François ARAGO (1786-1853)

François Arago fut un grand vulgarisateur dans la pensée scientifique.

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François ARAGO (1786-1853)

Après avoir fait ses études à l’école polytechnique à Paris, il est nommé en 1805 secrétaire-bibliothécaire de l'Observatoire de Paris. En 1806, il est envoyé en Espagne pour poursuivre le relevé du méridien de Paris. Enrôlé dans la guerre d’Espagne, il est fait prisonnier, s'évade plusieurs fois, et rentre en héros à Paris en 1809. Il est alors élu membre de l’Académie des sciences le 18 septembre 1809, à l’âge de seulement vingt-trois ans.

La même année, il devient professeur de géométrie analytique à l'École polytechnique. En 1830, il est nommé secrétaire perpétuel de l'Académie des sciencesIl poursuit sa carrière à l'Observatoire de Paris. En 1834, il prend le titre de « Directeur des observations à l'Observatoire de Paris ». En 1843, il assurera la direction de l'Observatoire jusqu'à sa mort. Elu secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences le 7 juin 1830, c’est le moment où il remporte ses premiers mandats électoraux (conseiller général de la Seine en septembre 1830 puis député des Pyrénées-Orientales en juillet 1831). 

Les premiers travaux de physique d'Arago concernent l’optique. Il fait en 1810 une expérience importante, qu'il présente oralement à l'Académie des sciences le 10 décembre 1810 : il s'agissait de mesurer la vitesse de la lumière venant des étoiles, en comparant la valeur le matin à 6h et le soir à 18h. 

Arago

Il aidera Fresnel à faire ses expériences à l'Observatoire ou à présenter ses résultats à l'Académie des sciences. 

Il fut pendant la monarchie de juillet une des figures du parti républicain. Après la révolution de 1848, il a été ministre de la Guerre et de la Marine dans le gouvernement de la seconde République puis président de la Commission exécutive. Il a contribué à ce titre à l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. Il refuse par la suite de prêter à Louis-Napoléon Bonaparte le serment de fidélité exigé des fonctionnaires et préfère démissionner de son poste au Bureau des Longitudes. Le Prince-Président refuse sa démission. Après le Coup d'État de 1852, il démissionne de ses fonctions. Napoléon III demande à ce qu'il ne soit pas inquiété. Malade, il meurt en 1853.