Café Philo

20 déc. 18
       "Les Black Fridays": un conditionnement au consumérisme, à la surconsommation?
 
- Qu'en est-il de la liberté de choix quand on constate avoir acheté ce dont on n' avait pourtant pas besoin?
 
- Que reste-t-il de la liberté sous une telle pression faite d'incitation et de tentation?
 
- Quelle résistance opposer à une situation qui simule l'addiction?
​A la demande générale, le café philo est reconduit  vendredi prochain  30 novembre de 13h30 à 14h10 au C.D.I. en salle 104.
​Les horaires proposés sont soumis aux contraintes d'emploi du temps du professeur de philosophie  monsieur N.Novion et de moi-même.
 
Après adoption par vote à la majorité relative, vous avez choisi de réfléchir sur l a "folie".
Très vite vous avez produit des distinctions et des notions que vous pensez importantes:
​                          -  Folie par rapport à quoi?  à qui?  vous avez convoquez les notions de "normes", d'origine des normes, de la diversité des normes entre différents pays, différents intérêts, différentes cultures.
                             La question d'une "norme universelle" n'a pas été envisagée explicitement ( la généralité observable? ).
​                          - Ce qui est hors-norme est-il nécessairement pathologique? Qui en décide, à partir de quel(s) critère(s)?
​                         -  Quand et pourquoi on qualifie de fou, une personne, un comportement ( bizarreries, dangerosité, ...)
                         -  A  partir de quels faits, de quels jugements ( qu'est-ce que juger?) décide-t-on d'un enfermement (en hôpital psychiatrique, en prison ) ​ou d'un traitement ( schizophrénie ). 
​Certains d'entre vous pensent qu'il faut poursuivre cette discussion  au prochain café philo qui aura donc lieu  vendredi 7 décembre 2018 , toujours en salle 104 au CDI. ​​Le professeur de philosophie, monsieur N. Novion, apportera des éléments  nouveaux de réflexion sur ce ce thème.
"La violence".
 
​L'un d'entre vous fait remarquer qu'une accumulation de frustrations mettent "les nerfs" à vif, ce qui produit une explosion de violences. 
​D'autres s'interrogent sur le recours à la violence pour arrêter la violence: vous observez le phénomène d'escalade et d'engrenage de la violence.
On évoque la définition de l'État par Max Weber comme institution ayant seul ​le droit  de  la violence physique légitime.
Mais vous soulignez que la violence peut s'arrêter d'elle-même par épuisement des forces en présence.
​Vous remarquez que le calcul de l'intérêt de chacun et l'intérêt de trouver un accord en commun permettent
de suspendre la violence.
Par ce calcul, parler pour se mettre d'accord est important. Mais cela réclame du temps et de la patience alors que la violence semble une libération immédiate et plus efficace.
​Vous établissez un rapport entre le recours à la violence et le fait de ne pas se sentir capable de "parler", de trouver "les mots". (Personne n'évoque le fait d'avoir les mots, de savoir parler, mais de n' être pas  écouté...)
​Ainsi vous soulignez une difficulté nouvelle, un "paradoxe":  c'est par la parole et la raison qui sont fragiles, que pourtant la violence peut être réduite et c'est par manque de parole, que la violence éclate.