corpus d'oeuvres

Otto Dix

Toutes les oeuvres ne sont utlisables que dans le cadre de l'enseignement de l'Histoire des Arts en raison du code de la propiété intellectuelle et de l'accord prévu par le Ministère de l'Education Nationale.

http://www.education.gouv.fr/cid55012/menj1100017x.html

 

Vous trouverez ci dessous, en bas de page, la liste des oeuvres retenues  par classe pour l'épreuve de 2014.

 

DIE SKATSPIELER ou KARTENSPIELENDE KRIEGSKRÜPPELL

soit “Les joueurs de skat” ou “Les invalides de guerre jouant aux cartes”. 

Otto Dix (1891-1969) , 1920 , 17 x 0,87 m , huile sur toile et collage , Neue Nationalgalerie à Berlin.

Trois anciens combattants de la Première Guerre Mondiale jouent au skat, jeu de cartes très populaire en Allemagne. Il se joue avec 32 cartes (7-8-9-10-As-Dame-Roi-Valet, répartis en quatre couleurs : coeur, clochette, feuille, gland).

Otto Dix les joueurs de skat,1920

 

agrandissement de la lampe lampe     

                                                       Agrandissement de la lampe

                                     agrandissement de la prothèse crânienne

                                     Agrandissement de la prothèse crânienne

 

agrandissement de la prothèse de mâchoire

                                    Agrandissement de la prothèse de mâchoire

 

croquis joueurs n°1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                        Croquis N°1

croquis joueurs n°2

Croquis N°2

dessin préparatoire

Dessin préparatoire

 

Vous trouverez en pièce jointe ci dessous un dossier complémentaire concernant Otto Dix et la Première Guerre mondiale.

Les monuments aux morts

 

Etude des Monuments aux morts

 

                                                                                             4096760826                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

monument aux morts de Metz

 

 

 1°) Etude de la sculpture :

 

Lieu de création : Ce monument aux morts se trouve à Metz, en Lorraine, au Nord-est de la France, Place Gallieni, juste à côté de l’Avenue Joffre.  L’œuvre aujourd’hui se situe sur un carrefour, à seulement 300 mètres de l’autoroute.    

 

Date de création : 1935

 

Sculpteur: Paul François Niclausse, né à Metz en 1879 et mort à Paris en 1958, sculpteur français, connu pour ses médailles en bronze de style Art déco. Il est professeur à l'École nationale des arts décoratifs en 1930 et membre de l'Académie des beaux-arts en 1943.

 

Matière :   Cette œuvre fut sculptée dans la pierre.

 

Site Choisi : Dans l’espace civil,  un lieu de passage très visible, autrefois place publique, aujourd’hui devenu axe de communication.

 

Description : Cette œuvre monumentale représente une femme assise, grave, les yeux fermés, avec un visage triste, portant sur ses genoux le corps nu de son fils mort à la guerre : il s'agit là d'une interprétation laïque des piétas chrétiennes. Une inscription est lisible sur la base : « Aux  morts de la guerre »

 

Cette statue était surmontée à l'origine d'un bas-relief représentant une scène familiale et encadrée par deux soldats français. On pouvait apercevoir trois personnes : deux personnes d’un certain âge (une femme et un homme) et une femme tenant un enfant elle aussi sur ses genoux. Sans doute il s’agissait de l’épouse du soldat tué tenant  son fils, devenu orphelin. Les deux personnes âgées pouvaient être les parents de la jeune femme. 

 

  Au troisième plan, on distinguait deux soldats français, deux poilus, reconnaissables à leurs uniformes. 

 

En 1940, les Allemands détruisirent les deux poilus, la scène familiale et l’inscription « Aux enfants de Metz morts victimes de la guerre », et firent de ce monument un monument aux morts allemands.

 

A la Libération, il fut rendu à sa vocation première

 

Le monument aux morts peut donc être détourné de sa vocation première,           mais devenir aussi une superposition de plusieurs guerres  et fusion des mémoires.

2°) Analyse de l’œuvre :

 Quels sont les sentiments qui se dégagent de cette œuvre ?

En regardant ce monument aux morts, le premier sentiment qui nous envahit est la tristesse. La tristesse que l’on retrouve sur le visage de la mère ayant perdu son fils. En se trouvant face à cet œuvre, on éprouve aussi une certaine forme de respect et de compassion envers ces jeunes soldats qui sont morts pour la patrie mais aussi pour ces familles endeuillés qui ne reverront plus jamais un ou plusieurs membres de leur famille, pour les femmes qui ont perdu leurs fils ou leurs époux, et surtout pour ces enfants qui ont perdu leur père ou leur frère. Les personnes qui ont perdu un de leurs proches pourraient également éprouver de la rancœur, de la haine contre la guerre.

 

Quel message veut-elle transmettre ?

Derrière cette œuvre se cache un message ou plutôt une vérité, une accusation. Avant que les Allemands ne détruisent le deuxième et le troisième plan de l’œuvre qui représentait deux poilus pour ainsi rendre hommage à leurs morts, on pouvait y lire une inscription : « Aux enfants de Metz morts victimes de la guerre », inscription très  différente de celles que l’on peut trouver sur les autres monuments aux morts. Normalement, sur une grande partie des monuments, on y inscrit le plus souvent « Aux enfants morts pour la patrie »  ou encore « A nos camarades morts pour la patrie ».   L’inscription de Metz  tient les Allemands pour coupables de la mort des Français et les accuse. La date de la création (1935) et le lieu, ne sont sans doute pas étrangers à ce sentiment.

D’autre part le choix dune interprétation proche des piétas catholiques, cherche à perpétuer la transmission, dans un monument commémoratif, des valeurs religieuses de l’Est de la France et de la Nation française.

Peut-on parler d’œuvre d’art ?

Est considéré comme œuvre d’art tout objet créé par l’homme, ayant une forme esthétique, une ressemblance avec la réalité (ou pas) et qui, surtout, exprime un ou plusieurs sentiment(s).   

Le monument aux morts de Metz  a voulu rendre hommage aux enfants victimes de la guerre, et transmettre un message à partir de la tristesse exprimée par le visage de la mère voyant pour la dernière fois son fils.  IL peut donc être considéré comme une œuvre d’art puisqu’il cherche à toucher le public, à leur inculquer des valeurs, ce qui est le but de l’art.

 

Pourquoi ce type d’expression artistique après la Première Guerre Mondiale ?

                                           36 000 communes en France et presque autant de monuments aux morts commandés dès 1919/ 1920. Il s’agit là d’une commande officielle (par les communes) d’une ampleur jusqu’alors inconnue. On pourrait intégrer à ce moment, l’extrait du film La vie et rien d’autre  de Bertrand Tavernier où un sculpteur disserte sur la chance extraordinaire que représente pour les sculpteurs cette « manie de la commémoration» qui leur offre « un âge d’or digne de la Renaissance! »                                                                                                                                                                                               

La Première Guerre Mondiale fut une guerre violente et très meurtrière avec beaucoup de blessés, et de morts. Les corps de tous ces soldats ne pouvant être récupérés par leurs familles, la nation pour permettre à celles-ci de faire leurs deuils,  décida alors de créer des monuments aux morts pour apaiser leur peine. Evidemment, un monument de ce type ne remplacera jamais le corps des défunts mais il permettra au moins aux familles d’avoir un lieu où se recueillir, prier et se souvenir.

Certes les monuments aux morts sont apparus pour rendre hommage aux disparus durant cette guerre  mais ils permettent  aussi de faire passer un message au peuple : Un message pacifiste, ou bien encore l’exaltation des valeurs nationales : le patriotisme, l’honneur, le dévouement. Chaque œuvre est donc différente en fonction de la proposition de l’artiste et du choix des élus à l’origine de la mise en place des monuments.

Il s’agit dans tous les cas de la mémoire « officielle », celle du devoir accompli au service de la Patrie, celle qui gomme l’horreur des combats et l’effroyable carnage, malgré pour la plupart la présence des noms des morts de la commune sur le piédestal.

Cette statuomanie rend hommage, mais aussi transmet les sentiments profonds d’une société meurtrie tout en exaltant des valeurs patriotiques symboles de l’unité nationale.

 

 


                                                                                                                                                                                                                                               
 

 

Arts Plastiques

Toutes les oeuvres ne sont utlisables que dans le cadre de l'enseignement de l'Histoire des Arts en raison du code de la propiété intellectuelle et de l'accord prévu par le Ministère de l'Education Nationale.

 

Corpus d'oeuvres étudiées en Arts plastiques

 

 

 

La Factory, lieu de création d’Andy Warhol, 1964-1987, New York

 

                                                    To Be or Not to Be, 1942, Ernst Lubitch.

 

2 146 Pierres, Monument contre le racisme ou Le monument invisible, Sarre, Allemagne, 1990,Jochen Gerz.

 

                      Personnes, Monumenta 2010, Grand Palais, Paris, Christian Boltanski.