Enfants des Lumière(s) : deux classes parisiennes au cœur de la création cinématographique
Dans le cadre du programme Enfants des Lumière(s), porté par le Centre National du Cinéma et de l'Image Animée, une classe du collège Lucie Faure a présenté son court métrage lors de la restitution au Forum des images
Dans le cadre du programme Enfants des Lumière(s), porté par le Centre National du Cinéma et de l'Image Animée, une classe du collège Lucie Faure a présenté son court métrage lors de la restitution au Forum des images, aux côtés des élèves du lycée Diderot, venus assister à l’événement dans le cadre de leur propre projet, en cours d’écriture. Un moment fort qui illustre l’engagement des élèves et des équipes pédagogiques.
Un dispositif d’excellence au service de l’égalité des chances
Le programme Enfants des Lumière(s), mené en partenariat entre les trois académies de Paris, Versailles et Créteil, s’adresse prioritairement aux élèves éloignés de la culture. Sur deux années, une même classe s’engage dans un parcours complet autour du cinéma : découverte des œuvres, rencontres avec des professionnels, ateliers de pratique artistique et réalisation d’un court métrage. À Paris, ce programme s’est déployé dans deux classes. Au collège Lucie Faure (20e arrondissement), les élèves de 5e accompagnés par leur enseignante de français, Coline Malbaut-Grout, achèvent leur deuxième année avec un projet intitulé La bague maudite, une odyssée. En lien avec l’étude de L’Odyssée, ils ont exploré les rapports entre réel et fiction, entre récit et légende, découvrant que toute trajectoire individuelle peut devenir une forme d’épopée. Le projet, ancré dans les apprentissages, a également mobilisé le théâtre et la musique, notamment grâce à une collaboration avec la classe à horaires aménagés théâtre de l’établissement. Au lycée Diderot (19e arrondissement), les élèves de Première, spécialité HGGSP, encadrés par leurs enseignants Guillaume Escoffier et Olivier Roussel, sont engagés dans leur première année autour de la thématique Filmer le pouvoir. Leur travail amorce une réflexion sur le monde contemporain à travers les outils du cinéma et a donné lieu à l’écriture d’un scénario, dont le tournage est prévu l’an prochain.
Un levier puissant pour les apprentissages et l’émancipation
Dans ces deux établissements, le programme agit comme un véritable levier pédagogique. Il transforme le rapport des élèves aux savoirs, à la langue et à eux-mêmes. Par la pratique du cinéma, ils apprennent à analyser, structurer leur pensée, collaborer et prendre la parole. Le caractère collectif du cinéma favorise également l’inclusion : chaque élève devant trouver sa place dans le projet, quelles que soient ses compétences ou sa sensibilité. Les passerelles entre disciplines renforcent la cohérence des apprentissages et donnent du sens aux enseignements. Au-delà des productions réalisées, ce que révèlent ces projets est essentiel : des élèves capables de créer ensemble, de penser le monde et de s’exprimer avec confiance.
La DAAC salue chaleureusement l’engagement des enseignants Coline Malbaut-Grout, Guillaume Escoffier et Olivier Roussel, ainsi que l’investissement des équipes pédagogiques, qui font vivre avec exigence et créativité ce programme d’éducation artistique et culturelle au cœur des établissements parisiens.
Mise à jour : mai 2026



