La classe de 2nde A raconte "Spectaculaire Second Empire" au musée d'Orsay

 

Les élèves de 2de A présentent l’exposition «  Spectaculaire Second Empire »

qu’ils ont visitée au Musée d’Orsay, le mardi 8 novembre 2016

 

 Le mot « spectaculaire » est particulièrement bien choisi car les commissaires de l’exposition ont mis en scène des tableaux, objets et meubles destinés à émerveiller les visiteurs et à leur permettre de reconstituer la vie durant la seconde moitié du XIXème siècle.  Cette visite nous propose donc de découvrir le Second Empire, empire des fêtes et des spectacles, à travers différentes formes d’art : des peintures de toutes les tailles, des meubles majestueux, des objets fantaisistes, des bijoux luxueux et plus encore. On y admire de grandes toiles inspirées par le travail de Jacques-Louis David, notamment le tableau où Napoléon III reçoit les ambassadeurs du Siam. Tout dans ce tableau fait penser au sacre de Napoléon Ier. Ce que j’ai préféré dans l’exposition, ce sont les tableaux en pied de l’empereur et de l’impératrice : c’est pour beaucoup une déformation de la réalité car sur ces tableaux on voit toujours le souverain, bien habillé, avec les insignes du pouvoir destinés à montrer à la fois la beauté et la puissance de l’empire. Dans la salle consacrée aux résidences impériales, on découvre que l’impératrice Eugénie s’entourait de pièces du mobilier royal du XVIIIème siècle car elle était fascinée par la reine Marie-Antoinette.

Par ailleurs, s’il y a bien une chose qui a sûrement fait rêver pas mal de filles, je pense, ce sont les bijoux et les joyaux : des broches, des colliers, des bracelets et des bagues ornés de pierres précieuses. Leurs formes de plumes et de fleurs rappellent les salons remplis de plantes en tous genres et nous montrent le côté fantaisiste du second Empire. Ces accessoires luxueux étaient portés par des femmes lors de grands bals qui avaient lieu dans des salles grandioses. 

Dans la salle qui nous proposait une vision des loisirs avant l’invention d’Internet et des nouvelles technologies, j’ai été surprise et envieuse : les activités de l’époque paraissaient très divertissantes : canotage, équitation, stations balnéaires… ». Même si ces loisirs existent toujours, ils sont malheureusement délaissés à cause de la technologie.

Les artistes de l’époque peignent beaucoup de portraits, comme celui de Mme Moitessier par Ingres, ce qui laisse penser, comme le faisait remarquer Zola, que la société commençait à devenir narcissique.  Le goût pour la photographie, également une nouveauté, confirme cette impression. Nous pouvons donc dire que notre société garde de nombreux points communs avec la société de cette époque. 

Lorsqu’on parcourt l’exposition, on remarque que certains peintres se démarquent, prennent des libertés, imposent un nouveau style de peinture. Des peintres comme Monet ou Manet présentent aux gens des tableaux d’un nouveau genre, un genre qui dérange, car ils ne tracent pas les traits, peignent directement par touches..  J’ai beaucoup apprécié la salle où est reconstitué le salon de 1863  : elle est remplie de tableaux, on ne sait plus où regarder… C’est également amusant de constater qu’à cette époque la représentation de la nudité était encore très idéalisée, comme le montre la « Vénus » de Cabanel. Manet est un des premiers à avoir contredit cette règle avec par exemple « Le déjeuner sur l’herbe », exposé en 1863 au Salon des Refusés, créé par Napoléon III pour montrer qu’il avait l’esprit ouvert et tolérait les innovations dans le domaine de l’art. Manet représente une femme nue dans un parc au milieu d’hommes habillés. Inutile de vous dire que ce tableau fit scandale à l’époque. Il est mis en vedette dans l’exposition.

La transformation de Paris réalisée par Hausmann est l’un des changements les plus importants car elle est encore visible au XXIème siècle, avec les immeubles caractéristiques de cette époque et les imposants boulevards que nous avons pu observer en retournant au lycée. Pour moi le Second Empire est une phase vers la modernisation, c’est à partir de là que Paris a commencé à changer. 

 J’ai été marqué par le fait que cette exposition n’est pas suffisamment inscrite dans son contexte historique. Le quotidien du peuple français n’est pas assez décrit et on ne connaît pas la situation internationale à cette époque. Je retiendrai que le Second Empire était un temps de plaisirs, corrompu par l’argent. Aucun signe de pauvreté n’est visible dans l’exposition mais pour qu’un Empire ne dure que dix-huit ans il y a bien un revers de la médaille, que nous ne voyons pas parce que l’exposition se focalise sur l’aspect flamboyant de la période.

L’œuvre qui m’a le plus marqué dans cette exposition est le tableau «  Ruines du palais des Tuileries » de Meissonier. Il représente ce qui reste de ce palais au lendemain de la Commune de Paris. On découvre ce tableau en entrant dans l’exposition : il est là pour nous rappeler que, même si le Second Empire était une période festive, il s’est terminé brutalement. Je l’aime particulièrement car j’aime bien me renseigner sur des lieux en France ou dans le monde qui aujourd’hui n’existent plus, et retourner sur les lieux, voir s’il reste des vestiges…et j’aime bien les histoires qui finissent mal. 

 

Aya, Alyssa, Rajaa, Mai-Lie, Florence, Luna, Ethan, Camille, Nathalie, Nouwayla, Zohra.