Un hommage chargé de mémoire
Mercredi 5 novembre, le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne a accueilli le concert « Requiem de Terezín ».
Cette soirée a proposé une lecture particulière du Requiem de Verdi, connue sous le nom de « version Terezín », en référence au camp de concentration où, pendant la Seconde Guerre mondiale, le chef d’orchestre Rafael Schächter avait réussi à faire répéter et interpréter l’œuvre avec les détenus.
L’événement invitait à réfléchir sur la force de la culture et de l’art dans des contextes extrêmes. Plus qu’une simple interprétation musicale, il s’agissait de faire dialoguer le passé et le présent, de rappeler que la mémoire collective peut se transmettre aussi par la musique, et que l’art a le pouvoir de créer un espace de réflexion et de partage.
Une soirée rythmée par la musique et le récit
La soirée a commencé par une présentation de Stéphane Lelièvre, maître de conférences en littérature comparée, qui a replacé le Requiem dans son contexte historique et expliqué le rôle de Terezín dans la préservation de la culture malgré l’oppression.
Le Chœur de chambre Arthémys, accompagné de quatre solistes internationaux et d’un pianiste, a ensuite interpétél’œuvre sous la direction de Cyrille Rault-Gregorio.
Le public, composé d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs et de passionnés de musique et de mémoire, a assisté à cette interprétation comme à un moment de partage et de réflexion, où l’histoire et la musique se sont rencontrées.
Mise à jour : novembre 2025







