Séjour culturel à Naples du 1er au 5 avril 2019

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De retour de Naples, les élèves évoquent à leur manière et au gré de leur inspiration leur voyage...morceaux choisis

voyage italie

 

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Poème d'Alice LEVEQUE

Nella bella Napoli, i belli napoletani

Vivano allegri nella loro verde Campania.

Guardano il mare azzurro sotto loro balconi

Con limoncello, festeggiando l’Epifania.

 

Le numerose coppie per la via

Mangiano diversi gelati colorati :

Rossi, bianchi, verdi,

Come la bandiera d’Italia.

 

Camminando per la Galleria Umberto Primo,

L’odore del prosciutto ci invade,

Accompagnato da quello del limone giallo.

 

Il tramonto arancione illumina i fianchi del Vesuvio

Dove dei fiori viola sbocciano,

Poi lentamente svengono.

Alice LEVEQUE

 

TEXTE TAMY 001 

Strophe extraite du poème de Victor Hugo: Quand longtemps a grondé la bouche du Vésuve. illustrée par Tamyllia, Leria et Gwendoline

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Nettuno 

 

Quand longtemps a grondé la bouche du Vésuve. Victor Hugo

Et désormais, chargés du seul fardeau des âmes,

Pauvres comme le peuple, humbles comme les femmes,

Ne redoutez plus rien. Votre église est le port !

Quand longtemps a grondé la bouche du Vésuve,

Quand sa lave, écumant comme un vin dans la cuve,

Apparaît toute rouge au bord,

 

Naples s’émeut ; pleurante, effarée et lascive,

Elle accourt, elle étreint la terre convulsive ;

Elle demande grâce au volcan courroucé ;

Point de grâce ! un long jet de cendre et de fumée

Grandit incessamment sur la cime enflammée,

Comme un cou de vautour hors de l’air dressé.

 

Soudain un éclair luit ! Hors du cratère immense

La sombre éruption bondit comme en démence.

Adieu le fronton grec et le temple toscan !

La flamme des vaisseaux empourpre la voilure.

La lave se répand comme une chevelure

Sur les épaules du volcan.

 

Elle vient, elle vient, cette lave profonde

Qui féconde les champs et fait des ports dans l’onde ;

Plages, mer, archipels, tout tressaille à la fois ;  

 

Ses flots roulent, vermeils, fumants, inexorables ;

Et Naple et ses palais tremblent, plus misérables

Qu’au souffle de l’orage une feuille des bois !

 

Chaos prodigieux ! la cendre emplit les rues,

La terre revomit des maisons disparues ;

Chaque toit éperdu se heurte au toit voisin ;

La mer bout dans le golfe et la plaine s’embrase ;

Et les clochers géants, chancelant sur leur base,

Sonnent d’eux-mêmes le tocsin !

 

Mais - c’est Dieu qui le veut - tout en brisant des villes,

En comblant les vallons, en effaçant les îles,

En charriant les tours sur son flot en courroux,

Tout en bouleversant les ondes et la terre,

Toujours Vésuve épargne en son propre cratère

L’humble ermitage où prie un vieux prêtre à genoux !

[poème choisi par Iris Paisant et Luce Carnoy-Lévy]