux de la préfecture, situés alors à l'hôtel de ville, pour déposer son premier brevet d'invention. Ce brevet, agréé par Chaptal ministre de l'Intérieur, est remis en mains propres à Jacquard le 18 janvier 1801. Ce brevet, décerné pour 10 ans, accorde le droit à Jacquard de fabriquer et vendre dans toute l'étendue de la République une machine destinée à suppléer le tireur de lacs dans les étoffes brochées et façonnées. Il ne s'agit pas de la mécanique à la Jacquard avec cartons, mais d'une mécanique avec un nombre limité de pédales ou de marches permettant de faire de petits dessins géométriques ou floraux très prisés pour les gilets d'hommes et les robes de femmes. Dans la foulée de son brevet, il participe, sélectionné par un jury lyonnais, à la deuxième exposition publique des produits de l'industrie française au Louvre en septembre 1801. Il y obtient, pour sa première invention, une médaille de bronze. En ce début de 19ème siècle, Jacquard est en train d'acquérir une notoriété nationale. Il faut attendre 1805 pour que le nom de Jacquard devienne célèbre. Il est alors membre de la Société des amis du commerce et des arts de Lyon, conseiller de la commission de la mécanique présidée par Gensoul, mais ce ne sont pas ces titres qui sont responsables de la sa célébrité. Le 12 avril 1805, Napoléon et Joséphine visitent le palais St-Pierre lors de leur séjour à Lyon et découvrent le métier Jacquard. Le 27 août 1805, il reçoit, de la part de l'Académie de Lyon, le prix des inventeurs. A partir de cette date, il accumule les prix d'honneur et les récompenses.

Synthèse élaborée par Bruno Benoit pour le Grand Lyon (DPSA)

Jacquard le notable

Statue

Statue de Jacquard

De 1810 à 1817, il habite, avec sa femme et sa servante Marguerite Vignard, une petite cousine, 1 rue Puits d'Ainay (ac. Rue Adélaïde Perrin). Puis, il devient locataire de son ami Jean-Marie Benoit Bouchard, au 2 rue Vaubecour, seul immeuble encore debout de toutes les résidences de Jacquard. Bouchard propose la candidature de Jacquard à la Société royale d'agriculture, histoire naturelle et arts utiles de Lyon, qui regroupe des notables locaux. Il en devient membre le 19 décembre 1817 en même temps que Terme. En 1819, lors de la 5ème exposition des produits de l'industrie française à Paris, il reçoit, même si son invention n'est pas visible à Paris une médaille d'or pour son métier à tisser les étoffes brochées et façonnées. Il est fait, le 17 novembre 1819, chevalier de la Légion d'honneur. En 1822, Guillard-Lièvre, qui vient de créer une école de commerce en face du pont Morand, demande à Jacquard d'assurer les cours de mécanique. Il réside souvent à Oullins dans sa maison de campagne du Clos Fleury dont il a la jouissance avec ses nièces pour avoir réglé les dettes de leurs parents. La commune, honorée par la présence de ce grand homme, fait la demande au préfet de nommer Jacquard conseiller municipal d'Oullins. Lors de sa nomination en 1826, le maire salue son entrée au conseil par ces mots : « votre nom devenu européen le rattache à l'une des plus belles découvertes que le génie lyonnais ait faite au profit de la richesse nationale ». Après la révolution de 1830, lorsque le vote désigne le nouveau conseil municipal, Jacquard n'est pas élu. Il ne se mêle pas, lui le notable, à la révolte des canuts* de 1831, mais l'a-t-il été ! Le maire Prunelle fait réaliser l'année suivante, pour la galerie de portraits des Lyonnais célèbres, celui de Jacquard par Jean-Claude Bonnefond. Ce portrait orne d'abord le bureau du président du Tribunal de commerce et ne rejoint le palais St-Pierre qu'en 1995. Jacquard meurt le 7 août 1834 à Oullins. Enterré le lendemain matin dans le cimetière de cette commune, un mûrier est planté au chevet de sa tombe. Le 10 septembre 1835, un monument à Jacquard est élevé dans l’église d’Oullins.

Synthèse élaborée par Bruno Benoit pour le Grand Lyon (DPSA).

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  • Lycée général et technologique
    Lycée des métiers 

    JACQUARD
    2 BIS RUE BOURET
    75019 Paris

    Tél. 01 44 84 40 00 

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