Vendredi 20 mai : les étudiants de BTS SIO entre terril et musée

Grâce à Bayahya, qui avait une demi-heure de retard et que nous avons réussi à faire courir, le départ est salué par une salve de huées et d'applaudissements. Le voyage est long mais se déroule sans problème. On les entend rire, s'amuser et quelquefois entonner l'air des lampions. Le micro du car permet de signaler de temps à autre les aubépines en fleurs, le beffroi de Lille, le premier terril...

A leur entrée dans la Piscine, les élèves sont visiblement très dépaysés.

 

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Il a été prévu de les séparer par petits groupes dans lesquels deux ou trois élèves avaient à préparer un guidage à l'intérieur du musée. Quelques-uns ont fait un travail sérieux. Les photographes s'activent. Mme Dubois et moi-même circulons d'un groupe à l'autre pour attirer leur attention, expliquer une oeuvre, écouter leurs réactions.

Puis arrive un instant merveilleux où ce sont les élèves qui nous interpellent pour nous montrer ce qu'ils ont découvert.

Le grand portail en porcelaine de Sèvres les intrigue beaucoup et leur plaît énormément.On me pose des questions sur son style oriental, sur les effets de glacis, sur le mode de fabrication.

Sortie avec les derniers, j'ignore si certains se sont limités à un rapide parcours pour revenir sur le parking mais tous ceux que j'interroge ont vu la statue de l'esclave attaqué par un dogue et le grand cerf de Pompon qui se trouve au bout de la galerie.

La friterie recommandée par l'Office de tourisme est un peu petite, d'autant qu'il pleut, mais les frites fraîches à la graisse de boeuf sont à la hauteur de leur réputation. Le patron, très complaisant, accepte de remplacer par des sandwichs au thon les portions prévues pour des adeptes du hallal. Tout le monde ressort bien calé.

Le soleil fait son apparition au moment où nous arrivons aux terrils.

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Stupeur de certains: "c'est une montagne", "c'est vraiment des hommes qui ont fait ça?" On a beau leur rappeler les explications fournies en cours, ils ont du mal à faire le lien tant l'endroit les impressionne. Puis, invités à entreprendre l'ascension, ils foncent, tout droit, sans prendre le sentier, sourds à nos appels. On les voit bondir à une vitesse incroyable et atteindre le sommet en quelques minutes. C'est de là-haut qu'ils nous découvrent en train de grimper tranquillement sur l'autre terril dont le sentier est bien aménagé. Les plus courageux redescendent et nous rejoignent. 

Le retour est très calme, à part un incident de playstation "égarée" que nous finissons par retrouver. 

Ils sont visiblement contents de leur dernière journée de cours et beaucoup viennent nous remercier en partant.

C'est toujours agréable.