Ce temps fort s’inscrit dans les priorités académiques en faveur de l’égalité filles-garçons et dans le cadre du plan académique Filles et Maths, lancé pour renforcer l’accompagnement des parcours scientifiques des jeunes filles, dès le plus jeune âge.
Comprendre pour mieux agir
Ouvert par Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, madame la rectrice, Julie Benetti et Isabelle Prat, rectrice déléguée pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation, le séminaire a posé un constat partagé : malgré des résultats scolaires solides, les filles restent sous-représentées dans les filières scientifiques, en particulier en mathématiques, en informatique et dans les sciences de l’ingénieur.
Lors de la plénière, Olivier Sidokpohou, directeur général de l’Onisep, a rappelé que ces écarts ne relèvent pas d’un manque de compétences, mais bien de stéréotypes de genre persistants, à l’œuvre à chaque étape du parcours scolaire. Une analyse étayée par des données académiques et nationales, qui souligne l’importance d’un travail continu sur les pratiques pédagogiques, l’orientation et les représentations.
Les 600 participants réunis ont visionné une vidéo réalisée conjointement par les académies de Créteil, Versailles et Paris, mettant en lumière des parcours féminins variés et porteurs dans l’enseignement supérieur scientifique.
Une responsabilité partagée, du primaire au supérieur
La table ronde « Agir, maintenant ! » animée par Fabien Oppermann, secrétaire général de la région académique, a illustré la force du collectif en réunissant chefs d’établissement, directeurs d’universités, et monde économique. Proviseurs et présidents d’établissements ont partagé leurs leviers d’action, qu’il s’agisse de l’accompagnement à l’orientation, du décloisonnement entre les différents niveaux de formation ou de la valorisation des modèles féminins.
À l’image du témoignage de Marie Binvignat, rhumatologue à l’hôpital Saint-Antoine lauréate du prix de thèse 2025 de la Chancellerie des universités et de l’académie nationale de médecine, qui est venue rappeler combien ces valorisations jouent un rôle déterminant pour permettre aux jeunes filles de se projeter dans les sciences.
Les interventions de Sylvie Retailleau, ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, présidente d’Universcience, et d’Élisabeth Borne, ancienne Première ministre, ancienne ministre d‘État, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ont souligné la nécessité d’une action cohérente et durable, articulant politiques éducatives, formation des personnels et partenariats.
Tisser des liens pour accompagner les parcours
Temps fort du séminaire, le forum des universités, écoles et associations a permis aux chefs d’établissement de rencontrer de nombreux partenaires engagés pour l’égalité dans les sciences. Ils ont ainsi pu échanger, partager leurs ressources et construire des coopérations concrètes au service des élèves.
Ce maillage entre le second degré, le supérieur et le monde socio-économique constitue l’un des piliers du plan académique Filles et Maths, qui vise à sécuriser les parcours, lutter contre l’autocensure et accompagner les choix d’orientation à chaque étape.
Comprendre les freins, agir sur les pratiques et ouvrir le champ des possibles : autant d’axes qui guideront les actions à venir, au service d’une École plus juste et plus inclusive.
Une belle dynamique orchestrée par les équipes de la direction régionale académique à l'information et à l'orientation (DRAIO) de la région académique Ile-de-France.
Mise à jour : avril 2026




















