École élémentaire
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Cop 21, partenariat de l'automne 2015 avec le Fiap Jean Monnet (suite) : le 5 décembre 2015

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Date de création : 08/05/2016
Date de dernière mise à jour : 08/05/2016

Tout comme l'an dernier, au Fiap Jean Monnet, le 5 décembre a été une journée particulière consacrée à Nelson Mandela et à son héritage. Cette année, le 5 décembre était un samedi, et les élèves sont venus en nombre représenter la classe et porter le projet.

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Il faut savoir que Nelson Mandela (« Madiba ») a souhaité créer des Parcs de la Paix sur des zones de conflits entre pays voisins, afin de transcender leurs frontières et éviter d’éventuels conflits. L'idée que la nature était un trait d'union possible entre les peuples a fait son chemin, puisqu'il existe aujourd'hui dans le monde 227 projets de parcs pour la paix.

 

Cette journée du 5 décembre 2015 a été, a permis de faire le lien entre les idées défendues par Nelson Mandela et la défense de la nature. Mais comme souvent au Fiap, c'était non seulement une journée de réflexion mais aussi un moment festif avec dégustations, de la musique (le choeur vocal « Men of Gospel ») et des projections.

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Les élèves ont pris la parole pour poser leurs questions.

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Et les seniors du Conseil de Quartier du 14ème arrondissement y ont répondu avec précision et bienveillance... ce qui n'était pas une mince affaire !

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Voici une petite retranscription de cet échange intergénérationnel :

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Réponse à toutes les questions sur la pollution. Par Michel Haguenau

La pollution n'est pas nouvelle. Ceux de ma génération qui ont marché dans le fumier et le purin, dans une cour de ferme, s'en souviennent. Mais cette pollution était limitée par une population peu nombreuse, avec peu de mobilité, une faible consommation et le recyclage. Le fumier servait d'engrais pour la récolte suivante. La terre qui a longtemps eu 500 millions d'habitants en abrite maintenant plus de 7 milliards. De plus, ces habitants consomment beaucoup plus de produits, et souvent venus de loin par des transports polluants. Enfin sont apparus des produits chers, à recycler comme les produits électroniques, ou pas recyclables ni biodégradables comme la majorité des matières plastiques. Cela ne doit pas vous décourager mais vous inciter à ne pas oublier les petits gestes utiles : respecter le tri sélectif, éviter les emballages en plastique.

 

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Réponse à la question de Leïa. Par Dominique Gentil

« A quoi sert de dire tout ça si personne ne fait rien ? »

C’est vrai qu’on peut avoir l’impression qu’il y a actuellement plus de paroles que d’actes, surtout en ce moment de grande conférence sur le climat. Mais, Leïa, les paroles sont également importantes parce qu’il y a encore beaucoup de gens qui refusent les observations des scientifiques. La question est alors de savoir pourquoi ces gens refusent les évidences.

  • Ils ne sont pas plus bêtes que d’autres.
  • Mais ils refusent de s’intéresser à ce qui n’est pas leur petite vie d’ici et de maintenant et de voir les conséquences dans le futur pour leurs enfants et petits-enfants et, dès maintenant, les conséquences observées dans certaines régions, certains pays ou certaines îles, où il existe, de plus en plus,  de sécheresses, d’inondations, de typhons et de montée du niveau de la mer.
  • Ils refusent surtout de changer un peu leur façon de vivre et, pour les entreprises, de gagner, au moins temporairement, un peu moins d’argent en changeant leur façon de produire.

Heureusement, en plus des paroles, il y a aussi depuis quelques années, des changements : certains marchent à pied, prennent leur bicyclette ou les transports en commun, diminuent la température dans leur logement, consomment ce qui est produit près de chez eux, trient et recyclent les déchets, produisent autrement. Et il y a de plus en plus d’énergie qui vient du soleil et du vent. Ainsi, si tout le monde se mobilise dès maintenant pour produire et consommer autrement, on va arriver à vivre mieux, à limiter le changement climatique et à changer le monde.

 

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Réponse à la question de Louise H. concernant le tramway. Par Dominique Gentil

 C’est vrai que le tramway pollue comme tous les véhicules à moteur. Mais il pollue un peu, et il nous évite beaucoup, beaucoup de pollutions que nous avions avant, avec les grands embouteillages de voitures, aux limites de Paris.

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Réponse à la question d'Emilia sur les carrosses. Par Rezkia Benkechida

 Bien avant JC, il y avait des traîneaux et des chars pour les déplacements des personnes et l’envoi de courrier, mais la plupart du temps les personnes se déplaçaient à pied ou à cheval. Après, il y a eu les chaises à porteurs, qui étaient une chaise mise dans une cabine et ensuite portée par des hommes. Vers 1625 arrive le transport hippomobile avec les fiacres, les carrosses, le cabriolet, les calèches et  les diligences qui permettaient de transporter un peu plus de personnes, et qui ont été les premiers transports en communs que seuls quelques nobles privilégiés avaient le droit d'utiliser car très chers. En 1868, il y avait 6000 hippomobiles à Paris et la ville  a croulé sous le crottin de cheval, ce qui a mis fin à ce mode de  transport en ville. Ensuite, ce sont la machine à vapeur et les chemins de fer qui ont révolutionné le transport et ont pris le relais. Aujourd’hui, les activités avec chevaux attelés (charrues, calèches..) sont toujours existantes ou  redeviennent d’actualité. Par exemple, pour  les transports des élèves, de touristes, de personnes âgées, ou handicapées, pour les cérémonies, ou alors comme monture pour la police ou la gendarmerie ; et aussi pour le ramassage des déchets et l’entretien des espaces verts. Encore aujourd’hui, les reines et rois utilisent parfois leurs carrosses et dans certains pays les mariés font leurs parade en carrosse aussi.

 

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Réponse sur le CO2. Par Michel Haguenau

Le CO2 est indispensable à la vie. Il est produit par toutes les combustions de carbone et par la respiration de tous les êtres vivants, animaux et végétaux. Mais son augmentation récente est due surtout à l'augmentation de l'usage des combustibles fossiles : charbon, pétrole et gaz. Le stockage du CO2 étant encore trop cher, seules la mer et les forêts peuvent le consommer. Mais il a tendance à acidifier les océans sauf s'il est consommé par le phytoplancton. Quant aux plantes qui consomment le CO2 pour produire sucres et cellulose par l'assimilation chlorophyllienne, la déforestation qui se poursuit,surtout dans les pays en développement en réduit l'efficacité.

 

 

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Réponse aux questions concernant la mer, sa couleur et la pollution. Par Nicole Henry

 Si vous avez pu aller à la plage, vous avez observé que, lorsqu'il fait très beau et que le ciel est bleu, la mer est bleue. S'il y a des nuages gris, ou lorsqu'un orage gronde et que le ciel est presque noir, la mer, qui le reflète, est gris foncé. Dans 10 000 ans, ce sera sans doute pareil. Aujourd'hui, il arrive que la mer soit noire, lorsque des capitaines de bateaux, faisant fi de toutes les lois, pratiquent ce qui s'appelle "le dégazage", nettoyant en pleine mer leurs cuves de carburant, ou que, accidentellement, un pétrolier subisse une avarie à proximité des côtes, s'y échoue et se casse. Il s'ensuit ce qu'on appelle une "marée noire". Les oiseaux marins sont les plus touchés par cette marée, leurs plumes, engluées par le mazout, ne leur permettent plus de se déplacer. Les poissons sont asphyxiés, les algues ne résistent pas non plus. L'homme nettoie comme il peut, mais la nature est bien faite et au fil ses ans, la région est nettoyée par des organismes marins aptes à digérer les produits pétroliers....mais il faut du temps. Il y a plusieurs années, il était impossible de marcher sur une plage sans avoir du "goudron" sous les pieds. Il semble que cette pollution, au moins sur les plages de France, ait disparu. Tout ceci évolue avec lenteur, mais...on peut vivre d'espoir !

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Réponse à la question de Milo sur l'art et les déchets. Par Françoise Julien-Casanova

On fait de l’art avec toutes sortes de matériaux. Les déchets et détritus dans l’art sont le résultat d’une longue évolution de l’histoire artistique (et sociale), de l’histoire des sociétés. Avant, on représentait souvent les objets usagés sur les tableaux (natures mortes et memento mori). Aujourd’hui, on en trouve qui sont directement inclus dans des œuvres. Ils peuvent être employés par provocation contre la société de consommation (pour la dénoncer, dénoncer ses excès). Mais surtout, ils permettent de montrer le passé, que le temps passe, de parler du passé. Les déchets ce sont les restes (de quelque chose). Ils sont le symbole de notre présent (actualité). À travers eux, on imagine le passé (proche ou lointain). Récupérer ces déchets, les détourner et les transformer, c’est une manière de donner aux objets qui les composent une 2ème vie, pour les ressusciter et les éterniser, peut-être. Puisque certaines matières dont ils sont faits ne sont pas recyclables, ne se dégradent pas : en les conservant, et en les rendant « artistiques » on leur donne un nouveau sens.  C’est une espèce d’archéologie artistique.

 

Un grand merci au Fiap, notamment à Elise et Karen, qui proposent à notre école des projets beaux et intéressants, à Françoise Julien-Casanova, qui nous permet d'éveiller en nous, enfants et adultes, une autre façon d'aborder l'art, et aux seniors du Conseil de Quartier pour leurs réponses, leurs sourires et leur gentillesse.

Merci aussi aux élèves du Cm1 A pour leur implication dans ce projet sur le développement durable, et plus particulièrement  aux enfants et aux parents venus le samedi 5 décembre au Fiap.

 

 

 

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