Bandeau

Clavier baladeur

Un clavier multimédia, a priori, on s’en sert plutôt bien calé dans son canapé. Mais en classe, il permet au contraire de se déplacer librement quand on utilise le vidéoprojecteur. Et, associé à un traitement de texte, d’introduire une interactivité certaine, et de garder la trace numérisée du cours, avec tous les avantages que cela procure.

Exilé dans un coin de la classe derrière un ordinateur, on se retrouve lorsqu’on utilise le vidéoprojecteur dans une position qui n’est pas vraiment idéale, qui en tout cas ne correspond pas à une quelconque « posture pédagogique ». On peut alors opter pour un classique ensemble clavier et souris sans fil, qui permet de piloter le vidéoprojecteur depuis son bureau face aux élèves… mais la projection se déroule alors plus ou moins derrière soi ! Pas très pratique…

Il existe une solution simple – et peu onéreuse – à ce problème : un clavier « multimédia », sans fil et avec pavé tactile (touchpad), destiné à l’origine à dialoguer avec les media centers ou les players TV des box Internet. On peut alors contrôler la projection de n’importe où dans la classe, et donc se déplacer à l’envi, pour montrer quelque chose à l’écran… ou s’installer à côté d’élèves un peu turbulents.

Si vous choisissez cette solution, vous vous apercevrez au cours du temps qu’elle peut vous apporter bien d’autres bénéfices, et que votre classique système de projection peut se parer de vertus interactives que vous pensiez jusque-là réservées aux tableaux numériques. D’habitude, on s’en sert pour diffuser des diaporamas ou des vidéos, dans le meilleur des cas pour présenter l’interface d’un logiciel, des comptes rendus d’élèves… Mais on peut aller beaucoup plus loin si l’on décide d’écrire ses cours non plus au tableau, mais avec un traitement de texte, Word, par exemple.

Premier avantage, la tenue de classe. On ne tourne plus le dos aux élèves lorsqu’on écrit, on peut se déplacer facilement et s’asseoir n’importe où dans la classe, au fond par exemple, voire rester debout si l’on a choisi un mini clavier. Tant pis pour les bavards et les spécialistes des lance-projectiles – qui, eux, ont bien pris le virage du numérique, comme en témoignent les nombreux tutoriels postés sur YouTube. Et rien n’empêche de passer le clavier à un élève, au contraire : il sera moins intimidé que s’il devait aller au tableau, participera ainsi à l’élaboration du cours, et sera ravi que la trace en soit gardée (on peut éventuellement mettre en bas de page « écrit par… »).

Car, par cette pratique, on numérise ses cours en même temps qu’on les dispense. Cela demande bien sûr une petite préparation, essentiellement la création (très simple) de différents modèles dans Word, pour les fiches d’activité, les fiches de synthèse, etc. Même les schémas peuvent se faire facilement, avec un peu d’entraînement, à l’aide de l’outil d’insertion de forme du logiciel.

On peut alors tirer tous les bénéfices de cette numérisation. Le cours peut être envoyé par mail à un élève absent, et rendu public dans l’espace de travail de l’ENT ou, à défaut, sur Google Drive, par exemple. Il s’agit non pas que les élèves arrêtent de prendre des notes, mais de leur donner la possibilité de se référer au cours de l’enseignant s’ils en éprouvent la nécessité. Une fois cet espace de partage créé et organisé, on pourra y déposer des compléments (liens, médias…), des exercices de préparation aux contrôles, etc. Petit avantage supplémentaire, vous pourrez facilement constituer votre classeur témoin en cas d’inspection… Il vous suffira d’imprimer vos cours.

Techno

Lire la suite de cet article de Benoît Pascal, professeur de technologie au collège Eugène-Chevreul de L’Haÿ-les-Roses (94), paru dans Technologie |Canopé| n° 194 décembre 2014.

 

 

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