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Charte des examinateurs BTS Ile de France

Logo SIEC Les académies de Créteil, Paris et Versailles ont élaboré une charte des examinateurs pour l'épreuve de Culture et Expression des Brevets de Technicien Supérieur.

Le terme Charte est compris au sens d’écrit fondant un accord et une communication. Les indications contenues dans cette charte ont pour but de rappeler le contexte d’une communication adéquate avec la situation d’examen, acte institutionnel qui engage la responsabilité de tous. Elle définit le cadre des échanges permettant l’accord nécessaire à l’évaluation lors de l’examen.

La situation institutionnelle de l’examen implique des règles de neutralité et le respect des cadres  de référence.

Le cadre de référence 

  1. Bulletin officiel du 17 février 2005 définissant les deux formes de validation (l’épreuve ponctuelle et le contrôle en cours de formation).
  2. Objectifs et contenus de l’enseignement et référentiel du domaine de la culture générale et de l’expression pour les BTS : arrêté du 16 décembre 2006 paru dans le B.O. n° 47 du 21 décembre 2006.
  3. Dispositions spécifiques à certaines spécialités de BTS pour les sessions d’examen de 2013 à 2015, Décret n° 2011-1256 du 7 octobre 2011.
  4. La charte de déontologie des examens : B.O. n°15 du 12 avril 2012. 

Éthique de l’examinateur : quelques principes

Le BTS est un examen national. Son objectif est, dans le cadre d’une formation post-baccalauréat, de reconnaître et valider les compétences acquises par les étudiants sans viser un classement. L’évaluation doit donc garantir l’équité de traitement des candidats en relation avec les attentes spécifiques de l’examen. De ce fait, le rôle de l’examinateur diffère de celui de l’enseignant-formateur dans sa classe. Sa responsabilité est engagée dans le cadre d’un jury collégial dont les décisions impliquent de droit une concertation menée en commissions. Celles-ci établissent les barèmes de notations de manière consensuelle,

La notation, particulièrement variable d’un correcteur à l’autre, oblige les membres du jury à procéder à une harmonisation à l’issue des corrections pour réduire au mieux, les écarts entre chaque membre du jury.

La situation d’examen exige le respect d’une déontologie fondée sur des valeurs :

  • l’équité inhérente au statut de l’examen ;
  • La loyauté des correcteurs ;
  • Le respect des candidats.

Ces principes impliquent le respect de modalités :

  • Une attitude de respect envers les candidats qui passent l’épreuve ;
  • L’application des critères choisis comme références pour l'évaluation ;
  • La coordination et l’harmonisation des attentes et corrections en commission ;
  • La justification de la note au regard des compétences (textes institutionnels et références de l’évaluation) ;
  • Le respect, en réunions d’entente et d'harmonisation, des choix opérés par la commission (notamment les critères de correction) ;

Les commissions d’entente s’accordent donc sur :

  • les seuils d’attente précisés pour chaque compétence en fonction des spécialités et tenant raisonnablement compte de la lourdeur de l’épreuve ;
  • l’accueil bienveillant de copies différentes du fait de critères parfois spécifiques à chaque professeur-formateur (introduction, type de plan) ;
  • la cohérence des notes par jury en fonction de critères établis.

Par voie de conséquence, les jurys doivent

Entreprendre un travail d’harmonisation 

L’examinateur est membre d’un jury qui travaille en commission, c’est-à-dire en concertation. Aucune décision n’est prise individuellement. Les commissions définissent le travail de chaque correcteur au même titre que l’évaluation des copies. L’harmonisation est donc le résultat d’une délibération qui statue sur les critères d’évaluation. Elle se fait en deux temps.

Une réunion d’entente en début de correction pour :

  • rappeler les principes de base (responsabilité des modérateurs) ;
  • recueillir les impressions sur le sujet (idem) ;
  • examiner les deux parties de l’épreuve par la lecture de copies test  (2 minimum) ;
  • présenter et commenter le barème national, les éléments de correction et pondérer éventuellement en fonction des connaissances spécifiques des correcteurs sur les candidats et des indicateurs observés dans les copies test.

Une réunion d’harmonisation en fin de correction, à la remise des copies pour :

  • harmoniser les moyennes des lots des membres du jury ;
  • prendre collectivement, en sous-commission, les mesures nécessaires.

 Modalités de fonctionnement des jurys

Entre la réunion d’entente et la réunion d’harmonisation, les correcteurs informent les modérateurs des moyennes de leurs lots, selon des modalités dont ils auront préalablement convenu. Pour certains BTS, une grille de report des notes se trouvera dans les enveloppes.

Lors de l’harmonisation, la commission compare ces moyennes à la moyenne académique de l’année antérieure. 

  • En cas de moyenne particulièrement basse, on procède à une relecture cursive de copies ;
  • En cas d’écart négatif de plus d’un point, l’examinateur en explicite les raisons. Pour prendre une décision et évaluer la conduite à tenir, la commission peut alors relire certaines copies (notes les plus basses, les plus hautes, proches de la moyenne, …). Elle choisit ainsi de statuer pour maintenir les notes en l’état, augmenter certaines notes, augmenter  d’un point toutes les notes du lot, … ou tout autre choix qui lui paraît juste.
  • Il est conseillé veiller à obtenir aisément une note globale sur 20 en points entiers qui permette d’obtenir un multiple de 3. Cette facilité ne pourra se faire au détriment de l’étudiant.

Recommandation

Il est important de rappeler que

  • ce que l’on évalue ce sont les compétences des étudiants en référence au référentiel du programme : arrêté du 16 décembre 2006.
  • Toutes les compétences sont évaluées en fonction de leur présence et de leur qualité dans les travaux des candidats : la finalité des épreuves est de « vérifier les compétences acquises ». Ainsi les critères de maîtrise de la langue indiqués sont à prendre en compte d’une manière globale.
  • Les compétences ne valent pas barème : leur pondération doit être harmonisée en réunion d’entente.

RÉFÉRENCES POUR  L’ÉVALUATION 2012

La synthèse de documents

Compétences

Attentes

Barème[1] 

COMPRENDRE LES DOCUMENTS

Réception (« Appréhender un message ») :

- perception de l’enjeu

 - Compréhension synthétique du corpus ;

- sélection des idées pertinentes en rapport avec la problématique…

 

 

CONFRONTER

Utilisation et confrontation objective des documents en référence à la problématique :

- exploitation avec des références explicites de tous les documents (mais sans exiger un traitement égal) ;

- mise en relation des documents (en évitant la juxtaposition d’analyses ou de résumés).

 

STRUCTURER

Organisation de la synthèse

Mouvement, dynamique de la composition progressant d’un début à une fin (sans exiger introduction et conclusion « à l’ancienne ») ;

Logique démonstrative, ou explicative, ou analytique, ou comparative, etc.

Reformulations de synthèse

 

REDIGER

 Production (« Réaliser un message »):

- Expression claire, attestant des qualités de concision requises ;

- Respect des usages normés de la langue écrite, en fonction de sa lisibilité et de sa compréhension par le lecteur…

 

L’écriture personnelle

Compétences

Attentes

Barème

S’ENGAGER EN REPONDANT A LA QUESTION POSEE

 

Énonciation témoignant d’une prise de position personnelle (même sans emploi du « je »)

Prise en compte de la question posée en développant plusieurs arguments ou éléments de réponses…

 

 

STRUCTURER

 

Organisation de l’argumentation :

- choix pertinents ;

- progression cohérente (quelle qu’elle soit… dialectique, thématique, …)

 

 

CONVOQUER DES REFERENCES

(mobiliser sa culture)

Adéquation et  pertinence des références en fonction de la problématique ;

Prise en compte du corpus proposé, des lectures et connaissances de l’année, de sa culture personnelle…

 

 

REDIGER

Production :

- Expression nuancée ; formulation d’appréciations personnelles, aisance et fluidité de l’exemplification ;

- Respect des codes de la langue écrite, en fonction de sa lisibilité et de sa compréhension par le lecteur…

 


[1] La pondération choisie pour chacune des compétences évaluées est le résultat d’un consensus adopté en commission d’entente des jurys de l’Ile de France.